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Lundi, 06 Fév 2012
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Le Nigérien de la semaine : Dr Farmo Moumouni

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 Dr Farmo_Moumouni Dr. Farmo Moumouni : Notre indépendance n’avait que quatre ans, lorsque j’entrai pour la première fois à l’école du Blanc. Les méthodes, dépersonnalisantes, que le colonisateur y avait instituées n’avaient encore rien perdu de leur vivacité. Je fus plusieurs fois porteur du « symbole », ce morceau de bois que l’on remettait, pour livrer à la vindicte scolaire, les élèves qui, au lieu de parler la langue du dominateur, commettaient le « crime » de parler la langue de leurs mères. Le début de ma scolarisation fut mouvementée car, en cette même année 1964, je changeai d’écoles, au gré des affectations et déménagements de mes parents : École Kalley d’abord, École Nord ensuite, et enfin École Canada ou j’étudiai jusqu’au CE1 (cours élémentaire) J’aime à dire aujourd’hui, avec le recul, que j’ai commencé mes études au Canada et que je les ai terminées au Canada. Dans le premier cas, Canada revoie à l’école primaire fondée par des religieuses canadiennes à Niamey, dans les années 60, dans le deuxième cas, Canada renvoie au pays dans lequel je réside depuis la fin de mes études universitaires.

Après l’école Canada, j’entrai au Cours Jean de la Fontaine, l’école française de Niamey. Accéder à cet établissement était pour d’aucuns un privilège. Mais je vécus cette période de ma vie comme un calvaire : le jeune écolier africain malléable et influençable à volonté que j’étais, était livré à la politique assimilationniste de la France. J’appris la géographie et l’histoire de la France, on m’enseigna, sans rire, que mes ancêtres étaient gaulois. Je fréquentai dans mes lectures des auteurs français, chaque jour, à la fin des cours, je chantai la Marseillaise. On voulut faire de moi, petit africain du Niger, un petit français à la peau noire.

Il fallut attendre le CEG centre de Niamey, et le contact avec d’autres jeunes nigériens moins exposés que moi à l’aliénation, pour que mes yeux commencent à s’ouvrir. Le réveil fut violent, mais salutaire. Contrairement à mes petits camarades du collège, je ne connaissais rien de l’histoire de mon pays, encore moins de celle de mon continent. Mes camarades ne manquaient d’ailleurs aucune occasion de se moquer de mon ignorance, et du petit accent français que j’avais acquis dans mon commerce avec l’école française de Niamey. Je fus souvent la risée des collégiens, j’eus honte de moi-même, mais mes déboires, au lieu de m’abattre, m’incitèrent à mettre à l’école de l’Afrique, à me réconcilier avec ma culture et mon histoire, à mettre fin au processus d’aliénation dans lequel j’étais pris, et à me retrouver.

En 1973-74 j’entrai en classe de seconde au Lycée Issa Korombé, mais l’année scolaire fut perturbée par le premier coup d’État militaire que connut le pays. Je devais l’année suivante reprendre la même classe, ce que je refusai. Je décidais alors d’être mon propre maître, je devins autodidacte : je m’instruisis tout seul du programme de la classe de 1ere. L’année scolaire 1976-77 avait été déclaré blanche. Cette année là, grâce à un ami voltaïque (burkinabé) de mon père, je puis entrer en classe de terminale au Lycée Philippe Zinda Kaboré de Ougadougou ou j’obtins mon Baccalauréat de l’enseignement secondaire. Je dois dire que lors des examens, sur trois mille ou quatre mille candidats, toutes séries confondues, nous étions que 77 à avoir réussi à l’écrit, c’est-à-dire du premier coup. J’avais obtenu la meilleure note en philosophie, et le quotidien national de la Haute-Volta dont le titre étais, je crois, L’Observateur, considérant que nous avions réalisé un exploit, nous réserva sa première page. L’article en question était intitulé : Nos 77 Cracks, et nos noms y étaient cités. J’en ai tiré une légitime fierté. Je dois dire aussi que le Président du Jury m’offrit de rester en Haute Volta, mais je déclinai l’offre par nationalisme.

Mon parchemin en poche, mon pays m’accorda une bourse d’études en philosophie. Je pris la route de l’Université de Dakar ou en plus de la philosophie, j’étudiai la sociologie et la linguistique. Pour l’obtention de ma Maîtrise en philosophie, je présentai un mémoire sur la philosophie africaine qui reçu la mention la plus élevée. A la fin de mes études, le Département de philosophie me proposa un poste de moniteur, en même temps que la possibilité de continuer mes études. Mais, à cette époque, le Niger obligeait ses étudiants à rentrer au pays après la maîtrise, d’y travailler pendant deux ans avant de poursuivre leurs études. Je regagnai donc le bercail avec l’intention d’y travailler pendant deux ans, mais je devais y exercer le métier d’enseignant à l’école normale de Tillabéri, au collège Mariama de Niamey et à l’université de Niamey, pendant huit ans.

En 1989, grâce à une bourse d’excellence de l’Université d’Ottawa et de L’ACDi (agence canadienne de développement international) je puis poursuivre mes études au Canada. En 1994, je soutint une thèse de Doctorat (Ph.D) en philosophie politique, sur la démocratie en Afrique. Et puisque je suis un ami du savoir, je fis un DÉSS (diplôme d’Études Supérieures Spécialisées) en Administration Internationale, et une Maîtrise en Administration Publique, à l’ÉNAP (École Nationale d’Administration Publique) de Hull.

Nigerdiaspora : Quels sont les facteurs qui ont orienté votre carrière?
Dr. Farmo Moumouni : Je crois être autorisé à dire que ma carrière est double. Je distingue en effet entre le penseur public et le penseur privé. Le penseur public, c’est l’enseignant soumis aux exigences des programmes. Le penseur privé, c’est l’écrivain qui n’a d’autre maître que lui-même. Cette carrière a sans doute été influencée par le milieu dont je suis issu. Mon grand-père fut le premier enseignant nigérien; mon père qui fut l’élève de mon grand-père, était enseignant. Ma mère, même si elle n’exerça pas le métier, avait reçu une formation d’enseignante. En devenant enseignant, je n’ai fait qu’exercer le métier de mon grand-père et de mon père. J’allais dire que l’enseignement, dans mon cas est un héritage. J’ai enseigné les disciplines que sont la philosophie, l’histoire africaine et le français, au Niger et au Canada. Mais, c’est surtout mon grand-père, Boubou Hama, homme politique, enseignant, écrivain, historien, dramaturge, philosophe, sociologue, essayiste, qui exerça l ‘influence la plus décisive sur l’orientation qu’allait prendre ma carrière. J’avais un grand respect pour l’homme et une profonde admiration pour ce qu’il faisait. C’est lui qui m’initia à la connaissance de l’Afrique, qui m’apprit à comprendre et à aimer l’Afrique. Alors que je n’avais que 12 ou 13 ans, il me confiait des pages noircies de son écriture rapide et souvent illisible, et me donnait la responsabilité de les mettre au propre. J’adorais cet exercice qui m’enrichissait en même temps qu’il m’occupait pendant les vacances scolaires. C’est sans doute de là que vient en partie la passion de l’écriture. Je ne prétends cependant pas que tout me vient de mes parents, puisque j’ai toujours été habité par le désir de connaître, et la volonté de partager ce que je sais avec les autres.

A mes yeux, la carrière du penseur public est moins intéressante que celle du penseur privé. J’entends par-là que la première est celle du répétiteur qui ressasse inlassablement les programmes établis, tandis que la seconde est celle du créateur qui s’émancipe de l’ordre établi, exerce sa liberté de pensée, affirme son indépendance intellectuelle, conçoit et propose des choses nouvelles. Cette liberté et cette indépendance d’esprit sont à l’œuvre dans toutes mes productions, qu’il s’agisse des articles, des études ou des livres. Qu’il me suffise ici de citer les plus importantes.

L’itinéraire de l’homme et du militant, éditions Hurtubise, Montréal, 1993.
Œuvre posthume de Boubou Hama publié par mes soins. Elle concerne l’histoire politique du Niger. L’auteur l’a rédigée au cours de sa période de détention, à Agdez.

La Logique du donner : Essai de compréhension du comportement de l’État africain dans ses rapports avec la société et ses relations avec les autres États. Situations et perspectives, ACDI, Hull, 1994.
L’odyssée d’un Tirailleur, Éditions des 5 continents, Montréal, 2000.
Traite du passage de la mission Voulet-Chanoine au Niger.
Les contes de l’Outaouais, Éditions Théles, Paris, 2007
Aux sources de la connaissance directe : la parenté entre l’égyptien ancien et le songhay, Éditions Mainebuc, Paris, 2008.

Je travaille en ce moment à l’écriture d’un nouveau roman qui se donne comme cadre le moyen âge africain, plus précisément le 14 e siècle. En attendant sa parution l’année prochaine, je peux déjà vous dire que l’histoire dont il s’inspire se déroule sous le règne du Mansa Souleymane.

Nigerdiaspora : Puisque vous ne voulez pas faire de confidences sur votre prochain ouvrage, parlez-nous du dernier, celui qui traite de la parenté entre le songhay et l’égyptien ancien.

Dr. Farmo Moumouni :
Cheikh Anta Diop, vous le savez, avait déjà soutenu que l’égyptien ancien par rapport à nos langues, jouait le même rôle que le grec ou le latin vis à vis des langues européennes. Il avait mis en évidence la parenté entre l’égyptien et le Wolof, sa langue maternelle. Ce livre est un prolongement de la tradition humaniste diopienne. C’est en lisant Cheikh Anta Diop que j’eus l’intuition de cette parenté entre le songhay et l’égyptien. Pour l’établir, il fallait selon les termes de C.A.Diop, acquérir la connaissance directe. La connaissance directe, en l’occurrence, c’est celle de l’Égypte pharaonique, de sa culture, celle des hiéroglyphes avec lesquelles je me suis familiarisé. Je tâche donc dans ce livre, de montrer la parenté entre l’égyptien et le songhay, en m’appuyant sur plusieurs observations :

  1. Des cas ou l’égyptien et le songhay utilisent les mêmes mots pour désigner les mêmes choses. Exemples : le mot bras se dit Keb en égyptien, Kebo en songhay. Le mot coin donne Kenb en égyptien, Kenbo en songhay.
  2. Des cas ou en passant do mot égyptien au mot songhay, il y a disparition d’un ou plusieurs éléments sans altération du sens. Exemples : le mot sourd se dit Benben en égyptien, et Bebe en songhay (les 2 n de l’égyptien disparaissent) Maison se dit Huet en égyptien, Hu en songhay ( le e et le t de l’égyptien disparaissent)
  3. Des cas ou en passant du mot égyptien au mot sonhay, il y a ajout d’un ou de plusieurs éléments, sans altération du sens.
  4. Exemples : le mot exister se dit Ounn en égyptien, il se dit Hounna en songhay ( ajout : h et a) Le mot prendre se dit : Sam en égyptien, il se dit Sambu en songhay (ajout : b et u)
  5. Des cas ou l’inversion d’un ou de plusieurs éléments du mot égyptien permet d’obtenir le mot songhay. Exemples : le mot dégoût se dit Fanet en égyptien, il se dit Fante en songhay (invesion e-t) Le mot durer se dit Yag, en songhay, il se dit Gay (inversion y-g)

Mais il y a plus. Je veux dire par-là qu’il existe un rapport étymologique entre l’égyptien et le songhay au sens ou il est possible en analysant le mot songhay de remonter à son origine égytienne et d’en établir la signification.
Exemples : Bahoun signifie vivant en songhay. Ce mot vient des termes égyptiens Ba qui signifie âme et de Ounn qui signifie exister. Le mot songhay bahoun (littéralement âme-exister, c’est-à-dire âme vivante) résulte de la fusion des deux mots égytiens.
Décomposons le terme songhay Gorkasin. Il est foré de gor, forme du verbe goro qui signifie : rester, s’asseoir, demeurer; de Ka qui signifie personne en égyptien; de Sin, altération de Sen qui en égyptien signifie : double, couple, être deux, s’unir ou s’associer. Or gorkasin en songhay signifie voisin, voisine, époux ou épouse. Étymologiquement gokasin signifie la personne avec laquelle on reste, on demeure; la personne avec laquelle on s’associe, on s’unit pour former un couple.

Enfin la référence à l’égyptien ancien m’a permis de résoudre une question qui, depuis le 17e siècle résistait aux spécialistes du songhay (Mahamoud Kati, auteur du Tarikh El Fettach, Adderrahaman Es-Sadi, auteur du Tarikh es-Soudan, Maurice Delafosse, Boubou Hama, jean Rouch, pour ne citer que ceux-là). Il s’agit de la signification et de l’origine du terme dynastique Si, Chi ou Ki. Je propose par ailleurs une explication du terme songhay lui-même, à partir de l’égyptien ancien.

Nigerdiaspora : Quels objectifs visez-vous en écrivant ce livre?
Dr. Farmo Moumouni : D’abord reprendre l’initiative de penser, de penser notre culture et notre histoire, de penser les phénomènes africains dans une perspective africaine, c’est-à-dire donc ne plus abandonner le dire de ce que nous sommes, de ce que nous avons été, de ce que nous avons à faire entre les mains de ces spécialistes étrangers qui prétendent nous connaître mieux que nous nous connaissons nous-mêmes; affirmer notre liberté de penser et notre indépendance intellectuelle. Montrer ensuite l’unité culturelle des peuples nigériens, celles des peuples africains, contribuer ainsi au renforcement des unités nationale et africaine. À cette fin, je fais des rapprochements entre le songhay et le haoussa, le peul, le mooré, le bambara, le sérère, le wolof, le mbosi, etc.

Nigerdiaspora : Le mot de la fin

Dr. Farmo Moumouni : Je réserve le mot de la fin aux jeunes et aux moins jeunes, nigériens et africains. Je leur dit, ayez recours à la connaissance directe, pour à partir d’elle et par vos compétence et votre intelligence, réinventer l’Afrique, en tenant compte de ce qu’elle a été, de ce qu’elle est. Il est temps en effet que les yeux de l’Africain s’ouvrent sur l’exceptionnel avantage qu’il possède, cet avantage que seul l’Africain possède au sein de l’espèce humaine. L’Africain est à la fois le premier et le dernier homme. Placé aux deux extrémités entre lesquelles l’humanité se perpétue, il bénéficie de l’expérience intégrale de l’homme. Il est temps que par-delà les pesanteurs du passé et du présent, l’Africain se perçoive comme porteur des semences de l’humanité, comme porteur d’humanité, et sache qu’une telle position lui donne des devoirs et des responsabilités. Cette nouvelle manière de penser et d’agir qui n’est ni repli sur soi, ni rejet de l’Autre, mais qui affirme que notre culture est première et fondamentale, que c’est par son truchement que s’opère notre ancrage au monde, je l’appelle Mési. Ce terme vient de l’égyptien msi qui signifie : enfanter, accoucher ou mettre au monde. Cette manière nouvelle de penser et d’agir devrait s’étendre è toutes les sphères de notre existence.
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Réalisée par Boubacar Guédé

01 Novembre 2008
Publié le 31 Octobre 2008

Lire aussi les contributions du Dr Farmo Moumouni.
Debout! Niger! Debout!
Aux source de la connaissance directe: la parenté entre l'égyptien ancien et le songhay
Comment on devient apatride
L'?intempestive ascension du Mnj
Dieu, nos Gouvernants et Nous
"Les Contes de l'Outaouais"
Quand le Niger se réveille
Un clin d'oeil spécial de Dr Farmo Moumouni
Cet « autre » de Boubou Hama


Commentaires (26)

Dr Hangadoumbo
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C'est un plaisir pour moi de lire cet interview de Dr. Farmo qui a été un ami et un grand frère. Nous nous sommes côtoyés depuis les années 1995-1996 sur l’un des premiers chatrooms appelé ‘Africaonline’. Nous n’avions jamais eu l’occasion de nous rencontrer.
Malgré cette séparation géographique notre amitié a continué. C’est ainsi que j’avais eu l’honneur de recevoir gratuitement aux USA le roman ‘l’Odyssée d’un tirailleur’ a sa parution.

A toutes les gloires scientifiques et littéraires connues et inconnues, de l’intérieur et de l’extérieur, je dirai que le jour viendra ou le Niger aura besoin de leur génie créateur pour son développement.

Saidou Hangadoumbo, MD, MPH PhD

Dr Hangadoumbo , novembre 02, 2008
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C'est toujours un immense plaisir et une réelle fierté de découvrir via ce site de Nigerdiaspora, des Nigériens qui inspirent d'autres nigériens, qui donnent l'exemple et qui nous sont présentés. C'est un travail louable qui mérite d'être continué.

La présentation de Dr Farmo, comme d'autres d'ailleurs, est une excellente manière d'amener les Nigériens qui visitent ce site à connaitre leurs frères et leurs potentiels, c'est à dire ceux qui sont, de par leurs capacités, compétences et savoir-faire, capables de contribuer à l'amélioration de l'image, de la perception et/ou du cadre et des conditions de vie des nigériens directement ou indirectement. Par cette approche, Nigerdiaspora contribue aussi à l'ancrage des valeurs universelles de connaissance et de mérite qui me semble, sont malmenées depuis un certain temps dans notre cher pays au profit de la politique. C'est incontestablement une tâche qui revient à l'ensemble des nigériens et surtout aux canaux d'information et de communication. Audela de l'information apportée, c'est de la réeducation que vous nous faites, car nous nous conaissons très peu par nos valeurs individuelles. Merci à Nigerdiaspora continuer à nous faire découvrir les nigériens dans leur inimaginable riche potentiel et dans leur diversité.
Dr Farmo, toute ma sympathie et ma fraternité à ton égard.

Fraternellement
magagi(Haboubacar M Manzo) , novembre 03, 2008
Bravo
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Après M. Ibrahim Tiémogo, voici un autre fils du Niger et de l'Afrique toute entière. Courage!
Dogo Mayaki , novembre 03, 2008
Professeur de Français au CLAB Niamey (Mission Catholique)
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C'est pour moi un réel plaisir de lire ces articles qui évoquent le parcours des nigériens. Cela va certainement motiver d'autres compatriotes à fournir plus d'efforts vers l'excellence.
Aussi, j'apporte mon soutien à cette façon de faire de votre part.
Courage!
Maïga Moctar Mamane Sidikou , décembre 01, 2008
Reaction
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j'ai été trés impressionné par le pacours de Dr Farmo et je le demande d'encourager les autres nigeriens àfaire autant. Puise ALLAH lui donne longévité et santé et courage.
Mercio.
KANNI Abdoulaye , décembre 04, 2008
Message reçu : YES WE CAN !
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Bonjour à tous !
A chaque fois que je lis ce genre d'article j'en ressors tout ému, motivé à bloc et près à changer le monde. C'est ainsi que j'ai crée des blogs sur les maux qui minent mon pays, durée de vie moyenne 2 mois; écris des articles mais toujours stockés sur mon disque dure car je trouve que c'est une goutte d'eau dans un océans; créer une ONG pour lutter contre la famine au Niger, je me suis confronter à l'implacable léthargie dans laquelle vivent nos populations.
A mon optimisme émergeant se confronte une réalité qui n'a que faire d'un « idéalisme hors contexte » du moins c'est ce qu'ils disent de nos projets. Peut être n'ont ils pas tort quand je lis Dr Farmo qui nous incite à nous penser par notre culture, même si nos détracteurs le disent pour nous déservir , à quelque chose malheur est bon ! Je ne vous connaissait pas avant aujourd'hui, mais j'apprendrais à le faire à travers vos écrits en espérant percer ce secret de « la connaissance directe ».
Je connais un certain nombre de nigeriens qui excèle comme vous dans leurs domaines cependant votre message n'atteint pas les véritables destinataires, sinon que les amis de l'Afrique(des occidentaux qui en ont assez du métro-boulot-dodo) et des « élites » de la diaspora africaine qui de part leurs isolement s'intègrent tellement qu'ils s'assimilent aux populations de leur pays hôte( on est pas loin de la tragédie du roi Christophe).
C'est pourquoi je vous incite ainsi que tous les lecteurs de NigerDiaspora de faire en sorte que votre message soit entendu, voire étudier dans nos écoles à la place des Baudelaire et consorts.

J'aime dire : Des Obamas au Niger y'en plein, sous le manguier entrain de poser le thé à parler de Socrate, Nitsche...able létargie dans laquelle vivent nos populations;
NIGEROBAMA , décembre 23, 2008
Enseignant au CLAB
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Cher frère NIGEROBAMA,
Je te comprends parfaitement, connaissant les réalités de notre pays mais je te demande de garder espoir et d'avoir davantage l'esprit de créativité. Ne nous fions pas à l'eternelle fatalité. Je te rappelle que " L'homme est la mesure de toute chose" et à coeur vaillant rien n'est impossible. Je suis content que vous faites allusion à Obama qui à certainement vécu pire que nous, mais je serais plus content si tu avais cité un leader africain qui avait eu de bonnes intentions pour le continent.
Pour finir je conseille d'être optimiste et surtout d'être juste dans tout ce que tu fais dans la vie.
Nous y arriverons!
Moctar Maïga , décembre 30, 2008
''Gouttou'' Monsieur Philo
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Moumouni Farmo fut une reférence au lycée Mariama avant de s'envoller au Canada. Ses connaissances lui valurent le nom de ''Monsieur Philo''. J'ai eu l'occasion de partager des bons moments avec lui. Nous l'appelions ''Gouttou'' dans la famille. Je me rapelle ses préférences pour les pigeoneaux. Serviable et disponible, ''Gouttou'' m'a beaucoup manqué. Je lui souhaite un bon nretour au niger pour faire profiter à la jeunesse ses connaissances.
Hassane Illiassou , janvier 06, 2009
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Salut, frère Moumouni! Félicitations sur le livre relatif à l'Égypte ancien.
Mastaki , mai 26, 2009
Salutations à Monsieur Farmo de la part d'une de ses anciennes élèves.
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Bonjour Monsieur Farmo,
J'au eu un immense plaisir à vous lire et à lire tous les commentaires des compatriotes nigériens sur vous. Je suis une de vos anciens élèves du lycée Mariama, et aujourd'hui je suis à mon tour professeure d'espagnol dans un lycée parisien. Ces quelques mots sont juste pour vous transmettre mes salutations et mes respects.
Safia
Safiatou Amadou , juin 30, 2009
souvenir souvenir
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BONJOUR A TOUS
NOUS NOUS REJOUISSONS D'AVOIR DES ELITES AFRICAINES PARTOUT DANS LE MONDE. NOUS SOMMES TRES FIERS DE VOIR NOS EINSTEN AFRICAINS DEMONTRER LEUR COMPETENCE A L'ECHELON MONDIAL.
IL EST SEULEMENT DEPLORABLE QUE , NOS SOI DISANT " GENIES" PASSENT TOUTE LEUR VIE A L'ETRANGER POUR SE PASSER COMME DES HEROS AU LIEU D'ETRE SUR LE TERRAIN POUR DEMONTRER LEUR CAPACITE ET LEUR TALENT.
CELA ME RAPPELLE L'AVENTURE D'UN JEUNE AFRICAIN PARTI A L'ETRANGER POUR UNE MEILLEUR VIE CHEZ SON COUSIN VIVANT DANS L 'OCCIDENT. CE DERNIER COUSIN " INTELLECTUEL" NON SEULEMENT REFUSE D'AIDER SON PROPRE COUSIN DE SANG POUR REGULARISER SES PAPIERS MAIS EN PLUS LUI VOLE UNE BONNE PARTIE DE SON ARGENT DE SURVIE !!!
ARRETONS L'HYPOCRISIE. RESPECTONS NOUS.

IZE GANI , juillet 18, 2009
Do not hate Cooperate !
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Respects au grand frere Dr. Moumouni son histoire est vraiment "uplifting" comme ont le dit dans le pays d' Obama, il est bon de lire et de connaitre la vie et l'experience de nos grands intellos restes au pays ou qui sont ailleurs. Chacun son destin , arretons la haine et la jalousie ca rend malade.........
irene Gbetholancy-Wheatley , août 25, 2009
Bravo Gouttou
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La lutte continue même à distance et ne saurait perdre de vue des hommes de valeurs comme toi.Tu restes mon frère malgré la distance.On ne voit qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible aux yeux.Dieu te protège ainsi que ta famille.
gérard Delanne , octobre 07, 2009
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Tu es et restera un exemple tonton, un modèle et une source de savoir pour la jeunesse,on marchera sur tes traces,ce sera dure de faire mieux,la barre est si haute,mais on essayera,la motivation y était mais depuis la lecture de cet interview elle est encore plus vivante,merci de faire vivre le Niger a travers tes écrits et de le représenté dignement à l'extérieur.D'autant plus qu'a l'heure ou j'écris ceux qui sont censés le faire, donc qui président a la destiné de notre chère patrie ne peuvent pas en dire autant!merci encore et bravo.
Dan-mallam Mansour , novembre 17, 2009
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Tu es et restera un exemple tonton,un modèle,une source de connaissance pour la jeunesse Nigérienne,ce sera dure de t'égaler, la barre est si haute!! mais la motivation qui était déja présente est maintenant encore plus vivante a la lecture de cet interview,on marchera dans tes pas.Merci de représenter le Niger comme tu le fait a travers tes écrits car les références comtemporaines manquent et nous, jeunes nigériens, avons besoins du témpoignage d'intellectuels post indépendence afin de nous inspirés de leurs analyses et visions qui seront a meme de plus nous aider que celles de nos grands parents qui vivaient une autre époque et étaient confrontés à d'autres réalités,meme si,je le crois et on le leur doit, le devoir de memoire reste primordial et qu'il doit a tout prix rester dans nos esprits que la liberté dont nous jouissons actuellement a été conquise et gagnée par des militants courageux.Merci encore de contribuer a la rayonnance de notre patrie et a sa fierté car a l'heure ou j'écris, ceux qui devraient le faire, donc qui président au destinée de la nation ne peuvent pas en dire autant!!!Encore Bravo
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , novembre 17, 2009
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Boujour frère

Je suis très fièr de lire ton article. Cela fait lontempsque nous ne nous sommes pas vus. Tu fais la fierté du Niger. Que les générations à venir s'inspirent de toi!

Je suis le fils de Monsieur Seyni Sona, ami intime de Monsieur Farmo Madoudou.
Ali Seyni Sona , avril 23, 2010
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c'est un réel plaisir de te lire et te savoir infatigable kan t'il s'agit de faire rayonner les valeur nigérienne. du courage et que Dieu t'aide toi et tous les nigeriens du pays et de l'extérieur. Ton petit frère de Télé matin
doudou amadou kangueye( géo3) douniatv , juin 24, 2010
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c'est un immense plaisir pour moi de vous decouvrir à travers cet interview. Votre contribution sur la connaissance de la parenté qui existe entre la culture egyptienne et songhay est très louable et merite d'être saluée. Cela montre l'importance de la recherche scientifique dans tous les domaines. Et nous sommes plus ravis de lire les oeuvres de nos frères Nigeriens.
Dr Moumouni Amadou , septembre 03, 2010
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felicitation camarade goutou, je viens de parcourir ton intervew, je suis tres fiers de toi, je te souhaite beaucoup de chance pour tes nouvelles responsabilités au servir du Niger. N'oublies pas les moutons de yawani.
Du courage et merci
Ibrahim ADA 03 septebre 2010
IBRAHIM ADA JIMMY , octobre 03, 2010
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JE SUIS FIERS DE TON ARTICLE, JE TE SOUHAITE BCP DE COURAGE ET DE CHANCE DANS TES NOUVELLES CHARGES AU SERVICE DU NIGER QUE TU AIMES BEAUCOUP. N'OUBLIES PAS LES MOUTONS DE YALWANI. MERCI BEAUCOUP.


IBRAHIM ADA JIMMY , octobre 03, 2010
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BRAVOS DR GOUTOU ET DU COURAGE? ET BONNE CHANCE POUR TES NOUVELLES CHARGES.N'OUBLIES PAS LES MOUTONS DE YEWANI.
IBRAHIM ADA JIMMY , octobre 03, 2010
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joyeux anniversaire et que le createur nous donne des milliers de freres moumouni.Je ne suis pas nigerienne mais je connais le niger a cause de feu boubou hama.je dois voir le niger avant de paser dans l'au-dela.Etant donne que le niger fait partie de l'afrique,je suis donc nigerinne.Nous sommes tous parentes.Mes felicitations au grand frere moumouni dont je suis tres fiere car son nouveau livre aux sources de la connaissance directe:la parente entre l'egyptien ancien et le songhai m'a fait passe la plus belle fin d'annee que je n'esperai pas.le livre m'a nourri l'intellect car la facon de penser du grand frere,son ironie en passant les messages ,la facon d'etayer son miens.Je me demandais si je n'etais pas genetiquement liee a lui.J'ai appris de nouveaux mots songey et j'ai commence a parler de lui a la communaute noire caraibeenne de londres ou je vis.J'ai parle de lui a un soninke senegalais et a un historien jamaicain qui l'a cite en reference dans notre livre sur l'empire songey que nous sommes en train de reactualiser avec des sources d'informations africaines.Aussi, concernant l'origine du mot soni dont il fait reference dans son oeuvre,je crois pouvoir apporter une information supplementaire.Soni etait le nom de la ville aswan en egypte avant que les arabes ne lui redonnent un nouveau nom.Cette information vient du frere adama drame soninke egyptologue vivant au senegal et qui a etudie l'agronomie en egypte.La tradition orale soninke dit que leur ancetre venait de soni en egypte et il alle retrouver des soninkes egyptiens noirs dont certains portent nos patronymes:diaby,fadiga,berete,diane.cisse.Il est l'auteur de quelques livres:les monotheistes prient en soninke et a eu a corriger les traductions de jean-francois champollion qui lui n'etait pas noir et cela il l'a fait en comparant le soninke a la langue egyptienne qu'il a eu le plaisir d'etudier.je lui ai suggere egalement de lire la derniere oeuvre du grand frere Moumouni et de rentrer en con tact avec lui.C'est la meilleure et seule facon de reconstuire l'afrique en nous mettant tous au-dessus des querelles mesquines et tribaliques que nos ancetres au debute dans le passe et qui se retransmettent car n'oublions pas que nous avons tous une memoire genetique et que nos genes et adn ont memorise et que nous-meme pouvons les reprogrammer.C'est cela que les neuroscientifiques et geneticiens ont decouvert recemment.nous sommes comme des ordinateurs dans lesquels on ecrit des programmes que nous pouvons effacer et reecrire.Le frere drame est joignable sur www.soninkara.org et mes sinceres felicitations et remerciements a la contribution de notre essor intellectuel a tous les farafins de differentes ethnies.Le batoure nous a si bien etudies qu'il connait nos faiblesses et usant habilement de la psychologie les utilise en notre defaveur.pensons positif restons positifs.Aimons nous.je vais sur tous les sites africains et sens la haine entre les ethnies.Voyons,nous sommes en l'an 2011 et bonne annee.que en nous puissons voir la germination de nos graines en nos enfants qui sont le futur qui est deja en face de nous.que sont devenus les empires du wagadou,mande et songhay moi je veux voir de nouveaux empires une fois de plus dans cette meme afrique-la.Bien a vous,Mlle Saran
saran , janvier 04, 2011
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Bravo grand frère, vous etes un exemple! Moussa Saley conseiller pédagogique de philosophie Maradi-Niger
Moussa Saley , janvier 17, 2011
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Bonjour! En vous lisant, j'ai compris une partie de l'éducation des années 1960. Vous êtes un exemple pour notre pays que nous aimons tous...
Chafahi Ibrahim Labo , janvier 18, 2011
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Bonjour monsieur Framo
je suis un de vos anciens elèves du collège mariama un des vos très grands admirateurs.Je vis actuellement en Belgique à Bruxelles précisement; Vous etes un exemple à suivre et je suis très fier de vous.Je ne savais pas que vous avez écrit tant d'ouvrages je vous voudrais les avoir tous.
Issaka Hima Moussa , mars 05, 2011
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Salut et bon courage. Au bon souvenir du Canada tout fraichement venu du CESTI de Dakar en 1980
Mamane Mamadou Journaliste , septembre 15, 2011

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