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Vers la création des fermes laitières dans toutes les zones cultivables du pays
Le gouvernement nigérien va « bientôt » lancer un programme de lutte contre l’insécurité alimentaire par le développement de l’irrigation (PLIADI), visant notamment la création de
9200 fermes irriguées, dont des fermes laitières dans toutes les zones cultivables du pays, a appris APA jeudi, de source officielle.
Ce programme « permettra aussi de booster la production laitière nationale de lait estimée à 825,051 millions de litres en 2005 et couvrant à peine 20 pour cent des besoins de la population » a déclaré le ministre des ressources animales, Issiah Ag Kato, à l’occasion d’une réunion pour la relance de la filière - lait à Niamey.
Au Niger, les unités de transformation de lait tournent avec « à peine 10% du lait cru produit au plan national », a-t-il déploré.
La faiblesse de la production nationale de lait, a-t-il poursuivi, est liée à « des facteurs tels que la désorganisation de la filière depuis les premières mesures d’ajustement structurel de 1985, l’insuffisance quantitative et qualitative de l’alimentation du cheptel ».
Il s’y ajoute « la persistance de certaines maladies animales, la faiblesse du système de recherche et développement sur la production laitière à travers notamment l’insémination artificielle et des croisements avec des races plus productives, un environnement économique peu incitateur pour le secteur laitier et l’insuffisance d’un système adéquat de collecte de lait ».
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Pour combler le déficit de la production nationale, le Niger « fait recours chaque année à des importations massives de poudre de lait en provenance des pays étrangers » a encore dit le ministre des ressources animales.
Selon lui, le capital bétail du Niger s’élève à « plus de 1000 milliards de FCFA et contribue à hauteur de 12% au produit intérieur brut national (PIB) et 35 % à l’économie agricole du pays ».
«L’élevage est pratiqué par près de 87% de la population active, soit en tant qu’activité principale, soit comme activité secondaire après l’agriculture » a affirmé le ministre Ag Kato.
Composé de « 7 336 089 bovins, 9 192 018 ovins, 11 238 268 caprins, et 565 420 camelins », le capital bétail du Niger est une « une source importante de devises pour l’Etat, pour les collectivités territoriales et pour les ménages ».
Il contribue aussi à la satisfaction des besoins alimentaires des populations à hauteur de 25% », a encore dit le ministre des ressources animales.