Nigerdiaspora, La Communauté Virtuelle du Nigerhttp://nigerdiaspora.netFri, 24 Oct 2014 18:41:09 +0000Joomla! - Open Source Content Managementfr-frConseil des ministres du 23 octobre 2014 : Le Gouvernement adopte plusieurs projets de lois et des mesures nominativeshttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/politique-niger/politique-niger/item/68449-conseil-des-ministres-du-23-octobre-2014-le-gouvernement-adopte-plusieurs-projets-de-lois-et-des-mesures-nominativeshttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/politique-niger/politique-niger/item/68449-conseil-des-ministres-du-23-octobre-2014-le-gouvernement-adopte-plusieurs-projets-de-lois-et-des-mesures-nominatives

 

Conseil min 23 10 14 2Le Conseil des ministres s'est réuni, hier jeudi 23 octobre 2014, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République, Président du Conseil des ministres.

 

Après examen des points inscrits à son ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

I. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L'INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L'EXTERIEUR.

Le Conseil des ministres a examiné et adopté les projets de textes ci-après :

1.1. Projet de loi autorisant l'adhésion du Niger au Deuxième Protocole Facultatif se rapportant au Pacte International relatif aux droits civils et politiques, adopté le 15 décembre 1989 à New York (USA).

A travers ce 2ème protocole facultatif, les Etats parties s'engagent à abolir la peine de mort et à promouvoir la dignité humaine et le développement progressif des droits. Ce protocole exclut toute exécution des personnes relevant d’un Etat partie.

Cependant, la sanction de la peine de mort existe toujours dans le code pénal nigérien, même si sa dernière application remonte à 1976. L'adhésion du Niger à ce protocole suscitera la modification dudit code.

1.2. Projet de loi autorisant la ratification de la Convention Internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, adoptée le 20 décembre 2006 à New York (USA) et signée par le Niger le 06 février 2007.

Cette convention vise à prévenir les disparitions forcées et à lutter contre l'impunité du crime de disparition forcée. Aussi, par cette convention, les Etats parties s'engagent, entre autres, à : prendre les mesures appropriées pour enquêter sur les situations de disparition forcée ; prendre les mesures nécessaires pour que la disparition forcée constitue une infraction pénale; prendre les mesures nécessaires pour tenir pénalement responsables les personnes impliquées; rendre le crime de disparition forcée passible de peines appropriées qui prennent en compte son extrême gravité.

1.3. Projet de loi autorisant la   ratification de l'Accord portant Constitution de la Commission   Africaine de l'Aviation Civile (CAFAC) adopté le 16 décembre 2009 à Dakar au Sénégal.

La CAFAC est une institution spécialisée de l'Union Africaine chargée des questions d'aviation civile en Afrique. Les objectifs qui lui assignés sont entre autres de : coordonner les questions d'aviation civile en Afrique et coopérer avec l'OACI ainsi qu'avec tous autres organismes et organisations assurant la promotion et le développement de l'avion civile en Afrique ; formuler et appliquer des lois et règlements appropriés qui donnent à tous les acteurs une chance égale et équitable et promouvoir une saine concurrence ; faciliter, coordonner et assurer la mise en œuvre efficace de la Déclaration de Yamoussoukro.

1.4. Projet de loi autorisant la ratification du Traité relatif aux Autorités Africaines et Malgache de l'Aviation Civile (AAMAC), signé le 20 janvier 2012 à N'Djamena (Tchad).

Le présent projet de loi a pour objet la ratification du Traité relatif aux Autorités Africaines et Malgache de l'Aviation Civile (AAMAC) signé le 20 janvier 2012 à N'Djamena (Tchad). Ce Traité a pour objet la création d'une organisation internationale de coordination et de supervision de la sécurité de l'aviation civile dénommée ‘’Autorités Africaines et Malgache de l'Aviation Civile (AAMAC)’’.

L'objectif recherché à travers la création de cette organisation est de : établir et maintenir un niveau  régional uniforme de sécurité acceptable; aider les parties à remplir leurs obligations au titre de la Convention de Chicago, en jetant les bases d'une interprétation commune et d'une mise en œuvre uniforme des dispositions de cette dernière, notamment dans le domaine de la navigation aérienne et en garantissant que celle-ci soit dûment prise en compte dans le cadre du présent Traité et des mesures prises pour sa mise en œuvre; promouvoir l'efficacité et l'uniformité dans les processus réglementaires de certification de façon à éviter la multiplication des certifications; garantir un niveau uniforme de protection de l'environnement.
Ces quatre (4) projets de lois sont pris conformément à l'article 169 de la Constitution qui conditionne la ratification des conventions et traités à l'adoption préalable de lois d'autorisation par l'Assemblée Nationale. Ils seront transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

II. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de loi fixant les modalités de Gestion des Saisies, des Confiscations et des Gels en matière Pénale.

Au cours des poursuites engagées au pénal pour certains crimes ou délits, les juridictions nationales sont autorisées par la loi à prendre des mesures conservatoires contre les biens ou les avoirs des personnes qui y sont impliquées. Ces mesures peuvent prendre la forme d'une saisie, d'une confiscation ou d'un gel. Les biens ou avoirs concernés resteront entre les mains de la justice jusqu'à l'issue de la procédure.

Or, très souvent, la conservation ou le stockage de ces biens, même pendant une période limitée, est susceptible d'entrainer une dépréciation importante de leur valeur. En effet, la gestion des scellés au niveau des différents greffes expose les fonds et les biens ou les objets à des risques de dépréciation, de perte, voire de dissipation. Afin d'éviter un tel sort aux biens et autres objets saisis, il est apparu nécessaire de mettre en place un organe chargé de leur gestion.

L'organe ainsi créé, sera chargé d'assurer sur l'ensemble du territoire national, sur mandat de justice, la gestion de tous les biens saisis, confisqués ou faisant l'objet d'une mesure conservatoire au cours d'une procédure pénale.

Le présent projet de loi vient donc offrir à nos juridictions un cadre adéquat de gestion de biens sous mains de justice.

Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

III. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA REFORME ADMINISTRATIVE.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté le Projet de loi modifiant et complétant la loi n° 2007-026 du 23 juillet 2007 portant Statut Général de la Fonction Publique de l'Etat.

Le présent projet de loi a pour objet de modifier l'article 11 de la loi n°2007-26 du 23 juillet 2007, portant Statut Général de la Fonction Publique de l'Etat. En effet, l'article 11 visé pose la condition de l'accomplissement du Service Civique National pour accéder aux emplois de la Fonction Publique de l'Etat. Avec l'adoption de cette loi, l'accomplissement du Service Civique National par les jeunes diplômés ne sera plus une condition d'accès à la Fonction Publique de l'Etat.

Ce projet de loi sera transmis à l'Assemblée Nationale pour adoption.

IV. MESURES NOMINATIVES.
Le Conseil des ministres a examiné et adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE L'AGRICULTURE.
• Monsieur ADAMOU CHAIBOU, ingénieur du Génie Rural, Mle 54336/Y, est nommé directeur de l'Aménagement des Terres et de l'Irrigation au Ministère de l'Agriculture.

AU TITRE DU MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION.

• Professeur  ABARCHI  HABIBOU,  est   nommé recteur de l'Université Abdou Moumouni de Niamey ;

• Professeur  AMADOU   BOUREIMA, est nommé vice-recteur chargé des Affaires Académiques de l'Université Abdou Moumouni de Niamey ;

• Professeur BARRAGE MOUSSA, est nommé vice-recteur chargé de la Recherche et des Relations Extérieures de l'Université Abdou Moumouni de Niamey.

AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS.

•Madame  RABO  ZARA WALLI,  directeur administratif,  Mle 54949/E, est nommée secrétaire générale adjointe du Ministère des Transports.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA CULTURE, DES ARTS ET DES LOISIRS.

• Madame ARZIKA MAMADOU   RABIATOU, est nommée conseillère technique du ministre de la Culture, des Arts et des Loisirs.

AU TITRE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR, DE LA SECURITE PUBLIQUE, DE LA DECENTRALISATION ET DES AFFAIRES COUTUMIERES ET RELIGIEUSES.

•Le Colonel-major MAMADOU FODE CAMARA, Officier des Forces Armées Nigériennes, est nommé gouverneur de la région d'Agadez.

• Le Lieutenant-colonel OUMAROU TAWAYE, est   nommé inspecteur  à l'Inspection Générale des Services  de  Sécurité  au Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses et Coutumières.

• Le Lieutenant-colonel GUIREY MIDOU, est nommé conseiller technique du Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses et Coutumières.

Après avis du Conseil Supérieur de la Défense Nationale :

• Le Chef d'escadron SIDI  MAHAMADOU, est nommé Haut Commandant de la Garde Nationale du Niger.

•Le Commandant ISSAKA IDE, est nommé Haut Commandant en second de la Garde Nationale du Niger.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE NATIONALE.

• Le Colonel-major GARBA MAÏKIDO, est nommé inspecteur général des services au Ministère de la Défense Nationale.

Après avis du Conseil Supérieur de la Défense Nationale :

Le Colonel-major ISSA HAMZA, est nommé secrétaire général adjoint du Ministère de la Défense Nationale.

Le Colonel SALIFOU WAKASSO, est nommé Haut Commandant en second de la Gendarmerie Nationale.

V-   COMMUNICATIONS.

Le Conseil des ministres a entendu quatre (4) communications :

- Une  (1)  communication  de  Son  Excellence,  Monsieur  le  Premier ministre relative aux missions ministérielles de suivi de la campagne agro-sylvo-pastorale et hydraulique 2014.

Cette campagne a suscité des inquiétudes lors de son démarrage, cependant, elle s'est terminée sur une note de satisfaction générale. Toutefois, il ressort des missions de suivi que plusieurs actions sont à mener pour consolider les acquis.

Pour ce faire, des missions ministérielles seront conduites en profondeur pour s'assurer des résultats exacts de cette campagne et des mesures urgentes à prendre en conséquence.

- Une (1) communication du ministre d'Etat, ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Extérieur sur le troisième round des pourparlers inter maliens en tant que médiateur dans la crise malienne.

Au cours de cette rencontre, le comité de médiation a pris connaissance des propositions faites par les deux parties en vue de la restauration de la paix dans ce pays frère.

- une (1) communication du ministre d'Etat, ministre de l'Agriculture, relative à la passation des marchés pour l'achat des semences de la campagne irriguée 2014/2015.

- une (1) communication de la ministre de l'Enseignement Primaire, de l'Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l'Eduction Civique sur l'attribution de trois (3) marchés de construction de salles de classes dans les régions de Dosso, Maradi et Tahoua.

Ces deux dernières communications sont faites à titre d'information conformément aux dispositions de l'arrêté n°0037/CAB/PM/ARMP du 21 janvier 2014 fixant les seuils dans le cadre de la passation et l'exécution des marchés publics et des délégations de service public qui stipule en son article 13 que: ‘’Tout marché public dont le montant est égal ou supérieur à cinq cent millions (500.000.000) de FCFA doit faire l'objet d'une communication en Conseil des Ministres de la part la personne responsable du marché, après attribution’’.

L'ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

24 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

 

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)POLITIQUE.Fri, 24 Oct 2014 03:43:19 +0000
Atelier du Comité Interministériel pour le Numériquehttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/politique-niger/politique-niger/item/68447-atelier-du-comite-interministeriel-pour-le-numeriquehttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/politique-niger/politique-niger/item/68447-atelier-du-comite-interministeriel-pour-le-numerique

Atelier TNTUne transition participative et inclusive vers la télévision numérique
Le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, M. Yahouza Sadissou, vice- président du Comité Interministériel pour le Numérique (C.I.N), a présidé hier au Palais des Congrès de Niamey, l’ouverture de l'atelier de sensibilisation et d'information des acteurs institutionnels, techniques, économiques et sociaux, relatif au passage de la ‘’télévision analogique’’ à la ‘’télévision numérique terrestre’’ au Niger.

Cet atelier vise à faire part aux participants de l’ensemble des enjeux économiques, sociaux, juridiques, technologiques, ainsi que de l’état actuel de mise en œuvre des réformes organisationnelles et managerielles que nécessite le passage à la technologie numérique. Par ailleurs, des exposés permettront également aux participants de statuer quant aux grands axes de la ‘’Stratégie Nationale de Transition vers la Télévision Numérique Terrestre’’ qui s’articule autour de l'adaptation du cadre juridique et institutionnel ; du développement des infrastructures ; du développement des programmes et du contenu, et du renforcement des capacités.  Les actions et démarches engagées au niveau sous-régional, avec l'UEMOA et la CEDEAO, afin d'accompagner les Etats membres dans leurs actions de mise en œuvre de l'Accord de Genève 2006, seront également présentées.
Le document de ’’ Stratégie Nationale de Transition vers la Télévision Numérique Terrestre’’ a été approuvé par le gouvernement, le 12 avril 2013, par décret n°2013-157/PRN/MC/NT1. Ce décret donne suite à la ratification, par notre pays, du traité international, appelé accord de Genève de 2006 dit ‘’Accord GE06’’ adopté le 16 juin 2006. A ce titre, un dispositif institutionnel de pilotage a été mis en place par le Niger, au regard de la mise en œuvre de ’’ Stratégie Nationale de Transition vers la Télévision Numérique Terrestre’’, par arrêté n°034/MC/NTl/SG/DTl du 13 juin 2013, d’où la création d’un Comité Technique National (C.T.N), organe de mise en œuvre opérationnelle de ladite stratégie. Le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions a expliqué que, pour marquer sa volonté politique et impulser la mise en œuvre du processus de transition numérique, le Premier ministre, chef du Gouvernement a, par arrêté n°039/PM du 24 janvier 2014, créé un Comité Interministériel pour le Numérique (C.I.N) qui a pour missions l'orientation, la coordination et le suivi-évaluation de la mise en œuvre de ’’ Stratégie Nationale de Transition vers la Télévision Numérique Terrestre’’.
M. Yahouza Sadissou  a indiqué que ladite stratégie nécessite une démarche participative et inclusive et davantage de concertation et de coordination, en vue de sa mise en œuvre. C’est à cet effet, a-t-il ajouté, que le Gouvernement s’attend qu’il découle de cet atelier une formulation de recommandations pertinentes pour tirer le meilleur profit du processus technologique et managérial, irréversible pour notre pays. ‘’L'objectif général poursuivi par le Gouvernement est de réaliser le passage au numérique avec un taux de couverture d'au moins 85% de la population à la date du 17 juin 2015. Ainsi, il s'agit, pour le Gouvernement, non seulement de s'inscrire dans le respect de l'Accord de Genève 2006 qui fixe la fin de la diffusion de la télévision analogique au 17 juin 2015, mais aussi de faire bénéficier les populations nigériennes des avantages technologiques liés au passage à la Télévision Numérique Terrestre’’ soutient le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions.
Or, les besoins relatifs au financement concernant la mise en œuvre de la ‘’Stratégie Nationale de Transition vers la Télévision Numérique Terrestre’’ demeurent majeurs, soit environ 29 milliards, 827 millions de FCFA. En conséquence, il a été autorisé, en Conseil des Ministres, le recours au Fonds d'Investissement pour le Développement, aux termes du décret n°2014-486/PRN/PM du 22 juillet 2014. ‘’Un montant de près de trois milliards de francs CFA est déjà inscrit au titre de la Loi des finances rectificative 2014. C'est bien conscient de l’engagement international et de l'intérêt particulier qu' attache SE le Président de la République, Chef de l'Etat, M. Issoufou Mahamadou, que le Gouvernement a décidé d'inscrire la réalisation de la Télévision Numérique Terrestre au titre d’un des quatre résultats sectoriels à atteindre s’agissant du Plan d'Actions Prioritaire, Plan de Développement Economique et Social (PDES-2012-2015) ’’ a souligné M. Yahouza Sadissou, tout en rappelant aussi que dans la Déclaration de Politique Générale de SE le Premier ministre, Chef du Gouvernement, SE. Brigi Rafini, adoptée le 16 juin 2011, un des engagements pris est celui de mettre en œuvre la stratégie nationale de communication pour le développement afin de favoriser l'accès du plus grand nombre à    l'information et au savoir, car le passage au numérique reste avant tout un enjeu de souveraineté nationale.
Le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions a rappelé que le Niger s'inscrivant dans la démarche communautaire de mobilisation de ressources, a pris part, le 7 février 2014 à Ouagadougou, à la réunion des ministres en charge de la Communication, des Télécommunications et des TIC, organisée par le Commission de l'UEMOA. En cette circonstance, les ministres sectoriels ont approuvé la Stratégie communautaire de mobilisation des ressources, la Feuille de route et le Règlement relatif aux normes de compression et de diffusion (DVB-T2 et MPEG-4) élaborés par la Commission de l’UEMOA, documents qui ont été adoptés par le Conseil des ministres statutaire, le 27 mars 2014 à Yamoussoukro. A cet effet, le Gouvernement du Niger a soumis une requête de financement auprès de la BOAD et de la BIDC. La BOAD a d'ores et déjà donné son accord de principe.
Samira Sabou (Stagiaire)

 

24 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)POLITIQUE.Fri, 24 Oct 2014 03:38:42 +0000
L’air du temps : Bon retour au payshttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/societe/item/68446-l-air-du-temps-bon-retour-au-payshttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/societe/item/68446-l-air-du-temps-bon-retour-au-pays

Hadj Retour NigerAprès les vicissitudes ayant marqué la phase de l’acheminement des candidats au hadj 2014 aux Lieux Saints de l’Islam, les pèlerins nigériens continuent de regagner le pays par vagues. 

 

Contrairement aux pronostics de départ annonçant un retour difficile au regard des difficultés enregistrées à l’aller, nos pèlerins n’ont pas tardé à regagner le bercail sans encombres ni longue attente, source de tous les désagréments. En effet, depuis le premier vol-retour qui a été enregistré quelques jours seulement après la fin du rituel du hadj, les vols se sont succédé sans interruption.
Ce retour au pays des vagues de pélerins se déroule sous le signe de la grande satisfaction des nouveaux ‘’elhadj’’ et ‘’hadjia’’, sur fond de joyeux salamalecs. Et une fois à la maison et les bagages récupérés, on procède à la traditionnelle distribution des ‘’cadeaux de la Mecque’’. Ainsi, bonnets, chapelets, eau de ‘’zem-zem’’, bijoux, gandouras arabes, écharpes Arafat, ‘’bourka’’, ‘’hidjab’’, ‘’nidjab’’ et autres, sont distribués à tours de bras aux parents, amis et voisins venus leur présenter la bienvenue.
Pour bon nombre de pèlerins, c’est le moment de faire valoir le titre, fraîchement acquis, d’El hadj. Ainsi, au lieu de ‘’Monsieur untel’’, il faut s’appliquer à l’appeler ‘’Elhadj untel’’. Un conseil de bon usage : ne jamais oublier que le prénom doit être toujours précédé du substantif ‘’elhadj’’ (en arabe ‘’l’étranger’’). Et quand c’est une femme, il faut savoir bien articulez : ‘’hadjiiiaaa’’... Ne pas observer cette règle s’apparenterait à un refus de reconnaissance du titre. Quoi de plus normal? Avant tout, n’est pas ‘’elhadj’’ ou ‘’hadjia’’ qui veut. Mais le changement le plus remarquable s’opère au niveau de l’habillement. Et l’habit faisant bien le moine, certains nouveaux ‘’elhadj’’, surtout en milieu rural, ne ratent pas l’occasion pour arborer ces beaux atours qui les distinguent nettement des autres. Cette tenue typique des ‘’elhadj’’ est un ensemble de djellabia blanche, de tunique noire, d’un bonnet surmonté d’une sorte de couronne dorée et une écharpe à la Arafat sur les épaules.
Pour les femmes désormais élevées au titre de ‘’hadjia’’, le secret du hadj est dans la beauté de la dent en Or. Pour la plupart d’entre elles, la fameuse dent en Or est plus qu’une simple parure, mais une sorte de médaille d’honneur qu’il faut exhiber à tout-va par de larges sourires. Ça, c’est le côté décor…
Mais il y a l’essentiel: l’approfondissement de la foi islamique. Sur cet aspect, et n’en déplaise aux mauvaises langues qui disent que ‘’un séjour à la Mecque n’est pas un gage de changement de comportement’’, pour beaucoup de pèlerins ce voyage aux Lieux Saints de l’Islam marque le début d’une vie nouvelle, une véritable métamorphose.
Assane Soumana

24 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)SOCIETE.Fri, 24 Oct 2014 03:36:12 +0000
Invité : M. Ali Doungou Boubacar, Expert à l'Unité de Coordination des Programmes du Millenium Challenge (UCMC)http://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/interview/item/68442-invite-m-ali-doungou-boubacar-expert-a-l-unite-de-coordination-des-programmes-du-millenium-challenge-ucmchttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/interview/item/68442-invite-m-ali-doungou-boubacar-expert-a-l-unite-de-coordination-des-programmes-du-millenium-challenge-ucmc

Ali Doungou BoubacarPouvez-vous nous présenter l'Unité de Coordination des Programmes du Millennium Challenge Account (UCP-MCA), et quelle est sa mission ?

L'Unité de Coordination des Programmes du Millennium Challenge Account (UCP-MCA) a été créée par décret n 2013-048/PRN du 13 février 2013. C'est une structure rattachée au Cabinet Civil du Président de la République. Elle a pour mission la formulation du Programme Compact du Niger, le suivi de la mise en œuvre du Programme Seuil et le suivi des indicateurs d'éligibilité aux Programmes de la Millennium Challenge Corporation, la MCC.

{xtypo_quote}"Le Conseil d'Administration de MCC examinera et se prononcera à nouveau sur l'éligibilité du Niger, parmi d'autres pays, en décembre 2014''{/xtypo_quote}


On parle souvent de Millennium Challenge Corporation (MCC), souvent de Millennium Challenge Account (MCA). Quelle est la différence entre ces deux concepts ?
La Millennium Challenge Corporation ou MCC est une institution du gouvernement fédéral américain, créée par le Congrès en 2004, avec l'appui bipartisan des Républicains et des Démocrates. Elle a pour mission d'aider les pays en développement à mettre en place des programmes de lutte contre la pauvreté axés sur une croissance économique durable.
Les financements du MCC ne visent que les pays ayant fait des progrès remarquables en matière de gouvernance, de lutte contre la corruption, de promotion des droits civiques, d'investissements dans le capital humain et favorisant la liberté économique. C'est pourquoi le choix des pays bénéficiaires de l'assistance du MCC est très sélectif. Il se fait chaque année, en décembre, sur la base d'une grille d'analyse de vingt (20) indicateurs que la MCC collecte auprès de partenaires tiers comme la Banque Mondiale, l'UNESCO, l'UNICEF, l'OMS, la FAO, le FMI, Freedom House, Heritage Foundation, etc. Donc, la MCC, c'est en quelque sorte le Bailleur de Fonds, la ''Maison Mère'' basée à Washington DC. Il importe de préciser que la MCC fournit deux types de support à travers son guichet de financement: le Programme Seuil et le Programme Compact.
Une fois que la MCC signe la convention d'assistance financière avec le pays bénéficiaire, la Millennium Challenge Account ou MCA est créée dans le pays bénéficiaire pour la mise en œuvre du Programme Compact. Une Mission Résidente, composée de personnel de la MCC est aussi établie dans le pays bénéficiaire, après la signature du Compact, pour veiller sur la mise en œuvre du Compact. D'autre part, des agents indépendants fiduciaires et chargés de la passation de marchés sont recrutés pour assurer la transparence du processus de décaissement et de passation de marchés.

Quelle différence y a-t-il entre les Programmes Seuil et les Programmes Compact ?
Les programmes de seuil de la MCC sont conçus pour aider les pays qui ne sont pas encore admissibles au Programme Compact, mais qui ont démontré un engagement considérable par l'amélioration de la performance de leurs politiques selon les critères de sélection du MCC. En d'autres termes, les programmes de Seuil identifient clairement les secteurs dans lesquels la faiblesse des politiques menées a influé négativement sur les critères de choix du pays par la MCC, et conséquemment, propose des mesures qui, si entièrement mises en application, en tant qu'éléments d'une plus large stratégie de réformes, devraient permettre l'éligibilité d'un pays à l'aide du Programme Compact.

Il faut préciser que l'assistance financière des programmes du Seuil est de petite à moyenne taille et en général, ils sont approuvés pour une période d'exécution de deux ans. La bonne exécution de leurs actions et l'atteinte des objectifs fixés ouvrent la voie en général au pays concerné à une admissibilité au Programme Compact.

Les Compact sont des programmes d'investissement financés sous forme d'accords intergouvernementaux. Ces programmes s'étalent sur une période ferme de cinq ans à compter de leur entrée en vigueur. A travers l'assistance Compact, la MCC fournit aux pays sélectionnés des dons ainsi qu'une assistance technique afin de mettre en œuvre un programme visant à réduire la pauvreté à travers la croissance économique. Plus spécifiquement, les compacts de la MCC s'articulent autour d'investissements visant à résorber les principales contraintes à la croissance économique. Ils visent à accroitre les rendements économiques qui eux se traduisent par une augmentation des revenus pour les bénéficiaires ciblés. Faut-il le noter, à toutes les étapes du processus, la participation du secteur privé est essentielle. Il est attendu des pays éligibles au Compact qu'ils s'approprient ce processus et s'engagent pleinement dans son développement, tant au niveau technique, politique que financier. C'est pourquoi, la MCC attend des pays qualifiés qu'ils mettent en place des équipes composées de ressources humaines suffisantes et qualifiées. Le pays doit également veiller à l'exécution des réformes liées au programme, et prendre l'engagement d'assurer la pérennité des investissements de la MCC.
Les programmes Compact interviennent dans des secteurs variés en fonction des contraintes identifiées au développement économique dans les pays bénéficiaires. La MCC accorde aussi une importance aux questions environnementales, sociales et du Genre, ainsi qu'aux opportunités pour le secteur privé. Dans sa forme, un compact est un document constitutif d'accord contractuel en droit international signé entre la MCC et le pays partenaire. Les pays qui aspirent à signer un compact avec la MCC doivent avant tout être sélectionnés comme éligibles par le Conseil d'Administration du MCC et doivent maintenir leur éligibilité pendant toutes les années de développement et de mise en œuvre du Programme Compact. Lors de ce processus, le Conseil se base sur les informations disponibles et concrètes qui démontrent l'engagement d'un pays envers la gouvernance juste et la démocratie, la liberté économique, et l'investissement dans son capital humain. Ces informations sont identifiables dans vingt indicateurs de tierces parties utilisés par la MCC à cette fin.

Ainsi, les pays qui entament le développement d'un compact doivent s'en tenir rigoureusement aux principes directeurs du Compact, notamment la réduction de la pauvreté par la croissance économique, une responsabilisation des pays bénéficiaires et une appropriation du processus, la production de résultats tangibles, l'existence de politiques sectorielles efficaces, et des investissements ciblés.

Les pays sont donc encouragés à viser des programmes réalistes et qu'ils sont en mesure de mettre en œuvre, eu égard aux ressources humaines dont ils disposent, la capacité d'absorption de fonds, et aux limitations contextuelles dans chaque pays. Le Conseil d'Administration, ainsi que le Congrès Américain examinent et approuvent toute proposition de Programme Compact, avant la signature de l'Accord entre la MCC et le pays bénéficiaire.

Le Programme Compact engendre une assistance financière signifiante, dont la valeur peut s'élever à plusieurs centaines de millions de dollars US. Enfin, les financements de la MCC, qui proviennent des contribuables américains, sont octroyés sous forme de dons aux pays bénéficiaires.

Pouvez-vous nous parler des relations de la Millennium Challenge Corporation avec le Niger ?
Les relations entre la Millennium Challenge Corporation et le Niger remontent à l'année 2006 avec l'admission de notre pays au ''Threshold Assistance Program'' ou Programme Seuil. A travers cette assistance, la MCC a accordé au Niger une aide de 23 millions de dollars dont le protocole d'Accord a été signé en mars 2008. Ce financement était destiné à la mise en œuvre de quatre (4) projets: la promotion de la scolarisation de la jeune fille au primaire; l'amélioration du climat des affaires; le renforcement des activités de lutte contre la corruption et la sécurisation foncière. Une des plus importantes réalisations que beaucoup de Nigériens connaissent d'ailleurs est le projet IMAGINE qui a permis la construction de 62 écoles avec pour chacune d'elle trois (3) salles de classes, deux (2) halls, trois (3) logements d'enseignants, des latrines séparées pour les filles, les garçons et les enseignants, un forage ou une adduction d'eau potable et un centre d'éveil pour les plus petits.
En 2009, la coopération entre la MCC et le Niger a connu une interruption due aux évènements politiques du pays. Suite au retour du pays à l'ordre constitutionnel normal en 2011, la coopération avec le Niger a été rétablie. Ainsi, dès le 22 mars 2012, le ''Projet d'Education et de Stabilisation Communautaire'', en Anglais ''Niger Education and Community Strenghning Program'' (NECS) a été signé avec le gouvernement grâce à un cofinancement du MCC et de l'USAID. D'une durée de 4,5 ans, le coût total du projet est d'environ 7 millions de dollars US.

En octobre 2012, le Niger avait obtenu douze (12) indicateurs sur vingt (20) dans le classement annuel du MCC des économies partenaires pour l'année fiscale 2013. Particulièrement, en matière de bonne gouvernance, les 6 indicateurs du Niger étaient au vert. Ces résultats, combinés à l'engagement politique fort au plus haut niveau de l'Etat, a valu la sélection du pays, le 19 décembre 2012, au Programme Compact du MCC.

A ce niveau, il est important de noter que le Niger a su maintenir son éligibilité au compact pendant 2 années consécutives (décembre 2012 et 2013) en obtenant un bon score de ses indicateurs de base avec une moyenne d'au moins 12 sur 20, grâce aux efforts et aux réformes menées au niveau de certains secteurs clés comme la lutte contre la corruption, les libertés civiles, la protection de l'environnement, l'amélioration du climat des affaires, entre autres. Le Conseil d'Administration de MCC examinera et se prononcera à nouveau sur l'éligibilité du Niger, parmi d'autres pays, en décembre 2014.

Où en sommes-nous aujourd'hui sur la préparation du Programme Compact depuis l'annonce de cette éligibilité du Niger ?
Dès le démarrage du processus, l'Unité de Coordination des Programmes du Millennium Challenge (UC-PMC) a, en rapport avec l'équipe technique de la MCC responsable pour le développement d'un compact avec le Niger, réalisé trois études de base nécessaires à la formulation du Programme Compact, à savoir: ''l'analyse des contraintes à la croissance économique'', ''l'étude sur les opportunités d'investissement'' et ''l'analyse sur les inégalités sociales et le Genre''.
Au sortir de toutes ces analyses, trois (3) contraintes majeures ont été retenues à savoir: la difficulté d'accès à l'eau pour la production dans les secteurs de l'agriculture et de l'élevage; les obstacles réglementaires et institutionnels au commerce; et l'inefficacité du cadre règlementaire des affaires.

La démarche méthodologique étant axée sur les résultats, l'Unité de Coordination a élaboré les arbres à problèmes, les cadres logiques et les chaines de résultats de ces trois contraintes majeures dans un cadre participatif et itératif. Par la suite, l'Unité de Coordination a organisé des consultations avec les parties prenantes. A la fin de tout le processus, trois notes conceptuelles des projets ont été présentées à la MCC, à savoir le projet d'appui à ''l'accès à l'eau pour la production agro-pastorale et l'amélioration de la résilience des producteurs''; le projet d'appui à ''l'amélioration du commerce interne et transfrontalier au Niger''; et le projet d'appui à ''l'amélioration du cadre règlementaire des affaires au Niger''.

En février 2014, l'Unité de Coordination a été encouragée par la MCC à élaborer les ''Concepts Papers'' des trois projets ci-dessus cités. Depuis lors, le travail se poursuit activement, conformément à la méthodologie de travail et au calendrier d'élaboration convenus avec la MCC. Tout en gardant à l'esprit que tout ceci est un processus et que des changements interviendront au fur et à mesure de l'avancement des travaux, les grandes lignes des projets en préparation se présentent comme suit :

Pour le ''projet d'appui accès à l'eau pour la production agro-pastorale et l'amélioration de la résilience des producteurs'', il s'articule autour des composantes ci-après : l'accès à la terre et la sécurisation foncière; l'accès à l'eau (GIRE, petite irrigation, CES/DRS, maillage des points d'eau) ; l'accès aux marchés (infrastructures et équipements; chaines des valeurs) ; l'accès aux autres facteurs de production ; et le renforcement des capacités des acteurs.

En ce qui concerne le ''projet d'appui à l'Amélioration du commerce interne et transfrontalier au Niger'', il comprend les deux composantes suivantes: l'amélioration de la régulation et du cadre institutionnel de la douane; et l'augmentation de la compétition/ concurrence dans le commerce interne et transfrontalier.

Relativement au projet d'appui à ''l'Amélioration du cadre règlementaire des affaires'', il comporte trois composantes à savoi : la mise en place d'un système de règlement des litiges commerciaux pour les PME/PMI ; la modernisation du régime et de l'administration fiscale; et la révision du code des investissements.

Au stade actuel, le travail technique de préparation avance, avec entre autres le recensement et l'exploitation de toutes les études techniques disponibles réalisées ces dernières années en relation avec les trois projets potentiels, la délimitation des propositions de zones d'intervention potentielles pour le projet ''accès à l'eau pour la production agro-pastorale et la résilience des producteurs'', et la préparation des termes de référence et le lancement d'études complémentaires nécessaires à la formulation des ''Concepts Papers'' et de la proposition des projets.

Au nombre de ces études complémentaires, on peut citer: la réalisation des Systèmes d'Information Géographiques, la réalisation des études sur les fonciers et les études d'impact environnementales, l'étude sur la main levée dans le cadre des formalités douanières, et l'étude dite ''Diagnostic du cadre institutionnel et juridique des activités de commerce et d'agrobusiness au Niger'', ou étude ''AGCLIR''.

Comme vous pouvez le constater, le chantier est fastidieux. Cela va nous demander de nombreuses consultations avec les parties prenantes, notamment les autorités politiques et administratives, les populations bénéficiaires, les cadres déconcentrés et centraux, les partenaires techniques et financiers, les ONG et autres organisation de la Société civile.

Quelles sont les zones du pays dont vous proposez la couverture par les interventions de cet important programme ?
Pour ce qui est des zones d'intervention du programme, il importe de noter que concernant les projets relatifs à ''l'Amélioration du commerce interne et transfrontalier au Niger'' et ''l'Amélioration du cadre règlementaire des affaires'', on ne peut parler de zones physiquement délimitées.

En effet, pour le projet relatif au Commerce interne et transfrontalier au Niger, il vise particulièrement l'amélioration de la régulation et du cadre institutionnel de la douane sur l'ensemble du territoire national d'une part, et, d'autre part, l'augmentation de la compétition/concurrence dans le commerce interne et transfrontalier au niveau de tous les corridors internationaux empruntés par les opérateurs économiques au Niger.

Pour le projet portant sur le cadre réglementaire des affaires, il a comme objectif majeur la mise en place d'un système de règlement des litiges commerciaux pour les PME/PMI ; la modernisation du régime et de l'administration fiscale, et la révision du code des investissements au niveau des services relevant des régies financières et des juridictions traitant des litiges commerciaux sur l'ensemble du pays, là où les besoins seront ressentis.

Pour le cas spécifique du projet ''d'appui accès à l'eau pour la production agro-pastorale et l'amélioration de la résilience des producteurs'', la démarche méthodologique a consisté à partir des zones situées en dessous de l'isohyète 300 mm de pluies par an en moyenne afin de mieux prendre en compte les réalités pastorales d'une part et, d'autre part, les possibilités de la production sous pluies. Il s'agit de procéder à une indentification des principaux sites de production agro-pastoraux à partir de quatre bassins versants (à cheval entre les régions de Dosso, Maradi, Tahoua, Tillabéry et Zinder) caractérisés sur la base de critères physiques et naturels dont le plus déterminant est le potentiel en ressources en eau en fonction de leur disponibilité, leur accessibilité et leur mobilisation pour une bonne production agricole et pastorale. Comme vous pouvez le constater pour ce projet, nous sommes dans le cadre d'un processus long et itératif pour la détermination précise des sites potentiels futurs d'intervention qui peut prendre encore quelque temps.

Il importe de préciser que les composantes finales du Programme Compact pour le Niger, les zones d'interventions définitives, et le montant final du Compact dépendront des vérifications techniques de la MCC (processus appelé ''due diligence''), des taux de rentabilité économique de chaque composante et de chaque projet, du chronogramme d'exécution de chaque composante (celle-ci ne pouvant pas dépasser les délais stricts de cinq ans), ainsi que des facteurs environnementaux, sociaux et de Genre. La proposition du Programme Compact sera soumise à l'approbation du Conseil d'Administration de la MCC ainsi qu'au Congrès Américain.

Que peut attendre le Niger de ce Programme Compact ?
Les retombées de la mise en œuvre du Programme Compact pour le Niger sont de plusieurs ordres : Sur le plan de l'aide publique au développement, nous assisterons à un accroissement significatif des appuis financiers extérieurs sous formes de dons non remboursables du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique. Au stade actuel, nous n'avons pas une enveloppe précise, car tout dépendra des propositions des projets que le Niger va soumettre et des résultats des négociations avec la partie américaine. Comme mentionné plus tôt, la proposition du Programme Compact sera soumise à l'approbation du Conseil d'Administration de la MCC ainsi qu'au Congrès Américain. Toutefois le financement pourrait avoisiner entre les 100 et les 400 millions de dollars, soit environ un montant compris entre 50 et 200 milliards de FCFA. Un autre élément positif de cette intervention est que la combinaison de réformes et de projets appuyés par la Millennium Challenge Corporation entraînera une augmentation significative des investissements du secteur privé, ce qui sans aucun doute stimulera la croissance économique au Niger. Sur le plan de la production agro-pastorale et de la résilience des producteurs ruraux, on pourrait assister à une augmentation substantielle des revenus des producteurs dans les zones ciblées, ainsi que leur capacité à résister aux chocs exogènes climatiques en particulier (sécheresses, inondations, mauvaises campagnes agricoles). Sur le plan institutionnel, on pourrait assister à une amélioration sensible du cadre règlementaire des affaires et du commerce interne et transfrontalier, de même qu'a un développement et un renforcement des capacités du secteur privé nigérien.

Assane Soumana

24 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)INTERVIEW.Fri, 24 Oct 2014 02:58:30 +0000
Allaitement maternel exclusif : un investissement intelligenthttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/societe/item/68441-allaitement-maternel-exclusif-un-investissement-intelligenthttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/societe/item/68441-allaitement-maternel-exclusif-un-investissement-intelligent

allaitement maternel NigerL’allaitement maternel exclusif est une excellente stratégie pour prévenir bon nombre de maladies de l’enfant, mais aussi de la mère, et permettre à la société tout entière de faire des économies. Au Niger, il ressort des différentes enquêtes menées que seul un enfant sur 5 est allaité exclusivement au sein jusqu’à l’âge de 6 mois. 

L’allaitement maternel est encore mal pratiqué au Niger, alors même que les experts de l’OMS ont prouvé que le lait maternel protège aussi des maladies, favorise le développement du système nerveux et immunitaire de l’enfant. L’allaitement maternel permet aussi d’économiser les frais qui autrement auraient été dépensés dans les soins de santé pour des maladies provoquées par le refus ou le mauvais allaitement. L’allaitement maternel pourrait permettre de faire d’importantes économies sur les coûts de soins des enfants de moins de 5 ans, qui aujourd’hui s’élèvent à plus de 20 milliards de FCFA d’impayés pour l’Etat du Niger. Le Niger et les autres pays pourraient donc tirer largement profit de l’allaitement maternel en investissant dans cette stratégie qui est simple, efficace et ne coûte absolument rien sinon que la volonté.

Selon les différentes enquêtes menées au Niger, y compris l’enquête EDSN réalisée par l’Institut National de la Statistique (INS) en 2012, seul un enfant sur 5 est allaité exclusivement au sein jusqu’à l’âge de 6 mois. L’allaitement maternel est mal pratiqué au Niger. Même si les mamans donnent le sein à leurs enfants,  la plupart leur donnent aussi d’autres aliments comme l’eau, les jus de fruits, les décoctions d’écorces, la bouillie, avant même que l’enfant ait atteint l’âge de 6 mois.  Pourtant, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’allaitement maternel, pour être pleinement bénéfique, doit être exclusif, c’est-à-dire donner uniquement le lait maternel à l’enfant de la naissance à l’âge de 6 mois, aucun autre aliment ne doit être donné à l’enfant avant cet âge, y compris l’eau. Le lait maternel contient en effet assez d’eau et tous les nutriments pour subvenir aux besoins de l’enfant.

Les avantages de l’allaitement maternel
Il est difficile de citer tous les avantages que présente l’allaitement maternel exclusif. Les études ont démontré que c’est le mode d’alimentation le plus adéquat pour le nourrisson durant les premiers mois de sa vie. Les experts de l’OMS ont prouvé que le lait maternel protège aussi des maladies, favorise le développement du système nerveux et immunitaire de l’enfant. Le rôle le plus important de l’allaitement maternel, en dehors de l’alimentation, est sans nul doute l’effet protecteur contre les infections gastro-intestinales et les infections respiratoires aiguës.

De par sa composition, le lait maternel est très digeste et le mieux adapté aux besoins du nourrisson. Le lait maternel est constitué de 88% d’eau et répond aux besoins en eau d’un nourrisson même dans les climats chauds et secs. Le bébé allaité au sein n’a donc pas besoin d’eau même quand il fait chaud. Il suffit de lui donner le sein à chaque fois. Le lait maternel permet une croissance optimale du bébé en lui apportant les nutriments essentiels pour le développement de son cerveau et des anticorps le protégeant des infections que nul autre lait ne pourra jamais lui apporter.  Sa composition varie au cours de la tétée, en s’enrichissant en graisses au fur et à mesure que le sein se vide ou lorsque les tétées se rapprochent, mais aussi au cours de la journée et au fil des mois pour s’adapter aux besoins stricts du bébé qui grandit.

L’allaitement maternel doit commencer dans l’heure qui suit la naissance. La mise au sein immédiate de l’enfant après la naissance lui permet d’avoir son premier aliment qui est le colostrum dont les propriétés anti-infectieuses constituent le premier vaccin de l’enfant. Le colostrum contient en effet une dose importante d’anticorps particulièrement importants pour le nourrisson qui rentre en contact pour la première fois avec le monde extérieur.
L’allaitement maternel est bénéfique et très simple. Il n’est nullement besoin de dépenser de l’argent pour accéder au lait maternel. Au contraire, il est gratuit et n’a pas besoin d’une préparation ou de matériels spécifiques. Il est toujours à la bonne température et disponible et dans un emballage idéal pour l’enfant. Quasiment toutes les mères peuvent allaiter. Le lait maternelle est fabriqué à la demande et diminue lorsque les tétés diminuent. La croyance selon laquelle certaines mères n’ont pas de lait n’est donc pas vérifiée.

La santé de la mère est nettement améliorée vu que l’allaitement réduit le risque d’hémorragies après l’accouchement d’où la prévention de l’anémie, et réduit le risque de cancer du sein et des ovaires chez les femmes pré ménopausées et celui de fracture de la hanche chez les femmes de plus de 65 ans.

L’AME favorise la perte de poids liée à la grossesse grâce à une dépense calorique importante. Il réduit également le risque de tomber enceinte, c’est une méthode naturelle d’espacement des naissances lorsqu’il est bien pratiqué. L’allaitement maternel est moins onéreux et toujours prêt à l’emploi. Le lait maternel est toujours à la bonne température et livré dans un emballage agréable au bébé. L’allaitement maternel exclusif offre donc les meilleurs avantages aussi bien pour l’enfant que pour la mère car il améliore significativement leur état de santé.

Faire des économies et améliorer la santé des enfants
L’allaitement allie trois qualités idéalement recherchées: le prix de revient le plus bas, la qualité la plus élevée et la présentation la plus attirante. L’allaitement maternel constitue non seulement une alimentation idéale pour le nourrisson mais aussi une prévention contre un nombre important de maladies infectieuses de l’enfant et protège la mère contre certains cancers. Il permet donc d’économiser les frais qui autrement auraient été dépensés dans les soins de santé pour ces maladies. C’est aussi une économie en temps pour les parents qui peuvent vaquer à d’autres occupations quand leurs enfants ne sont pas malades. Les parents gagneraient donc beaucoup à faire l’allaitement maternel exclusif.

De par le monde, des stratégies sont mises en place pour favoriser la pratique de l’allaitement maternel. Cet engouement est suscité par l’avantage coût/investissement que représente l’allaitement maternel. En effet les résultats d’une étude réalisée en Grande Bretagne ont montré qu’une légère augmentation de l’allaitement maternel exclusif pourrait amener le pays à économiser des dizaines de millions. La transposition de cette étude au contexte du Niger donnerait plusieurs milliards de francs CFA d’économie sur les dépenses de santé.  En comptabilisant tout simplement le coût que représentent les soins donnés aux nourrissons du fait de l’absence de l’allaitement, on pourrait arriver facilement à plusieurs milliards de francs CFA. En effet, la plupart des motifs de consultations des enfants ont des causes évitables par la simple pratique de l’allaitement maternel.

Le Niger et les autres pays pourraient tirer largement profit de l’allaitement maternel en investissant dans cette stratégie qui est simple, efficace et ne coûte absolument rien sinon la volonté. Il s’agit donc de mettre en place les politiques et  stratégies qui permettraient aux populations d’adopter facilement cette pratique.

 

L’engagement des autorités : l’allaitement maternel reconnu au Niger comme premier rempart contre la malnutrition
Au Niger, le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires au développement, a élaboré une stratégie nationale dénommée stratégie d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE) qui a pour objectif la promotion de l’allaitement maternel exclusif. L’allaitement maternel est ainsi reconnu au Niger comme premier rempart contre la malnutrition et la mortalité des enfants. Pour la promotion, la protection et le soutien à l’allaitement maternel exclusif des enfants de 0 à 6 mois, la stratégie nationale d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant préconise, entre autres, l’application des dix conditions d’allaitement maternel; l’extension de l’Initiative Hôpitaux Amis de Bébés; le renforcement de l’Initiative Communautaire Amie de Bébés (ICAB); l’extension de la PCIME communautaire ; et la surveillance de la croissance.

C’est là autant de stratégies qui, si elles sont mises en œuvre, permettraient non seulement d’éviter des maladies et des décès des nourrissons, mais aussi de faire des économies substantielles sur les soins de santé et les médicaments. Pourtant, la Direction de la Nutrition, qui est le service en charge de la mise en œuvre de cette stratégie, ne dispose pas des ressources nécessaires pour ce faire. Un investissement modeste dans la promotion de l’allaitement maternel aurait permis de faire d’importantes économies, notamment sur le coût de la gratuité des soins des enfants de moins de 5 ans. Les coûts des soins des enfants de moins de 5 ans s’élèvent à la date d’aujourd’hui à plus de 20 milliards de FCFA d’impayés. Ce montant aurait pu être réduit de moitié ou plus si on avait investi dans la promotion de l’allaitement maternel. Une étude sur l’allaitement maternel et les soins de santé rapporte qu’un investissement pour promouvoir et maintenir des taux élevés d’allaitement maternel produirait un excellent retour sur investissement dans un délai d’une année. Un dicton populaire dit ‘’vaut mieux prévenir que guérir’’. Nous dirons pour notre part ‘’investir dans la promotion de l’allaitement maternel est une obligation pour des pays comme le Niger, car l’allaitement maternel permet d’éviter certaines maladies qui coûtent plusieurs milliards de FCFA à l’Etat en termes de soins de santé, alors qu’elles sont facilement évitables’’. L’allaitement maternel est donc un investissement intelligent.

Ambarka H. Youssoufane/Collectif Tous Unis en faveur de la Nutrition

L’allaitement maternel exclusif
Un rempart efficace contre la malnutrition chronique de l’enfant
L’allaitement maternel  exclusif (AME) est une pratique consistant à nourrir un enfant avec le lait de sa mère  dès les premières minutes de sa naissance jusqu’à l’âge de six (6) mois. Durant cette période très cruciale de la vie, l’enfant ne doit ni boire un liquide quelconque,  ni manger un autre aliment quelle que soit sa forme, quel que soit  son état. En dehors du lait de sa mère, aucun autre aliment ne doit être donné à un nourrisson durant cette période. L’Allaitement Maternel Exclusif est une recommandation forte de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé le considère comme ‘’un moyen sans égal de fournir une alimentation idéale permettant une croissance et un développement sains du nourrisson; il fait aussi partie intégrante du processus reproducteur, avec des répercussions importantes sur la santé de la mère’’.  

Depuis l’année 2001,  les Etats,  les organismes et les ONG se sont engagés pour   la mise en œuvre de cette importante recommandation de  l’OMS qui a le mérite d’offrir à l’enfant les armes nécessaires pour sa croissance et sa protection.

C’est dans cette optique que l’Organisation Mondiale de la Santé  et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance ont recommandé de  ‘’commencer l’allaitement dans la première heure qui suit la naissance; de s’en tenir à l’allaitement exclusif au sein, c’est-à-dire que le nourrisson ne doit absorber que du lait maternel et aucune autre nourriture ou boisson, pas même de l’eau; d’allaiter à la demande, c’est-à-dire aussi souvent que l’enfant le réclame, de jour comme de nuit, et de ne pas utiliser de biberons, de tétines ou de sucettes’’.

L’allaitement maternel exclusif est une pratique essentielle familiale aux  bienfaits et  avantages  multiples et constitue le mode d’alimentation le plus optimal selon l’OMS. Le lait maternel, rien que le lait maternel, pendant les premiers six (6) mois de la vie, c’est ce qu’il faut donner à tout  nourrisson pour lui assurer les nutriments pour sa ration alimentaire quotidienne. C’est cela l’essence de l’AME.

Au plan sanitaire, l’allaitement maternel exclusif, grâce aux nombreux anticorps que contient le lait,  permet de réduire le risque d’infections telles que les maladies respiratoires, la gastro-entérite, les diarrhées et les otites  chez les nourrissons. 
 
Allaiter un enfant est  de ce fait le moyen le plus sûr de préserver sa santé. La mise au lait dès les premières minutes ou heures suivant la naissance permet à l’enfant de bénéficier des bienfaits du premier lait ou colostrum. De par sa composition riche en sels minéraux, en protéines (anticorps, lactotransferrine) et en oligosaccharides, le colostrum joue le rôle de vaccin efficace pour l’enfant. Le lait maternel favorise le développement sensoriel et cognitif, et protège le nourrisson contre les maladies infectieuses et chroniques,  diminuant conséquemment la mortalité infantile imputable à ces  maladies courantes de l’enfant.

 Au niveau alimentaire, le lait,  qui est  un aliment communément dit complet, satisfait à lui seul l’ensemble des éléments essentiels nécessaires pour  la croissance, le développement physique et mental, mais aussi la protection sanitaire de l’enfant jusqu’à l’âge de six mois. Il est l’aliment idéal pour un nouveau-né. L’alimentation des bébés par le lait maternel ne doit donc souffrir d’aucun préjugé   ni tabou, encore moins d’une considération quelconque. Car allaiter l’enfant exclusivement au lait, c’est lui offrir tous les moyens de  jouir convenablement de sa santé,   de se développer physiquement et de renforcer  sa défense immunitaire.
 
Cependant,  de nos jours,   force est de constater que dans nos sociétés, l’allaitement  maternel est certes pratiqué, mais il n’est pas exclusif.  D’autres aliments sont associés au lait pour l’alimentation des nourrissons. Il s’agit, hélas, d’une pratique encore très  courante avec des conséquences négatives évidentes sur l’état nutritionnel, la  santé, le développement, voire sur la vie tout entière de l’enfant.  
   
Face à cette situation qui expose les nourrissons à des  risques divers d’infections, de malnutrition, la  promotion de l’allaitement maternel exclusif (AME) s’avère d’une nécessité absolue.  L’UNICEF  a  donc décidé, avec l’appui financier de l’Union Européenne, de mettre en œuvre un projet pour la prévention de la malnutrition chronique dont l’AME constitue un des axes majeurs d’intervention.  

Cet organisme de l’ONU et l’Union Européenne entendent ainsi  accompagner les autorités nigériennes dans leurs efforts  de prévention de la malnutrition chronique à travers de nombreuses interventions  dans les régions  de Maradi, Tahoua et Zinder.

Dans la région de  Zinder, l’exécution du projet sur le terrain est confiée à l’ONG Save the Children qui  intervient dans plusieurs communes dont  la  commune de Yaouri, dans le département de Kantché, une des communes de convergence du Niger. Cette entité locale, très peuplée, constitue aujourd’hui une zone de référence en matière d’intervention de l’UNICEF dans le domaine de la lutte contre la malnutrition au regard des progrès réalisés grâce  au travail efficace de l’ONG partenaire Save the Children.

Depuis le mois de mars 2014, cette ONG  met en œuvre  un important projet dédié à   la  prévention de  la malnutrition chronique des  enfants dans  48 villages de cette commune.  Ce projet, financé par l’Union Européenne,   entre dans le cadre de  l’initiative accélérée pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement  IAOMD et L’UNICEF en est un des  membres actifs.

L’objectif spécifique  du projet UE-UNICEF dans cette localité est de prévenir la malnutrition  d’environ 19.000 enfants.  Financièrement soutenu par l’Union Européenne à travers l’UNICEF,   le projet est mis en œuvre il y a à peine quelques mois.  L’un des aspects sur lesquels les interventions sont axées est l’Allaitement Maternel Exclusif (AME) du nourrisson jusqu’à l’âge de six (6) mois.  L’ONG s’emploie à faire la promotion de cette pratique essentielle familiale dans sa zone d’intervention.   

Dans les villages  de cette commune de Yaouri, des actions de formation et de sensibilisation sur  l’allaitement maternel exclusif sont organisées dans un intervalle de temps régulier par les agents et les relais communautaires au profit des populations.  Ces actions ont permis aujourd’hui d’enregistrer des résultats satisfaisants  sur la compréhension des multiples avantages  liés à  l’effectivité de la  pratique de  l’AME.  L’allaitement maternel exclusif   est désormais  bien appréhendé par les parents; il est devenu   une affaire de toute la population, loin d’être le sujet jadis exclusivement  réservé aux seules mères allaitantes.  Les familles et  la   communauté tout entière s’intéresse dorénavant à la question.  Le message sur l’AME est désormais bien perçu, les consignes  aussi sont respectées dans tous les foyers comme le  témoignent certains acteurs et  mères allaitantes.

Ibrah Maman, relais communautaire habitant à Yaouri : ‘’Notre travail consiste à aller vers les mères pour les sensibiliser sur  la malnutrition, notamment les mesures à prendre pour la prévenir. Nous les sensibilisons essentiellement sur les pratiques familiales essentielles (PFE)  comme l’allaitement maternel exclusif, le lavage des mains, les CPN et CPON, les vaccinations, les moustiquaires imprégnées, la réhydratation, les recours précoces aux soins.   Nous leur expliquons qu’elles ne peuvent pas éviter la malnutrition des enfants sans  le respect de ces PFE. Nous sommes très heureux de constater que les femmes de la commune de Yaouri appliquent bien ce qu’elles ont appris, et Dieu merci, les parents voient les résultats au-delà de l’espérance. Le changement de comportement est  réel, surtout en ce qui concerne l’AME. Aujourd’hui, les enfants sont plus en santé qu’avant. Les  mères et les pères, et nous-mêmes sommes  heureux du progrès réalisé. Et vous pouvez le  vérifier dans tous les villages’’.

Au CSI de la commune, une jeune mère, portant joyeusement son second enfant au dos, Abdoul Moumine, âgé  de deux mois, est totalement conquise. Elle s’appelle  Lamie  Hayyo,  et avoue être en train de le  nourrir exclusivement au lait maternel, depuis sa naissance, sans jamais  utiliser un autre aliment ni une décoction quelconque comme c’était le cas avant. Elle a pris sa décision de concert avec son époux  après   avoir compris l’importance de l’AME  lors des  séances de sensibilisation qu’elle a suivies sur cette pratique.  Désormais résolument engagée à pratiquer  l’allaitement maternel exclusif, Mme Lamie Hayyo   raconte. ‘’Depuis que je portais j’avais la grossesse de cet enfant, j’assistais aux rencontres des femmes du village avec les agents de Save. C’est  là que j’ai compris l’importance de l’AME. Lorsque mon enfant  est né,  je l’ai mis aussitôt  au sein directement après les premiers soins’’.

Parlant des bienfaits et avantages de l’AME, Lamie met en avant le côté santé, affirmant  qu’Abdoul Moumine est toujours  en parfaite santé, qu’il n’est  jamais tombé maladie et  ne  présente pas le moindre signe de maladie depuis sa naissance. A seulement deux mois, son enfant croît normalement et a le corps plus développé comparativement aux enfants qui n’ont  pas bénéficié de l’AME. En plus de la santé, elle affirme que  l’enfant allaité exclusivement au lait grandit normalement,  développe plus rapidement ses capacités physiques et intellectuelles.  Elle ajoute que son  premier enfant,  frère ainé d’Abdoul Moumine, n’a  pas eu cette chance de se faire nourrir exclusivement au lait. Il  avait beaucoup souffert dès sa naissance de maladies et autres infections,  déplore-t-elle. Lamie explique aussi qu’elle  a été surtout encouragée par le soutien et la compréhension son époux  dans sa détermination à pratiquer l’AME.  Aujourd’hui, le couple est  fier du résultat  car, à la  bonne santé de leur enfant, s’ajoute  la quiétude dans le foyer,  sans oublier le fait qu’ils n’ont jamais eu à se déplacer pour aller dans un centre  de santé pour une pathologie quelconque. Comme quoi, la santé de l’enfant et l’économie font bon ménage ! Tout en remerciant les animateurs qui leur ont expliqué les avantages de l’AME, Lamie affiche sa détermination à continuer cette pratique familiale essentielle d’AME, tant qu’elle a la chance d’avoir d’autres  maternités, même si le projet prend fin, promet-elle.

L’expérience de Angoual Tanko
Dans le village de Angoal Tanko, situé à 7km au sud-est de Yaouri,  l’allaitement  maternel exclusif  a acquis  l’adhésion totale de tous les habitants. L’engouement et l’intérêt  des populations sur le sujet n’est plus à démontrer.  Dans ce village très amical,   l’arrivée de l’agent de l’ONG Save The Children donne toujours lieu à la fête.   Le prénommé  Ayouba, basé à Yaouri, est  devenu si familier à Angoal Tanko au point où tous les habitants du village convergent aussi spontanément vers  la place publique après l’annonce de  son arrivée : hommes, femmes et enfants, et surtout les mères allaitantes.   Angoal Tanko,  est un village modèle en matière de l’Allaitement maternel exclusif, dit M. Ayouba.  

Au cours d’une rencontre, les journalistes ont constaté de visu les faits. Toutes les mères allaitantes pratiquent l’AME dans le village. ‘’L’AME est pratiquée par toutes les mères allaitantes’’, a confirmé Mme Sabra Idi, une habitante du village et  relais communautaire du village. Elle travaille avec sa collègue Harira Zakari pour davantage sensibiliser les femmes du village sur la pratique  de l’AME.

Laritou Amadou est une jeune mère. Elle explique qu’elle a opté en faveur de l’AME pour éviter des maladies  à sa fille Bassira dite ‘’El Bariki’’. Grâce à l’allaitement maternel exclusif, Bassira  est aujourd’hui la fille en forme physique du village de Angoual Tanko. A seulement 4 mois, son embonpoint, sa santé et sa propreté ont fait d’elle  la coqueluche du village  au point où elle est surnommée ‘’El Bariki’’ ou la citadine, par les villageois. El Bariki,  le seul nom par lequel elle se reconnait, disait un cousin à sa mère. Sa mère n’a aucun secret autre  que l’allaitement  maternel exclusif et les petits soins qu’elle ne cesse de lui prodiguer. ‘’Moi je suis convaincue que si les mères font l’allaitement maternel exclusif, les enfants ne seront jamais atteints de malnutrition ni d’autres maladies qui pourraient la provoquer. Ici à Angoual Tanko tous les habitants, sans exception,  sont favorables à l’AME. Je demande à toutes les femmes d’allaiter exclusivement leurs enfants au lait maternel,  parce que c’est très bénéfique’’.

Les deux  relais communautaires du village sont heureuses elles aussi du résultat enregistré et  promettent de poursuivre le travail de sensibilisation pour maintenir le rythme de l’AME dans le village. ‘’Nous allons continuer à attirer l’attention des femmes enceintes sur l’AME et les consultations prénatales. L’allaitement maternel exclusif est important à plus d’un titre. Il assure la santé à l’enfant, lui donne la chance de grandir bien tout en développant ses capacités physiques et mentales.  Si un enfant est bien portant, ses parents le sont aussi, et il y a plus de sérénité dans le foyer’’, dit Mme Harira  Zakari.

Sa collègue acquiesce et ajoute : ‘’Nous sommes vraiment satisfaits du travail de ce projet dans notre village et nous remercions Save the Childreen et l’UNICEF qui nous aident à prévenir la malnutrition des enfants’’.
Zabeirou Moussa,  envoyé spécial



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Conséquences de la malnutrition
La malnutrition se définit comme  un état d’alimentation marqué par un déficit ou un excès  de  nutriments au sein de  l’organisme d’un être ; la sous nutrition et la surnutrition.   La malnutrition a de nombreuses conséquences négatives sur la vie courante, la productivité des individus. Et partant, la malnutrition a des conséquences évidentes néfastes sur l’ensemble de la communauté.  


On parle de sous-nutrition lorsqu’il s’agit d’un déficit en nutriments. Ce cas de malnutrition  se caractérise par  plusieurs symptômes dont le plus visible  est la maigreur physique. L’individu atteint de sous-nutrition perd notamment son poids  corporel. Outre ces traits physiques, cette forme de malnutrition se caractérise par la faiblesse physique et musculaire, le manque d’énergie pour mener une activité, les fatigues récurrentes, la faible résistance aux infections, la dépression. Elle est aussi à l’origine des menstruations irrégulières chez les femmes, d’irritations et vertiges pour certaines personnes.  Les conséquences de la malnutrition sur les enfants sont les plus pernicieuses. Beaucoup plus fréquentes dans cette couche sociale, elle provoque le retard de croissance, le nanisme,  l’atrophie des muscles, le gonflement des jambes et de l’abdomen (marasme et kwashiorkor). La baisse du quotient intellectuel (QI) de l’enfant constitue l’un des effets négatifs les plus redoutés de la malnutrition. Il est en effet formellement établi qu’un enfant malnutri court plus le risque  d’avoir une insuffisance cognitive, et donc de pouvoir se développer intellectuellement. Les carences en vitamines,  en fer et autres nutriments comme l’iode  dans l’organisme, quant à elles, sont  responsables,  chez les sujets atteints, de  nombreux  problèmes comme ceux  de peau et de cheveux, de gonflement de la langue, de plaies autour des coins de la bouche, de mauvaise vision de nuit ou dans des zones faiblement éclairées, de l’essoufflement, d’acouphènes (bourdonnements ou tintements dans les oreilles), d’anémie et de douleurs dans les os et les articulations. Quant à la surnutrition, elle est conséquence d’une assimilation exagérée de nutriments. Elle se caractérise par une surcharge pondérale responsable de plusieurs maladies comme les AVC, les hypertensions artérielles, les troubles articulaires.  
Zabeirou Moussa, envoyé spécial

 

24 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

 

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)SOCIETE.Fri, 24 Oct 2014 02:48:10 +0000
Dosso : accueil chaleureux et fraternel réservé au nouveau gouverneurhttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/politique-niger/politique-niger/item/68440-dosso-accueil-chaleureux-et-fraternel-reserve-au-nouveau-gouverneurhttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/politique-niger/politique-niger/item/68440-dosso-accueil-chaleureux-et-fraternel-reserve-au-nouveau-gouverneur

C’est un accueil chaleureux et enthousiaste que les populations de Dosso ont réservé au nouveau gouverneur de la région, M. Aboulaye Issa, accompagné d’une forte délégation composée des maires et conseillers de la ville de Niamey, des parents, amis et connaissances. La délégation a été accueillie à l’entrée de la ville de Dosso par le gouverneur sortant de la région, M. Seydou Zataou Ali, entouré de ses proches collaborateurs. Le cortège s’est ensuite rendu au gouvernorat où la population s’est rassemblée pour la circonstance.


Trois importantes allocutions ont marqué la cérémonie. Le maire de la commune de Dosso, M. Idrissa Issoufou, a dans son discours de bienvenue, indiqué que le 22 octobre 2014 est un jour que les populations de la région vont garder en mémoire, parce qu’il s’agit du départ d’un homme qui a fait ses preuves sur le terrain. C’est pourquoi M. Idrissa Issoufou a remercié le gouverneur sortant pour tous les efforts qu’il a consentis dans la région de Dosso.  
Le maire de Dosso a ensuite souhaité la bienvenue au nouveau gouverneur et l’a rassuré de la disponibilité des populations de Dosso pour l’accompagner dans sa nouvelle mission. M. Idrissa Issoufou a reconnu les qualités du nouveau gouverneur qui, a-t-il précisé, est un homme expérimenté, un homme de terrain. Aussi, a souligné le maire de Dosso, son choix n’est pas fortuit,  espérant que l’engagement du nouveau gouverneur pour le rayonnement de la région sera une réalité, afin que les œuvres déjà entamées puissent voir le jour.

Prenant à son tour la parole, le gouverneur sortant de la région de Dosso, M. Seydou Zataou Ali, a présenté la région de Dosso. Il devait par la suite faire le bilan des trois années de réalisation de la mise en œuvre du Programme de la Renaissance initié par le Président de la République, Chef de l’Etat, SE. Issoufou Mahamadou, et dont le montant des investissements se chiffre à 68 milliards 356 millions 303 mille 168 francs CFA. A cela s’ajoute la mobilisation des ressources par les collectivités pour un montant de 70 milliards 213 millions 051 mille 036 francs CFA , les appuis des partenaires au développement ainsi qu’un montant de 30 milliards injectés dans le cadre de la fête tournante du 18 décembre 2014.

M. Seydou Zataou Ali  a évoqué les perspectives qui s’offrent à la région de Dosso, parmi lesquelles la création d’une usine de fabrication de sucre à Dioundiou, l’usine de fabrication de bouteilles de gaz à Dosso, Le chemin de fer et le port sec, pour ne citer que ceux-là.

Le nouveau gouverneur de la région de Dosso, M. Abdoulaye Issa, a transmis ses félicitations et ses remerciements pour l’accueil chaleureux et fraternel qui lui a été réservé, et exprimé sa profonde gratitude au président de la République SE. Issoufou Mahamadou ‘’pour le choix porté sur sa modeste personne pour conduire les destinées de la région de Dosso’’. Tout au long de son intervention, le nouveau gouverneur de la région de Dosso s’est longuement appesanti sur l’organisation de la fête du 18 décembre 2014 que Dosso abritera.

M. Abdoulaye Issa a alors souhaité que les populations de la région soient à la hauteur de cette ambition en se mobilisant comme un seul homme sur les chantiers de construction, afin de tenir le pari.
Dans le même esprit, le train sifflera au Niger et entrera en gare à Dosso, et pour la première fois, a indiqué le nouveau gouverneur,  la cité des Zarmakoye aura à accueillir des illustres hôtes, les Chefs d’Etat du Conseil de l’Entente, le 18 décembre. Aussi, M. Abdoulaye Issa a invité les populations de Dosso à donner le meilleur d’eux-mêmes afin que ces évènements soient marqués d’une pierre blanche dans la glorieuse histoire de la région.
Le nouveau gouverneur de la région de Dosso a, au nom des populations de la région, présenté ses sincères condoléances aux familles des neufs soldats nigériens qui ont trouvé la mort dans le cadre de la mission des Nations Unies pour la préservation de la paix et de l’intégrité du Mali, et a renouvelé le soutien des populations de Dosso au Président de la République, SE. Issoufou Mahamadou, pour les efforts inlassables qu’il mène afin de ramener la paix dans la sous-région sahélo-saharienne.
Mahamane Amadou /ONEP Dosso

24 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)POLITIQUE.Fri, 24 Oct 2014 02:16:49 +0000
Point de presse de l’artiste ‘’Bambino’’ au CCFN “Ce qui m’anime lors de mes concerts à l’étranger, c’est de faire connaitre mon pays, le Niger, grâce à ma musique”http://nigerdiaspora.net/culture/item/68439-point-de-presse-de-l-artiste-bambino-au-ccfn-ce-qui-m-anime-lors-de-mes-concerts-a-l-etranger-c-est-de-faire-connaitre-mon-pays-le-niger-grace-a-ma-musiquehttp://nigerdiaspora.net/culture/item/68439-point-de-presse-de-l-artiste-bambino-au-ccfn-ce-qui-m-anime-lors-de-mes-concerts-a-l-etranger-c-est-de-faire-connaitre-mon-pays-le-niger-grace-a-ma-musique

Omar Goumour BambinoEn prélude au concert qu’il va donner demain samedi 25 octobre, à 20 h au Théâtre de Plein air du Centre Culturel franco-Nigérien (CCFN) de Niamey, l’artiste nigérien Omar Goumour Al-Moctar dit ‘’Bambino’’ a animé mercredi dernier, un point de presse à l’auditorium du CCFN. C’était en présence du directeur du CCFN, M. Jean-Paul Durin, et de la chargée de communication dudit centre, Marie-Laure Mbongo.

 

Ce point de presse a été une excellente occasion pour le guitariste et chanteur, Omar Goumour Al-Moctar de partager sa passion pour la musique.


Omar Goumour Al-Moctar est né le 1er janvier 1980 à Tidène, dans un campement de nomades touaregs situé à environ 80 km au nord-est d'Agadez.
En 1990, lors des événements relatifs à la rébellion touarègue, la famille de ‘’Bambino’’ s’est exilée en Lybie puis en Algérie. C’est durant l’exil familial en Libye que le jeune artiste a profité pour nouer des relations d'amitié avec des musiciens locaux.


Sa première guitare lui a été offerte par son oncle Rhissa Ixa, et l’un des meilleurs guitaristes de la région d’Agadez, M. Haja Bébé, l’a initié à cet instrument. Bambino apprend vite et finit par regagner le groupe. Etant le plus jeune du groupe, les autres membres l'appelaient ‘’bambino’’, d’où ce surnom qui lui est resté et qui signifie  enfant ou bébé en langue italienne.


La seconde rébellion touarègue, en 2007, poussa ‘’Bambino’’ à s’exiler de nouveau au Burkina Faso où il rencontre le cinéaste Ron Wyman qui tourna un documentaire sur les Touaregs, ébloui qu’il était par la musique de Bambino qu’il emmena enregistrer ses œuvres dans son studio, à Massachusetts, aux Etats Unis d’Amérique.
Omar Goumour AI-Moctar, compte à ses actifs trois albums, à savoir, Agamgam en 2004, Agadez en 2011 et Nomade en 2013. Sa musique est autant un mariage du blues originel du Mississippi ou de la Côte ouest américaine, que de chants arabes, berbères  et  africains.
Au regard des influences donnant un cachet d’universalité à son œuvre, Bambino explique notamment qu’il voue une passion aux œuvres musicales de Jimy Hendrix, Mark Knopfler, Dire Straits, qui lui servent d’inspiration.
Lors de son point de presse, Bambino a fait part des contraintes qui assaillent les artistes africains en général, et nigériens en particulier. ‘’Je ne gagne pas des mallettes d’argent lors de mes prestations à l’international, je ne parade pas en limousine et ne dors pas dans des hôtels luxueux. Ce qui m’anime lors de mes concerts à l’étranger, c’est de faire connaitre mon pays, le Niger, grâce à ma musique. En outre, et surtout, j’aime la musique du fond du cœur’’,  a dit Omar Goumour AI-Moctar.   

Samira Sabou

24 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

 

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)CULTURE.Fri, 24 Oct 2014 02:16:41 +0000
Rencontre d’information entre le Ministère de la Santé Publique et le corps diplomatique : Eclairer les diplomates sur les mesures et dispositions prises par le Niger pour prévenir la Maladie à virus Ebolahttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/diplomatie/item/68427-rencontre-d-information-entre-le-ministere-de-la-sante-publique-et-le-corps-diplomatique-eclairer-les-diplomates-sur-les-mesures-et-dispositions-prises-par-le-niger-pour-prevenir-la-maladie-a-virus-ebolahttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/diplomatie/item/68427-rencontre-d-information-entre-le-ministere-de-la-sante-publique-et-le-corps-diplomatique-eclairer-les-diplomates-sur-les-mesures-et-dispositions-prises-par-le-niger-pour-prevenir-la-maladie-a-virus-ebola

Mano A Diplo EbolaAvec l’apparition de la fièvre hémorragique à virus Ebola dans trois (3) pays de l’Afrique de l’Ouest, le Niger a aussitôt décidé de mettre un plan national d’urgence de riposte pour prévenir l’introduction du virus mortel dans notre pays.  Environ dix (10) mois après le début de la mise en œuvre de ce plan qui s’est d’ailleurs avéré très efficace, le Ministère de la Santé Publique  a organisé une rencontre d’information et d’échanges avec les membres du corps  diplomatique. 

La rencontre placée sous la présidence du ministre  Mano Aghali a eu lieu, hier mercredi 22 octobre, à l’auditorium Sani Bako du Ministère des Affaires Etrangères, en présence des organisations internationales et ONG  notamment l’OMS, l’UNICEF et Médecins Sans Frontières (MSF) mais aussi  de la direction de la surveillance et de riposte aux épidémies.

La rencontre a commencé par une minute de silence et de prière en hommage aux victimes de cette  terrible maladie à un taux de létalité très élevé.  C’est après cet hommage que le ministre de la Santé Publique s’est adressé aux invités du ministère des Affaires Etrangères et celui de la Santé Publique. Mano Aghali s’est réjoui de la participation massive des diplomates  à la rencontre d’information  sur ce sujet d’actualité qu’est la maladie à virus Ebola. L’épidémie qui s’est emparée de la Guinée Conakry, du Libéria et de la sierra Leone est devenue inquiétante, préoccupante focalisant toute l’attention de  la communauté internationale. Le ministre Mano Aghali a toutefois souligné que ce sujet mérite d’être abordé avec  une attention particulière et dans la  sérénité. Aujourd’hui, la maladie à virus Ebola suscite la méfiance sur tous les pays de l’Afrique de l’Ouest malgré les efforts sans  cesse croissants déployés par les gouvernements  de tous les  pays de la sous-région à contenir  et à vaincre le virus dans son foyer mais aussi  à éviter toute exportation du virus. Le ministre de la Santé a salué l’implication de l’ONU, de l’UA, de l’UE  ainsi que de la CEDEAO, de l’UEMOA, des Etats Unis, de Cuba, de la Grande Bretagne, de l’Espagne, de la France  dans la recherche de solutions et de riposte  à l’épidémie.  La rencontre d’information et d’échanges vise à donner aux diplomates en poste, les éléments nécessaires d’appréciation sur la situation en ce qui concerne le Niger. C’est ainsi que le ministre de la Santé publique a invité  les représentants de l’Organisation Mondiale de la Santé, l’UNICEF, Médecins Sans frontières et la direction de la surveillance et de la riposte aux épidémies à  présenter tour à tour  leurs communications.  Dans son exposé sur la situation épidémiologique de la maladie à virus Ebola  et les recommandations,  il ressort que la maladie est apparue pour la 1ère fois en 1976 en Ex-Zaire et au  Sud-soudan. Elle a connu 23 flambées et provoqué 1590 décès avant l’apparition de la souche de l’Afrique de l’Ouest en octobre 2013. Depuis lors, 9886 cas de la MVE  ont été identifiés  dont 4436 décès soit un taux de létalité de 46%. Des 9886 cas enregistrés, 9875 cas ont été détectés en Afrique. Depuis le déclenchement de l’épidémie, l’OMS a non seulement tiré la sonnette d’alarme mais aussi développé plusieurs approches constituées de quatre étapes ; la préparation, l’alerte, le contrôle et l’évaluation. L’OMS a également  mis en œuvre des stratégies de riposte globale à la MVE allant  de la surveillance à la coordination à tous les niveaux pour notamment prévenir la maladie à travers l’isolement et la prise en charge des cas suspects. S’agissant des recommandations, l’OMS a mis une documentation en ligne via son site web a-t-on appris.  Le représentant de  l’UNICEF  s’est quant à lui appesanti sur les leçons apprises de cette maladie en Afrique de l’Ouest. Pour faire face à la maladie, l’UNICEF dit avoir pensé à  dix (10) leçons. C’est ainsi qu’elle  s’appuie  sur une approche socio-anthropologique, une banque de données de personnes influentes et crédibles, une stratégie d’implication des religieux, une communication de masse et de proximité. L’UNICEF  est en train de renforcer les compétences des medias, d’impliquer les femmes et les écoles  tout en associant les interventions. L’organisation MSF dit avoir déployé 272 personnels expatriés et 2900 staffs locaux. Du début de l’épidémie à la date d’hier, les installations de médecins sans frontière ont admis 4181 cas dont 1000 ont survécu à cette maladie à très fort taux de létalité et un risque élevé de contagion. Au niveau national, le plan mis en œuvre  a consisté au renforcement des compétences et capacités  du personnel et des structures sanitaires, du dispositif de surveillance. Tous les facteurs favorisant l’éclosion de la maladie  ont été pris en compte à travers ce plan national de riposte. Il s’agit notamment de transport, l’environnement, le flux migratoire, l’insécurité et les facteurs comportementaux.  Le plan d’urgence de riposte  s’est articulé sur trois phases à savoir la phase pré-épidémique (prévention), la phase épidémique (au cas où un cas se déclarait) et la phase post-épidémique. Cette dernière étape concernant la gestion de l’après épidémie et, est  étalée sur 42 jours après guérison. S’agissant de ressources financières, le plan dispose d’un budget conséquent  dont 38% de montant est d’ores et déjà disponible. Après les  explications suite aux échanges avec les différentes structures,  les diplomates en poste au Niger ont été rassurés des dispositions prises par notre pays. Ils  ont surtout salué la promptitude avec laquelle les autorités ont réagi pour prévenir tout risque d’introduction du virus sur le territoire nigérien.  
 Zabeirou Moussa

23 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)DIPLOMATIE..Thu, 23 Oct 2014 02:54:02 +0000
Interview du directeur régional de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable de Tillabéri, le Lieutenant Colonel Mamane Hamidouhttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/interview/item/68425-interview-du-directeur-regional-de-l-environnement-de-la-salubrite-urbaine-et-du-developpement-durable-de-tillaberi-le-lieutenant-colonel-mamane-hamidouhttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/interview/item/68425-interview-du-directeur-regional-de-l-environnement-de-la-salubrite-urbaine-et-du-developpement-durable-de-tillaberi-le-lieutenant-colonel-mamane-hamidou

Mamane HamidouMon Lieutenant-colonel, quelle est la situation qui prévaut en ce qui concerne la mise en œuvre de l’Initiative 3N, notamment dans le volet protection des ressources fourragères?
Dans le cadre de ses efforts de restauration de l’environnement, l’État a mis, à travers le budget 2014, un financement de soixante-quinze millions (75.000.000) de francs CFA à la disposition de la région de Tillabéri en vue de la mise en œuvre du programme de lutte contre les feux de brousse. Cette action cadre avec le plan d’investissement N° 6 relatif à la gestion durable des terres et des écosystèmes. La lutte contre les feux de brousse s’inscrit dans la droite ligne de la réhabilitation des écosystèmes pastoraux.

L’on vise, par cette action, la prévention des feux de brousse dans les zones à haut potentiel fourrager de la région par l’information et la sensibilisation des populations riveraines de ces zones sur le danger des feux de brousse, la formation et l’équipement des brigadiers anti-feux, l’ouverture de 1.340 km de bandes pare-feux dans ces zones, la protection des ressources fourragères des effets néfastes des feux de brousse.

{xtypo_quote}"L’Etat a dégagé un financement de 75 millions de FCFA pour des actions de protection des ressources fourragères contre les feux de brousse au titre de la région"{/xtypo_quote}
Quelles sont les activités qui sont programmées au niveau de la région de Tillabéri?

Signalons d’abord que les pare-feux sont des bandes de terrains aménagés et débarrassés des matières inflammables servant de barrière à la progression des feux une fois déclenchés. La technique préventive de lutte contre les feux de brousse consiste à ouvrir des bandes pare-feux dans les zones névralgiques aux feux en vue de protéger la biodiversité herbacée et la biodiversité ligneuse qui constituent les ressources fourragères pour le cheptel.
Pour revenir aux actions programmées, il faut retenir qu’au titre de la campagne 2014, neuf (09) départements ciblés sont concernés sur les treize (13) que compte la région. Il s’agit des départements d’Abala, d’Ayorou, de Banibangou, Filingué, Kollo, Ouallam, Say, Tillabéri et Téra. Au total, il sera réalisé 1.340 km de bandes pare-feux, répartis au niveau des zones concernées. Le lancement de la campagne 2014 de lutte contre les feux de brousse au titre de la région s’est déroulé au village de Tinfagate (commune rurale d’Inatès) en présence du gouverneur de la région, M. Diabri Assimiou. Dans cette zone pastorale de Tinfagate, 200 km de bandes pare-feux seront réalisés. L’exécution des bandes pare-feux, par une équipe de 20 personnes, exige le respect des normes techniques, notamment la largeur des bandes (0,5 km à 1 km) qui sont normalement disposées perpendiculairement à la direction du vent dominant.

Quelles sont les modalités de mise en œuvre de cette opération d’ouverture de bandes pare-feux?
Conformément à l’esprit et à l’objectif de lutte contre la pauvreté en milieu rural, les actions seront exécutées sous forme de travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) en utilisant la formule de ‘’Cash for work’’. 26.800 Hommes/jours seront employés pour la réalisation des 1.340 km de bandes pare-feux dans la région. Un kilomètre de bande pare-feux réalisé est rémunéré à cinquante mille francs CFA. Au regard de l’importance de l’enveloppe financière et des activités prévues, l’on peut aisément affirmer que cette opération occupe une place de choix dans la mise en œuvre de l’Initiative 3N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens). Nous saisissons l’occasion pour renouveler toute la gratitude et la reconnaissance des populations bénéficiaires aux autorités de la 7ème République, avec en premier chef, le Président de la République, Chef de l’État, SE. Issoufou Mahamadou, pour l’intérêt particulier qu’il porte à l’amélioration de leurs conditions de vie.  

 Zakari Mamane ONEP/Tillabéri

23 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)INTERVIEW.Thu, 23 Oct 2014 02:47:06 +0000
Proclamation des résultats globaux et définitifs des élections à l’UENUN : Abou Koïni Abdoul Kader, Master2 Administration et Collectivité Territoriale, élu nouveau secrétaire généralhttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/societe/item/68423-proclamation-des-resultats-globaux-et-definitifs-des-elections-a-l-uenun-abou-koini-abdoul-kader-master2-administration-et-collectivite-territoriale-elu-nouveau-secretaire-generalhttp://nigerdiaspora.net/les-infos-du-pays/societe/item/68423-proclamation-des-resultats-globaux-et-definitifs-des-elections-a-l-uenun-abou-koini-abdoul-kader-master2-administration-et-collectivite-territoriale-elu-nouveau-secretaire-general

Abou Koini Abdoul KL’Union des Etudiants Nigériens à l’Université de Niamey (UENUN) vient de renouveler  sa structure dirigeante. Elu à l’issue d’élections libres et transparentes, le nouveau Comité Exécutif (CE) de l’Union des Etudiants Nigériens à l’Université de Niamey (UENUN) a été présenté, lundi dernier, à la place Amadou Boubacar du Campus, aux étudiants et partenaires de l’UENUN.


C’est M. Sanoussi Idi, président de la table de séance des élections, qui a présidé la cérémonie en proclamant les résultats globaux et définitifs des élections et présenté les étudiants élus.
C’était en présence des représentants du Rectorat, des représentants du Syndicat des Enseignants et Chercheurs, du Secrétaire Administratif du
Centre des Œuvres Universitaires (CNOU), des membres du Comité Directeur de l’USN, des anciens dirigeants de l’USN et de l’UENUN, ainsi que de  plusieurs invités.
La cérémonie a  débuté par la traditionnelle minute de silence à la mémoire des martyrs de l’USN, et l’exécution de l’hymne nationale (La Nigérienne). C’est une cérémonie mémorable pour l’ensemble de la communauté universitaire en général et pour les étudiants en particulier. La place Amadou Boubacar a fait son plein, les étudiants se sont mobilisés pour assister  à cette importante cérémonie de la vie de leur cadre organisationnel.
Prenant la parole à cette occasion, le président de la table de séance des élections Sanoussi Idi a d’abord demandé au Comité Exécutif sortant de présenter le rapport de la gestion courante des affaires. C’est ainsi que le secrétaire général sortant de l’UENUN, M. Younissi Abdou Rahamane, a pris la parole pour cet exercice. Il ressort de ce rapport l’acquisition de bourses d’études de la coopération marocaine ; le lancement de la construction de l’amphithéâtre 1000 places ; l’effectivité des cités annexes ; la réfection des bâtiments ; la participation de l’UENUN à des rencontres estudiantines sous-régionales notamment à Dakar au Sénégal, et plusieurs annonces d’acquis en cours.
M. Younissi Abdou Rahamane devait s’acquitter d’un devoir avant de passer le témoin à son successeur, c'est-à-dire prodiguer  de sages conseils au nouveau Comité Exécutif. Trois mots ont résumé son intervention: l’unité, la patience et la persévérance.  
Reprenant la parole, M. Sanoussi Idi a procédé à la proclamation des résultats. Ainsi, sur 16 032 étudiants inscrits, le suffrage exprimé valable est de 5 615 voix répartis sur trois listes. Liste n°1 : 422 voix, liste n°2 : 2 247 voix, et liste n°3 : 2 946 voix. La liste qui a le plus grand nombre de voix, la liste n°3 de Abou Koïni Abdoul Kader,  est déclarée donc élue au Comité Exécutif de l’UENUN pour l’exercice syndical 2014-2015.  
En dehors du Comité Exécutif, trois étudiants, sur 7 présentés aux postes de commissaire aux comptes, sont élus. Après la prestation de serment, plusieurs motions et recommandations ainsi que des remerciements ont été formulées. La table de séance recommande au nouveau comité exécutif de  créer un cadre d’union pour l’ensemble des camarades ; d’intensifier la formation syndicale des camarades et de créer les conditions pour la stabilité de l’année académique ;  aux commissaires aux comptes, il a été demandé de bien superviser la gestion du Comité Exécutif, et aux étudiants de rester vigilants tout en accompagnant le Comité Exécutif dans sa gestion pour la conquête des acquis. La table de séance a adressé ses remerciements au Rectorat et au Centre des Œuvres Universitaires ainsi qu’à leurs responsables pour leurs appuis financiers, conseils et orientations; à l’observatoire de vie universitaire (OVU), aux représentants du SNECS, du comité Directeur de l’USN et à l’ensemble de la communauté universitaire pour leur contribution pour la réussite de ses élections.
Peu après leur consécration, le tout nouveau secrétaire général de l’UENUN, M. Abou Koïni Abdoul Kader s’est adressé à l’ensemble de la communauté universitaire pour présenter ses remerciements, surtout aux étudiants qui ont placé toute leur confiance en sa personne. L’étudiant n’est plus ce que l’on pense de lui. L’étudiant à l’Université de Niamey est plus qu’ouvert au dialogue sur toutes les questions qui engagent l’amélioration de ses conditions de vie et d’études, a-t-il précisé. Il en appelle  ainsi  à la bonne compréhension des autorités politiques et académiques pour toutes ces questions. Il entend contribuer à unir les étudiants et à créer les conditions d’une bonne année académique stable.
La composition du Comité
Exécutif élu est : secrétaire général (SG): Abou Koïni Abdou Kader, Master II Administration et Collectivité Territoriale ; secrétaire général adjoint (SG/A): Albadé Omar, Master I Mathématiques ; secrétaire à la Presse (SCP): Djabri Sita Licence 3, Carrière
Internationale; secrétaire aux Affaires Académiques et Sociales (SCAS): Souleymane Mahamane, Licence3 Agronomie; secrétaire aux Affaires Aca-démiques et Sociales (SCAS/A) : Issa Soli Chaïbou, Master II Sociologie ;  secrétaire adjoint aux Affaires Culturelles et Sportives (SCACS): Issoufou El hadji Idi, Master II Sociologie et Anthropologie de la Santé ; trésorier général (STG) : Sayo Djibo Médecine, 6ème année.
Ali Maman

 

23 octobre 2014
Source : http://lesahel.org/

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boubaged@gmail.com (Nigerdiaspora)SOCIETE.Thu, 23 Oct 2014 02:40:39 +0000