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Une quarantaine de journalistes nigériens de la presse écrite et privée ont pris part le mardi le 15 Avril dernier à Africa Hall à une formation organisée sur la Stratégie de Développement
Rural (SDR) par le ministère du Développement Agricole. C'est le Secrétaire Général dudit ministère qui en a assuré la cérémonie d'ouverture.
Le séminaire qui a duré une journée visait à informer les communicateurs sur cette stratégie et susciter leur adhésion au processus de mise en oeuvre. Il s'agissait de leur présenter le document afin qu'ils contribuent à le faire connaître, préciser l'attente du comité interministériel auprès des communicateurs, et en même temps recueillir leurs points de vue sur la SDR, ainsi que sur le Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT). Le comité interministériel qui pilote la stratégie est formé de cinq (5) ministères, dont le Ministère du Développement Rural (MDA), qui chapeaute ce comité. Deux (2) communications ont été présentées aux journalistes, toutes très riches en informations. La première communication a expliqué ce qu'elle est, ses axes et sa démarche. Quant à la deuxième, elle a présenté avec assez de détails le CDMT, la masse d'argent à dépenser pour l'ensemble de la stratégie. Inspirée de la Stratégie de Développement Accéléré et de Réduction de la Pauvreté SADRP (2008-2012), dont elle est le volet agricole, qui est le nouvel cadre macroéconomique du pays, cette stratégie a été adoptée en Novembre 2003. Elaborée selon un processus participatif et itératif, qui a mobilisé l'ensemble des acteurs du secteur, à savoir les services de l'Etat au niveau central comme au niveau déconcentré, les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), les ONG et les organisations socioprofessionnelles, l'objectif de la SDR est de préciser les axes de la SDRP. L'objectif de cette stratégie est de réduire la pauvreté rurale de 66% actuellement, à 52% à l'horizon 2015, selon le SG qui prononçait le discours d'ouverture du séminaire. Financée entièrement sur fonds propres de l'Etat du Niger, cette nouvelle stratégie semble avoir eu l'agrément aussi bien de l'Etat, de ses démembrements que des bailleurs de fonds. On peut dire à priori qu'elle n'aura pas de difficultés pour son financement qui s'élèverait à près de 20 milliards chaque année. D'ores et déjà les bailleurs de fonds qui vont la financer sont à peu près connus. Et ils sont engagés à mettre la main à la poche, parce que le document produit par le Niger est le meilleur de la sousrégion et notre pays a même été félicité pour ce travail d'excellente qualité dont on demande à d'autres pays de s'inspirer. Mieux, du point de vue du processus de mise en oeuvre, le Niger a une grande longueur d'avance sur les autres pays et est même considéré par de grands pays comme un laboratoire en la matière. Si l'argent est au rendez-vous à temps pour le financement de cette stratégie, comme les bonnes intentions sont manifestes, il faut dire que les revenus ruraux vont substantiellement s'accroître, de façon à briser le cycle des famines au moins. Du moins nous l'espérons ! Ibrahim Manzo 20 Avril Publié le 18 Avril 2008 Source: L'Autre Observateur
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