Le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, Chef de l’Etat, le Chef d’Escadron Djibo Salou, a rencontré samedi matin, dans l’auditorium Sani Bako du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Etranger, les représentants de tous les partis politiques dûment reconnus au Niger. La rencontre s’est déroulée en présence du Premier ministre, M. Mahamadou Danda des membres du CSRD et ceux du gouvernement.
« Il importe pour l'avenir de notre pays, que chacun prenne conscience, sincèrement, de ses propres responsabilités dans la situation ainsi créée, afin que plus jamais, le peuple nigérien ne soit confronté à de pareilles épreuves », déclare le Chef d’Escadron Djibo Salou
Dans une note introductive avant que le Président du CSRD ne s’adresse à l’assistance, le Premier ministre Mahamadou Danda a situé l’objet de cette rencontre qui est la 1ère d’une série que le Chef de l’Etat compte engager non seulement avec la classe politique mais également avec toutes les autres structures socioprofessionnelles dans le cadre de la mise en place du Conseil consultatif. Un organe qui sera chargé de faire toutes les propositions possibles, pour un retour à un ordre constitutionnel normal dans notre pays avec la remise du pouvoir à un régime civil démocratiquement élu. Et dans ce cadre, il est attendu des partis politiques et des autres sensibilités socioprofessionnelles, des avis et des contributions forts enrichissants et pertinents, susceptibles de conduire à l’établissement des textes fondamentaux solides censés régir la République et ceci pour une belle destinée politique du Niger de demain compte tenu du fait que le pays revenait de loin...
C’est par rapport à toutes ces préoccupations que le Président du CSRD, Chef de l’Etat, le Chef d’Escadron Djibo Salou, s’est adressé à l’assistance, à la classe politique nigérienne, à travers un important discours dont nous vous livrons l’intégralité ci-dessous. Après son intervention, le Chef d’Escadron Djibo Salou a donné la parole aux hommes politiques rassemblés pour la circonstance. C’est ainsi que plusieurs orateurs se sont succédé pour réagir au discours du Chef de l’Etat : pour M. Ousmane Oubandawaki du Parti Alkalami, il n’y a pas que la classe politique qui, dans son ensemble, est responsable de la situation, mais aussi toutes les autres institutions de l’Etat. M. Oubandawaki a dit que les textes « ne valent que ce que valent les hommes chargés de les appliquer ». Quant à M. Sanoussi Tambari Jackou du parti PNA-Al Ouma, après avoir relever l’engagement des nouvelles autorités à créer un Conseil consultatif pour revoir certains textes fondamentaux devant régir la vie politique du Niger, il s’est beaucoup plus appesanti sur la situation de précarité qui, selon lui, connaissent certains députés en particulier, a-t-il précisé, ceux de la 5ème République qui n’ont pas perçu certains de leurs émoluments après la dissolution de l’Assemblée nationale. Il a demandé au Chef de l’Etat à ce qu’ils soient payés car eux aussi a-t-il dit sont en but à la précarité alimentaire au même titre qu’une frange de la population nigérienne. Pour sa part, M. Seïni Oumarou du MNSD-Nassara, a déclaré que l’AFD/R est disposé à contribuer positivement aux travaux du Conseil consultatif qui sera mis en place. Pour sa part, le représentant du parti PNDS, M. Bazoum Mohamed a, lui, fait remarquer que l’on ne peut dire que les différents acteurs de la classe politique, ont le même poids de responsabilité dans les derniers événements du pays. M. Mamoudou Djibo PH.D, en ce qui le concerne, a indiqué que les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est nécessaire d’opérer un profond assainissement au sein de la classe politique nigérienne.
A l’issue des interventions, le Chef de l’Etat, le Chef d’Escadron Djibo Salou a repris la parole pour dire à la classe politique nigérienne que ses préoccupations seront prises en compte. Il leur a surtout rappelé les trois pillers qui soutendent cette transition : assainissement de la situation sociopolitique ; réconciliation des Nigériens entre eux, et restauration de la démocratie. Le Président du CSRD a demandé à la classe politique de les aider à atteindre ces trois objectifs principaux. A la fin de la rencontre, le Président, le Premier ministre et les autres membres du CSRD ont été salués par les représentants des partis politiques avant de poser tous ensemble pour une photo de famille. Lire ci-dessous l’intervention du Président du CSRD.
l Issaka Saïdou et
Abdou Tchiroma
«Mesdames et Messieurs les Responsables des partis politiques !
Le jeudi 18 février 2010, comme vous le savez, une nouvelle page de l'histoire de notre pays s'est ouverte avec la prise du pouvoir par les Forces de Défense et de Sécurité et l'avènement du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie. Cette nouvelle intervention de l'Armée sur la scène politique nationale a certes eu le mérite de mettre un terme à la tension socio-politique que vous connaissez. Cependant, et bien que vous le sachiez déjà, je rappelle avec toute la solennité qui sied, que notre armée n'a pas vocation à faire de la politique et encore moins à gérer les institutions de l'Etat.
Vous avez tous été témoins des invectives dangereuses qui ont précédé les événements du 18 février dernier et qui ne nous ont malheureusement pas donnés d'autres choix. Au demeurant, aucune des initiatives entreprises tant au niveau national qu'international pour résoudre pacifiquement le contentieux et sortir le Niger de l'impasse, n'a abouti. De fait, notre pays a été installé dans une situation de blocage face à des perspectives heureuses et légitimes auxquelles tout naturellement il pouvait prétendre. De cette situation, comme pour en rajouter, se pointait une autre, aux conséquences encore plus dramatiques pour nos concitoyens, si elle ne faisait pas l'objet d'une prise en charge responsable et objective, je veux parler de l'insécurité alimentaire.
Mesdames et Messieurs,
Je voudrais souligner ici, en ce qui concerne la situation politique, que vous avez tous été à un titre ou à un autre, à un moment ou à un autre, acteurs et responsables du processus qui a conduit notre pays dans cette situation : soit par les actes que vous avez posés, soit en vous abstenant d'en poser quand il le fallait. Il en résulte que la classe politique nigérienne dans son ensemble est comptable devant l'histoire des raisons qui ont motivé l'intervention des Forces de Défense et de Sécurité le 18 février 2010.
Il importe pour l'avenir de notre pays, que chacun prenne conscience, sincèrement, de ses propres responsabilités dans la situation ainsi créée, afin que plus jamais, le peuple nigérien ne soit confronté à de pareilles épreuves. Aujourd'hui, voilà le Niger une fois encore face à lui-même et face à son destin et c'est ensemble, chacun à son niveau, que nous devons envisager ce destin. Pour ce qui est du CSRD, nous veillerons à créer les conditions les meilleures pour impulser, encadrer et accompagner le processus de restauration de la démocratie. Dans ce sens, nous avons décidé de convoquer toutes les forces vives de la Nation dans leur pluralité et leur diversité, au sein du Conseil Consultatif. Ce sera le creuset où seront mises en commun, les réflexions, les idées et les propositions qui permettront à notre pays, je l'espère, de renouer avec des institutions démocratiques et républicaines fortes et consensuelles.
Mesdames et Messieurs les représentants des partis politiques !
En tant qu'acteurs de premier plan dans la conquête et l'exercice du
pouvoir d'Etat, vous avez une grande responsabilité dans la conduite de ce processus consultatif. C'est pourquoi, vos avis sur la composition du Conseil Consultatif, son mandat, la durée de la Transition, la Constitution, la Charte des partis politiques, le statut de
l'opposition, le Code Electoral, la Loi sur le financement des partis politiques et toutes les questions importantes relatives à la vie de la Nation, devront prendre en compte les intérêts supérieurs de notre pays et de son peuple. J'en appelle donc à votre sens patriotique et à vos expériences respectives, pour proposer à travers le Conseil Consultatif des contributions de qualité, afin qu'au sortir de la transition, nous ayons réussi ensemble à faire renaître l'espoir dans le cœur de nos concitoyens, pour que revive un Niger radieux dans une démocratie
restaurée.
Je vous remercie ! »
Commentaires (15)
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Les interventions de Sanoussi JACKOU et de Mamoudou DJIBO (PHD de son état..!) me laissent profondément perplexe quant à la "classe politique nigérienne".
Franchement on en vient a regretter que la mise entre parenthèses du jeu démocratique ne puisse perdurer, tellement il est navrant de constater que les mêmes fossoyeurs, qui hier encore étaient prompts à jurer que TANDJA est le seul Nigérien, omniscient, clairvoyant, noble, juste.. qui puisse gérer ce pays.. eh bien ces mêmes individus se retournent à 180° comme si de rien était.. J'ai envie de dire au sieur Mamoudou DJIBO, ne serait ce que par décence, qu'il se taise un peu..pour qu'on l'oublie. C'est le meilleur service qu'il puisse rendre à notre démocratie..
Quant a Samoussi, alors que le CSRD parle de famine, d'aide aux populations sinistrées qui meurent de faim, le voir ainsi réclamer des sois-disant arriérés de salaire à l'Assemblée Balsa. Je dis ; soyons SERIEUX..
Pauvre Niger..
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vive le CSRD !!!
Mamoudou H.
FRANCE
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On fait un coup ou un changement pour apporter une amélioration mais faire appel à la même équipe pour restaurer la démocratie ou une entente entre les gens.
On s'est fou de tout ca , s q les nigeriens souhaitent c' du travail, un pouvoir d'achat, une amélioration de leurs conditions de vie.
La démocratie en el même n'est pas faite pour les pays africains. L'idéal est de se confectionner un régime politique propre à nous cad ki respecte notre culture et nos moeurs.
GA TU AS DRA DANS TON PANTALON!!!!!!!!!!!!!!!!
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pour ce qui precede, je suis entierement de ton avis. il y a lieu de composer avec une masse d'individus qualifies au niger qui constituerait une alternative a la classe politique qui nous a conduit a la faillite. il faur se debarrasser des parasites. s'il faut continuer avec les memes, on ne sortira pas de l'a galere politique dans laquelle ils nous ont enfonces. salou djibo risque de pecher a etre ou vouloir etre trop conciliant non plus. a sa place je n'aurais pas pose pour une photo de famille avec tous ces mediocrates!
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Ses plans d'actions sont rédigés par les organismes internationaux com le FMI, bq mondiale et par l'ancienne puissance coloniale.C'pour cela au moindre truc il bloq tou et demande kon revient vite fait à la démocratie si non plus rien. Pensez vous vraiment q le niger est indépendant. C' de cette main invisible dont SMITH;
Et le Niger doit s'en défaire pour pouvoir émerger.
En ce ki concerne Tanja, c'est un homme q je respecte malgré tout car il a su dirigé notre pays pendant 10 ans et a fait tout son possible pour le bien être des hommes et femmes de mon pays. Et même demain s'il s présente en tant q candidat libre pour la présidence je voterai pour lui.
Les prérogatives du président, on n'y peu rien c' la loi ki les lui octroie. Pour kil n'y ait pas abus ils doivent être limiter par cette même loi.
En ce qui concerne les présidents en général ki ne veulent pas quitter leurs postes de responsabilités après leurs mandats je peu comprendre car aucune thérapie n'existe au niger pour l'après présidence.
Imaginez si au Niger kan tu n'es plus président un poste de responsabilité sur mesure t'attend par exemple super prési ONG, ou bien chancelier de je ne sais pas ka et tu es consulté à chaq fois kil y a de grands évènements à travers le pays. Pensez vous vraiment q le président voudra un autre mandat je ne le crois pas. En tant q futur psy il voudrait prendre aussi en compte le côté mentale du prési car c' un être humain avant tout.
C ki est urgent now pour le niger est de trouver sont indépendant finançière. Et après on réfléchira pour le reste comme la bonne gouvernance, l'education et autres.
En ce qui concerne la photo de famille pourkoi pas? Vous savez kan on atteind un certain degrés d'education, cela permet notre épanouissement d'un et ensuite favorise la comprehension et la tolérance entre les gens.
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les dix ans de gouvernement que tu pretes a tanja sont a inscrire au tableau de hamma amadou - a qui je reproche son pesant de betises et de manque de vision et de strategie de developpement.
ils veulent le pouvoir pour le pouvoir et pour eux memes non pour la haute mission d'ameliorer le bien etre du peuple; et de faire du niger un pays envie par les autres.
tanja n'avait pas gouverne. il n'existait pratiquement pas. apres l'eviction de hamma, la mediocrite en matiere de gestion des affaires d'etat et l'incapacite de tanja a gouverner etaient si manifestes que cela se voyait dans l'air ambiant. pour lui il n'y avait pas de difference entre le prefet de tahoua et le president de la republique. erreur grave!
tanja avait toute latitude de creeer son poste de super president de super ong. il n'en tenait qu'a lui. qui l'en avait empeche? d'autres chefs d'etat - nyerere, obasanjo, att, konare, senghor, abdou diouf, mandela, et, plus pres de lui, ali saibou et wanke tous deux militaires comme lui, sont partis avant lui. il a autant d'excuses de moins.
on ne peut pas s'accomoder de toutes charges lorsqu'on veut avancer!
je ne voterais pas pour lui parce qu'il a prouve son incapacite a developper notre pays, a lui donner une impulsion minimale sur une trajectoire ascendante. il nous a fait rater l'histoire! c 1 0!
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La faute n'incombe pa à tanja ne n'avoir pas créer un poste de surper prési mais la structure de gouvernance de notre pays.On n'a besoin de bne gouvernance cad des structures d'organisations dont les régles préalablement établi afin kils n'est pas confusion. Lui seul ne peut pas faire tout le travail. Mr Salou Djibo sera sûrement d'accord avec moi.
Au niger, c' des commerçants qui sont à l'assemblée nationale en tant q député, ou encore on retrouve un douanier premier ministre. Les commerçants st destinés à faire du commerce, les douaniers sur les frontières et les marabouts à prier ou faire de la prophétie.
Tout un chacun peut apporter, au développement de son pays, à sa manière, sa contribution s'il excelle éfficacement dans son domaine d'activité.
Au nigéria et au mali ou encore au sénégal ca marche car ils ont des règles de bne gouvernance.
Ce ki est fait est fait, les erreurs d'hier doivent nous servir de leçon now.
La niger peut repartir sur de bnes bases en disqualifiant tous les hommes politiques reconnu couplage de détournements de biens publics car on ne peut pas admettre q ses genres de fautes restent impuni, et ensuite établir les règles de gestion du pays cad lois, contitution et autres.
Qu'es s q vous pensez de la poligamie? Et si on l'interdisant au Niger.
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Et si on créait au niger un fond d'aide pour le développement national dant le but sera de pallier à l'absence d'équipement de base et de commodités cad routes, eau potable, centre de santé de base, électricité et de lutter aussi contre la pauvreté et l'inclusion sociale.
C fond tirera ses ressources de dons des particuliers et imposera à toutes entreprises nation ou internation sur le territoire nigerien de consacrer une partie de leurs bénéfices à ce fond car el utilisent les routes et autres.
C genre de fond existe déjà au mali, au BF, tunisie et autres....
kelq soit le président sans règles de bonnes gouvernances il ne pourra rien.
Vous serez d'accord avec moi car kureje vous êtes allé à la fac
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l'exclusion d'une classe politiq ou ethniq n'est pas une solution ou encore faire appel à des cabinets internationaux c'est remettre en cause la capacité intellectuelle des nigériens. L'etat nigérien a octroyé des bourses d'étude à bcp de nigériens qui sont now au service d'autres pays c'est à eu de reconstruire le pays. Ils n'ont ka faire appel à eux pour mettre en place toute cette stratégie.
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SVP vous êtes notre seul espoir faites en sorte que ça change. Les nigériens ont assez souffert














































énigrer le...
A bon entendeur Salut!