L’ancien ministre de la communication, porte-parole du gouvernement renversé le 18 février a été arrêté hier soir à Niamey. M. Kassoum Mahaman Moctar serait gardé à la direction de la Police judiciaire où il est interdit de visites, selon notre source.
Ces derniers jours, l’ancien ministre a multiplié les déclarations, à travers certains médias locaux et étrangers, exigeant la libération de l’ancien président nigérien Tanja Mamadou. Kassoum Moctar a même appelé la population à observer le jeun et de prier pour que Tanja recouvre la liberté.
Pour le moment, aucune réaction officielle pour confirmer cette arrestation, ni pour dire ce qu’on lui reproche.
16 mars 2010
publié le 16 mars 2010
Source : http://www.liberation-niger.com/
Commentaires (10)
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Ecrit par otentic, mars 17, 2010
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Le cas de l’ancien président Tandja Mamadou ainsi que celui de son ministre de l’intérieur Albadé Abouba qui ne sont toujours pas libérés reste également en suspens. Est-ce que cela impliquerait que vous avez des soupçons quand à leur implication dans certains dossiers pouvant déboucher sur leur éventuelle mise en accusation ?
Ce n’est pas une question de soupçons. Quand vous faites une opération de ce genre, cela implique nécessairement des raisons. Et justement l’une de ces raisons c*ncerne la gestion de certains dossiers éc*nomiques durant ces dernières années. Vous ne pouvez pas laisser comme ça des gens qui ont eu à gérer le pays pendant dix ans ne serait ce que par mesure sécuritaire. Cela soulève forcément des interrogations. Pour le moment le président est gardé pour des raisons sécuritaires
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Au lendemain du coup d'État, des réactions suscitées par l'évènement s'étaient traduites par des déclarations émanant de diverses structures dans lesquelles il était entre autres question de la libération de Tanja, c'est le cas par exemple de Seyni Omar, de Mamalo et d'autres acteurs de la vie politique
L'insistance du jeune Kassoum sur cette question serait-elle un simple fait de hasard qui se justifie par sa fidélité au maître ?
Selon toute vraisemblance le CSDR n'a pas encore fini de nous édifier sur les raisons du coup d'Etat et la longue détention de Tanja ; en effet, à travers les premières lignes de cet extrait d'interview réalisé au Maroc, le colonel Mossi nous informe que : "l’une de ces raisons c*ncerne la gestion de certains dossiers éc*nomiques durant ces dernières années"
Alors si tel est que des faits clairement établis sont reprochés à Tanja, le CSDR n'a qu'à prendre toutes ses responsabilités, informer l'opinion nationale dans la plus grande transparence et remettre Tanja et les dossiers entre les mains de la justice, seule compétente à juger les délits.
S'il n y a rien à lui reprocher, qu'il le libère parce que la raison de sécurité ne tient pas ; ce n'est pas en emprisonnant Tanja qu'ils peuvent garantir sa sécurité
Au lendemain du putsch, la junte avait affirmé par la voix de Djibrilla Hima pélé qu'ils n'allaient pas juger Tanja qu'il n' y aura pas de chasse à la sorcière, leur objectif étant de procéder à un assainissement du climat politique, réc*ncilier les nigériens entre eux et instaurer la démocratie.
Par c*nséquent, il n y a aucun intérêt à inventer des chefs d'accusation c*ntre Tanja, à moins qu'il n'y aie une volonté inavouée de "casser" sa grande popularité pour faire obstacle à un éventuel retour, ou que les rumeurs selon lesquelles les ordres auraient été instruits de certaines puissances étrangères s'avèrent vraies ; or, défendre les intérêts des néocolonialistes c*ntre ceux du Niger serait un acte de haute trahison que les nigériens ne pardonneront certainement pas.
L'un dans l'autre, nous attendons de voir l'évolution de la gestion militaire des affaires de l'Etat avec un oeil vigilent et la plus grande sérénité ; néanmoins, nous disons : "attention à la dérive !..."














































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