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Niger : recul modéré des prix des céréales sur les marchés, selon le SIMA

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securite alimentaire les prix des cereales continuent de baisser sur un an au niger
Les marchés céréaliers nigériens enregistrent une baisse modérée des prix, selon les données hebdomadaires du Système d’informations sur les Marchés agricoles (SIMA) couvrant la période du 28 janvier au 3 février 2026. Cette évolution, qui concerne l’essentiel des céréales locales, contribue à atténuer les pressions sur le pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte de disponibilité globalement satisfaisante des produits.

Une tendance hebdomadaire orientée à la baisse
Comparativement à la semaine précédente, le mil, le sorgho et le maïs affichent des replis de prix respectifs de 1 % pour le mil, 2 % pour le sorgho et 1 % pour le maïs. Seul le riz importé demeure stable. Cette dynamique reflète une offre suffisante sur les marchés suivis, renforcée par des stocks ménagers jugés confortables, ce qui a contribué à une contraction de la demande.

Des baisses plus marquées en glissement annuel
Sur un an, la correction des prix est plus nette. Le SIMA relève des diminutions de 35 % pour le mil, 38 % pour le sorgho, 41 % pour le maïs et 28 % pour le riz importé par rapport à la même période de 2025. Ces évolutions traduisent une amélioration relative de l’équilibre offre-demande sur les marchés céréaliers.

Mil : recul léger, fortes disparités régionales
Au plan national, le sac de 100 kg de mil recule de 1 %, passant de 19 782 FCFA à 19 537 FCFA. Cette baisse est soutenue par une bonne disponibilité du produit, tant sur les marchés que dans les ménages.
Les écarts spatiaux demeurent toutefois marqués : autour de 33 000 FCFA à Iférouane, contre 13 400 FCFA à Maïné-Soroa, zone excédentaire bénéficiant de circuits d’approvisionnement plus fluides. À Niamey, les prix restent relativement stables, entre 19 000 et 21 000 FCFA selon les marchés et les variétés.

Sorgho : baisse nationale, contrastes persistants
Le sorgho enregistre un repli hebdomadaire de 2 %, avec un prix moyen national du sac de 100 kg passant de 16 984 FCFA à 16 636 FCFA. En glissement annuel, la tendance demeure nettement baissière (–38 %).
Dans les zones excédentaires comme Maïné-Soroa, les prix peuvent descendre à 10 000 FCFA, tandis que dans des localités enclavées et déficitaires telles que Arlit, ils peuvent atteindre 32 000 FCFA, sous l’effet des coûts de transport élevés et de flux d’approvisionnement limités. À Niamey, une légère hausse hebdomadaire de 1 % est observée, sans remettre en cause la stabilité nationale.

Maïs : disponibilité satisfaisante, pression logistique en zones enclavées
Le maïs suit la même trajectoire, avec un prix moyen national du sac de 100 kg en baisse de 1 %, de 17 047 FCFA à 16 825 FCFA. La régularité des flux d’approvisionnement soutient cette évolution.
À l’inverse, dans des zones éloignées des bassins de production comme Agadez et Arlit, les contraintes d’acheminement se traduisent par des prix pouvant atteindre 30 000 FCFA. À Niamey, une hausse ponctuelle de 1 % est enregistrée, liée à un renforcement temporaire de la demande urbaine.

Riz importé : stabilité confirmée
Contrairement aux céréales locales, le riz importé se distingue par une stabilité quasi parfaite. Le sac de 25 kg passe de 11 181 FCFA à 11 189 FCFA, variation marginale traduisant une disponibilité équilibrée des stocks et des flux d’importation réguliers.
Les écarts régionaux oscillent entre 9 500 FCFA et 13 000 FCFA selon l’accessibilité des zones. À Niamey, les prix restent entre 10 500 et 11 000 FCFA, confirmant la stabilité nationale.

Une respiration modérée pour le pouvoir d’achat
Dans l’ensemble, la baisse modérée des prix des céréales observée par le SIMA apporte une respiration bienvenue aux ménages, sans pour autant effacer les déséquilibres territoriaux liés à la logistique et à l’enclavement.
Pour la diaspora nigérienne et les observateurs économiques, Nigerdiaspora continuera de suivre ces évolutions clés des marchés, essentielles pour comprendre les dynamiques de sécurité alimentaire et leurs impacts sociaux au Niger.
(Avec l’ANP)
Boubé G. (Nigerdiaspora)

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