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Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM Mamadou Tandja, a procédé, hier, au Palais des Sports, à l'ouverture de la 1ère édition de la Journée du Paysan. C'était en présence du
Premier ministre, Chef du gouvernement, M Seini Oumarou, du 1er vice-président de l'Assemblée nationale, des présidents des institutions de la République, de membres du gouvernement, de députés nationaux, des ambassadeurs et représentants des organisations régionales et internationales, du Gouverneur de la région de Niamey, des responsables des organisations paysannes et de plusieurs invités.
Plusieurs interventions ont ponctué cette cérémonie, notamment celle du Gouverneur de la région de Niamey. M. Tahirou Amadou a saisi cette occasion pour souhaiter la bienvenue à tous ceux qui ont effectué le déplacement de Niamey dans le cadre de cette rencontre. " Je voudrais en cette occasion dire toute ma fierté au nom des laborieuses populations de ma région pour le choix porté sur Niamey afin d' abriter les présentes Journées où près de 5000 producteurs agro-sylvo-pastoraux sont venus de toutes les régions pour s'informer et échanger en vue d'une meilleure prise en compte de leurs problèmes ", a-t-il indiqué. La présence massive des organisations paysannes à cette rencontre, démontre, selon le Gouverneur de la région de Niamey, leur ferme détermination à lutter contre la pauvreté aux côtés des autorités de la 5ème République, sous la conduite clairvoyance du Président de la République. Le coordonnateur de la plate forme paysanne du Niger, M. Djibo Bagna, s'est lui, appesanti sur les difficultés que vit le monde paysan. Après avoir exprimé toute sa gratitude au Président de la République, pour la tenue de la rencontre, il a relaté les pressions diverses dont nos pays ont fait l'objet de la part des pays développés. C'est en ce sens qu'il a évoqué l'avènement de la signature des accords de partenariat économique (APE). Dans son plaidoyer, M. Djibo Bagna a tenu à spécifier plusieurs points qui préoccupent le monde paysan. Il s'agit, entre autres, de l'accès à des exploitations familiales à des financements appropriés, de la crainte des producteurs des conséquences des accords ''signés hâtivement'' dans le cadre des négociations APE avec l'Union européenne, du besoin des régions à être de véritables entités décentralisées pour favoriser un développement durable de l'agriculture. Il a aussi évoqué le fait que l'agriculture familiale a besoin d'un environnement de paix et de quiétude sociale pour s'épanouir. Les ministres en charge des Ressources Animales et celui du Développement Agricole se sont ensuite relayés pour exposer les réalisations de leurs départements ministériels en faveur du monde rural. Dans son intervention, le ministre des Ressources Animales, M. Issiah Ag Kato, a indiqué que l'importance de l'élevage n'est plus à démontrer. " En effet avec un cheptel estimé à 33 millions de têtes tous secteurs confondus, représentant le capital bétail de près de 2000 milliards de francs CFA, l'élevage constitue la deuxième source de richesse de notre pays et emploie plus de 87% de nos populations ", a-t-il ajouté. C'est pourquoi, selon les explications du ministre des Ressources Animales, le constat est très frappant de voir l'intérêt qu'accordent le Président de la République et le gouvernement à ce secteur. " Cette importance s'est traduite à travers la Stratégie de Développement Rural (SDR), où l'élevage a été identifié comme l'un des leviers de la croissance économique de notre pays ", a précisé M. Issiah Ag Kato. Pour sa part, le ministre du Développement Agricole, M. Mahamane Moussa, a d'abord évoqué les différentes rencontres du Président de la République avec les responsables des organisations paysannes, notamment en décembre 2001 et en septembre 2005. " Au cours de ces deux rencontres, les problèmes entravant le bon fonctionnement des organisations des producteurs ruraux ont été passés en revue ; et des mesures consensuelles pour redynamiser ces structures ont été prises en liaison avec leurs responsables ", a-t-il rappelé. Ainsi, plusieurs actions ont été élaborées à la suite de ces rencontres. Cependant, a reconnu M. Mahamane Moussa ''malgré tous ces efforts consentis, les organisations paysannes continuent à éprouver des difficultés pour assurer les services à la hauteur des besoins de leurs membres à cause notamment de l'insuffisance des moyens et leurs faibles capacités''. Mais, a-t-il poursuivi, c'est sans compter avec la perspicacité et le dynamisme du Programme spécial du Président de la République. En effet, au titre d'appui au monde rural, il a été réalisé plusieurs infrastructures dont entre autres : 51 mini-barrages avec un volume d'eau stockée de l'ordre de 50 millions de mètre cubes pour une superficie irrigable de 2932 ha. Il y a aussi la réalisation de 72 seuils d'épandage et de correction des lits de Kori permettant la recharge de la nappe et la mise en valeur pour les cultures de décrue de plus de 5800 ha. En amont, 18 périmètres irrigués à maîtrise totale d'eau ont été réalisés ou réhabilités, couvrant ainsi une superficie de 4364 ha. Le montant de toutes ces réalisations est estimé à plus de 10 395 663 772 francs Fcfa. Toujours est-il que l'organisation de cette Journée a été assez édifiante pour nous fixer davantage sur l'engagement des autorités pour le développement du secteur de l'agriculture et de l'élevage. " Pour notre part, nous maintiendrons et renforcerons notre démarche consistant à responsabiliser les producteurs à la base et à renforcer leurs capacités afin de créer les conditions du développement d'une agriculture et d'un élevage plus compétitifs et plus rentables ", a affirmé le Président de la République, Chef de l'Etat de l'Etat, SEM. Mamadou Tandja. Lire l’intégralité du discours du Président de la République M.S. Abandé Moctar 23 Janvier Publié le 23 Janvier 2008 Source: Le Sahel
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