Dr. Farmo Moumouni : Notre indépendance n’avait que quatre ans, lorsque j’entrai pour la première fois à l’école du Blanc. Les méthodes, dépersonnalisantes, que le colonisateur y avait instituées n’avaient encore rien perdu de leur vivacité. Je fus plusieurs fois porteur du « symbole », ce morceau de bois que l’on remettait, pour livrer à la vindicte scolaire, les élèves qui, au lieu de parler la langue du dominateur, commettaient le « crime » de parler la langue de leurs mères. Le début de ma scolarisation fut mouvementée car, en cette même année 1964, je changeai d’écoles, au gré des affectations et déménagements de mes parents : École Kalley d’abord, École Nord ensuite, et enfin École Canada ou j’étudiai jusqu’au CE1 (cours élémentaire) J’aime à dire aujourd’hui,
avec le recul, que j’ai commencé mes études au Canada et que je les ai terminées au Canada. Dans le premier cas, Canada revoie à l’école primaire fondée par des religieuses canadiennes à Niamey, dans les années 60, dans le deuxième cas, Canada renvoie au pays dans lequel je réside depuis la fin de mes études universitaires.Après l’école Canada, j’entrai au Cours Jean de la Fontaine, l’école française de Niamey. Accéder à cet établissement était pour d’aucuns un privilège. Mais je vécus cette période de ma vie comme un calvaire : le jeune écolier africain malléable et influençable à volonté que j’étais, était livré à la politique assimilationniste de la France. J’appris la géographie et l’histoire de la France, on m’enseigna, sans rire, que mes ancêtres étaient gaulois. Je fréquentai dans mes lectures des auteurs français, chaque jour, à la fin des cours, je chantai la Marseillaise. On voulut faire de moi, petit africain du Niger, un petit français à la peau noire.
Il fallut attendre le CEG centre de Niamey, et le contact avec d’autres jeunes nigériens moins exposés que moi à l’aliénation, pour que mes yeux commencent à s’ouvrir. Le réveil fut violent, mais salutaire. Contrairement à mes petits camarades du collège, je ne connaissais rien de l’histoire de mon pays, encore moins de celle de mon continent. Mes camarades ne manquaient d’ailleurs aucune occasion de se moquer de mon ignorance, et du petit accent français que j’avais acquis dans mon commerce avec l’école française de Niamey. Je fus souvent la risée des collégiens, j’eus honte de moi-même, mais mes déboires, au lieu de m’abattre, m’incitèrent à mettre à l’école de l’Afrique, à me réconcilier avec ma culture et mon histoire, à mettre fin au processus d’aliénation dans lequel j’étais pris, et à me retrouver.
En 1973-74 j’entrai en classe de seconde au Lycée Issa Korombé, mais l’année scolaire fut perturbée par le premier coup d’État militaire que connut le pays. Je devais l’année suivante reprendre la même classe, ce que je refusai. Je décidais alors d’être mon propre maître, je devins autodidacte : je m’instruisis tout seul du programme de la classe de 1ere. L’année scolaire 1976-77 avait été déclaré blanche. Cette année là, grâce à un ami voltaïque (burkinabé) de mon père, je puis entrer en classe de terminale au Lycée Philippe Zinda Kaboré de Ougadougou ou j’obtins mon Baccalauréat de l’enseignement secondaire. Je dois dire que lors des examens, sur trois mille ou quatre mille candidats, toutes séries confondues, nous étions que 77 à avoir réussi à l’écrit, c’est-à-dire du premier coup. J’avais obtenu la meilleure note en philosophie, et le quotidien national de la Haute-Volta dont le titre étais, je crois, L’Observateur, considérant que nous avions réalisé un exploit, nous réserva sa première page. L’article en question était intitulé : Nos 77 Cracks, et nos noms y étaient cités. J’en ai tiré une légitime fierté. Je dois dire aussi que le Président du Jury m’offrit de rester en Haute Volta, mais je déclinai l’offre par nationalisme.
Mon parchemin en poche, mon pays m’accorda une bourse d’études en philosophie. Je pris la route de l’Université de Dakar ou en plus de la philosophie, j’étudiai la sociologie et la linguistique. Pour l’obtention de ma Maîtrise en philosophie, je présentai un mémoire sur la philosophie africaine qui reçu la mention la plus élevée. A la fin de mes études, le Département de philosophie me proposa un poste de moniteur, en même temps que la possibilité de continuer mes études. Mais, à cette époque, le Niger obligeait ses étudiants à rentrer au pays après la maîtrise, d’y travailler pendant deux ans avant de poursuivre leurs études. Je regagnai donc le bercail avec l’intention d’y travailler pendant deux ans, mais je devais y exercer le métier d’enseignant à l’école normale de Tillabéri, au collège Mariama de Niamey et à l’université de Niamey, pendant huit ans.
En 1989, grâce à une bourse d’excellence de l’Université d’Ottawa et de L’ACDi (agence canadienne de développement international) je puis poursuivre mes études au Canada. En 1994, je soutint une thèse de Doctorat (Ph.D) en philosophie politique, sur la démocratie en Afrique. Et puisque je suis un ami du savoir, je fis un DÉSS (diplôme d’Études Supérieures Spécialisées) en Administration Internationale, et une Maîtrise en Administration Publique, à l’ÉNAP (École Nationale d’Administration Publique) de Hull.
Nigerdiaspora : Quels sont les facteurs qui ont orienté votre carrière?
Dr. Farmo Moumouni : Je crois être autorisé à dire que ma carrière est double. Je distingue en effet entre le penseur public et le penseur privé. Le penseur public, c’est l’enseignant soumis aux exigences des programmes. Le penseur privé, c’est l’écrivain qui n’a d’autre maître que lui-même. Cette carrière a sans doute été influencée par le milieu dont je suis issu. Mon grand-père fut le premier enseignant nigérien; mon père qui fut l’élève de mon grand-père, était enseignant. Ma mère, même si elle n’exerça pas le métier, avait reçu une formation d’enseignante. En devenant enseignant, je n’ai fait qu’exercer le métier de mon grand-père et de mon père. J’allais dire que l’enseignement, dans mon cas est un héritage. J’ai enseigné les disciplines que sont la philosophie, l’histoire africaine et le français, au Niger et au Canada. Mais, c’est surtout mon grand-père, Boubou Hama, homme politique, enseignant, écrivain, historien, dramaturge, philosophe, sociologue, essayiste, qui exerça l ‘influence la plus décisive sur l’orientation qu’allait prendre ma carrière. J’avais un grand respect pour l’homme et une profonde admiration pour ce qu’il faisait. C’est lui qui m’initia à la connaissance de l’Afrique, qui m’apprit à comprendre et à aimer l’Afrique. Alors que je n’avais que 12 ou 13 ans, il me confiait des pages noircies de son écriture rapide et souvent illisible, et me donnait la responsabilité de les mettre au propre. J’adorais cet exercice qui m’enrichissait en même temps qu’il m’occupait pendant les vacances scolaires. C’est sans doute de là que vient en partie la passion de l’écriture. Je ne prétends cependant pas que tout me vient de mes parents, puisque j’ai toujours été habité par le désir de connaître, et la volonté de partager ce que je sais avec les autres.
A mes yeux, la carrière du penseur public est moins intéressante que celle du penseur privé. J’entends par-là que la première est celle du répétiteur qui ressasse inlassablement les programmes établis, tandis que la seconde est celle du créateur qui s’émancipe de l’ordre établi, exerce sa liberté de pensée, affirme son indépendance intellectuelle, conçoit et propose des choses nouvelles. Cette liberté et cette indépendance d’esprit sont à l’œuvre dans toutes mes productions, qu’il s’agisse des articles, des études ou des livres. Qu’il me suffise ici de citer les plus importantes.
L’itinéraire de l’homme et du militant, éditions Hurtubise, Montréal, 1993.
Œuvre posthume de Boubou Hama publié par mes soins. Elle concerne l’histoire politique du Niger. L’auteur l’a rédigée au cours de sa période de détention, à Agdez.
La Logique du donner : Essai de compréhension du comportement de l’État africain dans ses rapports avec la société et ses relations avec les autres États. Situations et perspectives, ACDI, Hull, 1994.
L’odyssée d’un Tirailleur, Éditions des 5 continents, Montréal, 2000.
Traite du passage de la mission Voulet-Chanoine au Niger.
Les contes de l’Outaouais, Éditions Théles, Paris, 2007
Aux sources de la connaissance directe : la parenté entre l’égyptien ancien et le songhay, Éditions Mainebuc, Paris, 2008.
Je travaille en ce moment à l’écriture d’un nouveau roman qui se donne comme cadre le moyen âge africain, plus précisément le 14 e siècle. En attendant sa parution l’année prochaine, je peux déjà vous dire que l’histoire dont il s’inspire se déroule sous le règne du Mansa Souleymane.
Nigerdiaspora : Puisque vous ne voulez pas faire de confidences sur votre prochain ouvrage, parlez-nous du dernier, celui qui traite de la parenté entre le songhay et l’égyptien ancien.
Dr. Farmo Moumouni : Cheikh Anta Diop, vous le savez, avait déjà soutenu que l’égyptien ancien par rapport à nos langues, jouait le même rôle que le grec ou le latin vis à vis des langues européennes. Il avait mis en évidence la parenté entre l’égyptien et le Wolof, sa langue maternelle. Ce livre est un prolongement de la tradition humaniste diopienne. C’est en lisant Cheikh Anta Diop que j’eus l’intuition de cette parenté entre le songhay et l’égyptien. Pour l’établir, il fallait selon les termes de C.A.Diop, acquérir la connaissance directe. La connaissance directe, en l’occurrence, c’est celle de l’Égypte pharaonique, de sa culture, celle des hiéroglyphes avec lesquelles je me suis familiarisé. Je tâche donc dans ce livre, de montrer la parenté entre l’égyptien et le songhay, en m’appuyant sur plusieurs observations :
- Des cas ou l’égyptien et le songhay utilisent les mêmes mots pour désigner les mêmes choses. Exemples : le mot bras se dit Keb en égyptien, Kebo en songhay. Le mot coin donne Kenb en égyptien, Kenbo en songhay.
- Des cas ou en passant do mot égyptien au mot songhay, il y a disparition d’un ou plusieurs éléments sans altération du sens. Exemples : le mot sourd se dit Benben en égyptien, et Bebe en songhay (les 2 n de l’égyptien disparaissent) Maison se dit Huet en égyptien, Hu en songhay ( le e et le t de l’égyptien disparaissent)
- Des cas ou en passant du mot égyptien au mot sonhay, il y a ajout d’un ou de plusieurs éléments, sans altération du sens.
- Exemples : le mot exister se dit Ounn en égyptien, il se dit Hounna en songhay ( ajout : h et a) Le mot prendre se dit : Sam en égyptien, il se dit Sambu en songhay (ajout : b et u)
- Des cas ou l’inversion d’un ou de plusieurs éléments du mot égyptien permet d’obtenir le mot songhay. Exemples : le mot dégoût se dit Fanet en égyptien, il se dit Fante en songhay (invesion e-t) Le mot durer se dit Yag, en songhay, il se dit Gay (inversion y-g)
Mais il y a plus. Je veux dire par-là qu’il existe un rapport étymologique entre l’égyptien et le songhay au sens ou il est possible en analysant le mot songhay de remonter à son origine égytienne et d’en établir la signification.
Exemples : Bahoun signifie vivant en songhay. Ce mot vient des termes égyptiens Ba qui signifie âme et de Ounn qui signifie exister. Le mot songhay bahoun (littéralement âme-exister, c’est-à-dire âme vivante) résulte de la fusion des deux mots égytiens.
Décomposons le terme songhay Gorkasin. Il est foré de gor, forme du verbe goro qui signifie : rester, s’asseoir, demeurer; de Ka qui signifie personne en égyptien; de Sin, altération de Sen qui en égyptien signifie : double, couple, être deux, s’unir ou s’associer. Or gorkasin en songhay signifie voisin, voisine, époux ou épouse. Étymologiquement gokasin signifie la personne avec laquelle on reste, on demeure; la personne avec laquelle on s’associe, on s’unit pour former un couple.
Enfin la référence à l’égyptien ancien m’a permis de résoudre une question qui, depuis le 17e siècle résistait aux spécialistes du songhay (Mahamoud Kati, auteur du Tarikh El Fettach, Adderrahaman Es-Sadi, auteur du Tarikh es-Soudan, Maurice Delafosse, Boubou Hama, jean Rouch, pour ne citer que ceux-là). Il s’agit de la signification et de l’origine du terme dynastique Si, Chi ou Ki. Je propose par ailleurs une explication du terme songhay lui-même, à partir de l’égyptien ancien.
Nigerdiaspora : Quels objectifs visez-vous en écrivant ce livre?
Dr. Farmo Moumouni : D’abord reprendre l’initiative de penser, de penser notre culture et notre histoire, de penser les phénomènes africains dans une perspective africaine, c’est-à-dire donc ne plus abandonner le dire de ce que nous sommes, de ce que nous avons été, de ce que nous avons à faire entre les mains de ces spécialistes étrangers qui prétendent nous connaître mieux que nous nous connaissons nous-mêmes; affirmer notre liberté de penser et notre indépendance intellectuelle. Montrer ensuite l’unité culturelle des peuples nigériens, celles des peuples africains, contribuer ainsi au renforcement des unités nationale et africaine. À cette fin, je fais des rapprochements entre le songhay et le haoussa, le peul, le mooré, le bambara, le sérère, le wolof, le mbosi, etc.
Nigerdiaspora : Le mot de la fin
Dr. Farmo Moumouni : Je réserve le mot de la fin aux jeunes et aux moins jeunes, nigériens et africains. Je leur dit, ayez recours à la connaissance directe, pour à partir d’elle et par vos compétence et votre intelligence, réinventer l’Afrique, en tenant compte de ce qu’elle a été, de ce qu’elle est. Il est temps en effet que les yeux de l’Africain s’ouvrent sur l’exceptionnel avantage qu’il possède, cet avantage que seul l’Africain possède au sein de l’espèce humaine. L’Africain est à la fois le premier et le dernier homme. Placé aux deux extrémités entre lesquelles l’humanité se perpétue, il bénéficie de l’expérience intégrale de l’homme. Il est temps que par-delà les pesanteurs du passé et du présent, l’Africain se perçoive comme porteur des semences de l’humanité, comme porteur d’humanité, et sache qu’une telle position lui donne des devoirs et des responsabilités. Cette nouvelle manière de penser et d’agir qui n’est ni repli sur soi, ni rejet de l’Autre, mais qui affirme que notre culture est première et fondamentale, que c’est par son truchement que s’opère notre ancrage au monde, je l’appelle Mési. Ce terme vient de l’égyptien msi qui signifie : enfanter, accoucher ou mettre au monde. Cette manière nouvelle de penser et d’agir devrait s’étendre è toutes les sphères de notre existence.
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Réalisée par Boubacar Guédé
01 Novembre 2008
Publié le 31 Octobre 2008
Lire aussi les contributions du Dr Farmo Moumouni.
Debout! Niger! Debout!
Aux source de la connaissance directe: la parenté entre l'égyptien ancien et le songhay
Comment on devient apatride
L'?intempestive ascension du Mnj
Dieu, nos Gouvernants et Nous
"Les Contes de l'Outaouais"
Quand le Niger se réveille
Un clin d'oeil spécial de Dr Farmo Moumouni
Cet « autre » de Boubou Hama
Commentaires (26)
...
La présentation de Dr Farmo, comme d'autres d'ailleurs, est une excellente manière d'amener les Nigériens qui visitent ce site à connaitre leurs frères et leurs potentiels, c'est à dire ceux qui sont, de par leurs capacités, compétences et savoir-faire, capables de contribuer à l'amélioration de l'image, de la perception et/ou du cadre et des conditions de vie des nigériens directement ou indirectement. Par cette approche, Nigerdiaspora contribue aussi à l'ancrage des valeurs universelles de connaissance et de mérite qui me semble, sont malmenées depuis un certain temps dans notre cher pays au profit de la politique. C'est incontestablement une tâche qui revient à l'ensemble des nigériens et surtout aux canaux d'information et de communication. Audela de l'information apportée, c'est de la réeducation que vous nous faites, car nous nous conaissons très peu par nos valeurs individuelles. Merci à Nigerdiaspora continuer à nous faire découvrir les nigériens dans leur inimaginable riche potentiel et dans leur diversité.
Dr Farmo, toute ma sympathie et ma fraternité à ton égard.
Fraternellement
Bravo
Professeur de Français au CLAB Niamey (Mission Catholique)
Aussi, j'apporte mon soutien à cette façon de faire de votre part.
Courage!
Reaction
Mercio.
Message reçu : YES WE CAN !
A chaque fois que je lis ce genre d'article j'en ressors tout ému, motivé à bloc et près à changer le monde. C'est ainsi que j'ai crée des blogs sur les maux qui minent mon pays, durée de vie moyenne 2 mois; écris des articles mais toujours stockés sur mon disque dure car je trouve que c'est une goutte d'eau dans un océans; créer une ONG pour lutter contre la famine au Niger, je me suis confronter à l'implacable léthargie dans laquelle vivent nos populations.
A mon optimisme émergeant se confronte une réalité qui n'a que faire d'un « idéalisme hors contexte » du moins c'est ce qu'ils disent de nos projets. Peut être n'ont ils pas tort quand je lis Dr Farmo qui nous incite à nous penser par notre culture, même si nos détracteurs le disent pour nous déservir , à quelque chose malheur est bon ! Je ne vous connaissait pas avant aujourd'hui, mais j'apprendrais à le faire à travers vos écrits en espérant percer ce secret de « la connaissance directe ».
Je connais un certain nombre de nigeriens qui excèle comme vous dans leurs domaines cependant votre message n'atteint pas les véritables destinataires, sinon que les amis de l'Afrique(des occidentaux qui en ont assez du métro-boulot-dodo) et des « élites » de la diaspora africaine qui de part leurs isolement s'intègrent tellement qu'ils s'assimilent aux populations de leur pays hôte( on est pas loin de la tragédie du roi Christophe).
C'est pourquoi je vous incite ainsi que tous les lecteurs de NigerDiaspora de faire en sorte que votre message soit entendu, voire étudier dans nos écoles à la place des Baudelaire et consorts.
J'aime dire : Des Obamas au Niger y'en plein, sous le manguier entrain de poser le thé à parler de Socrate, Nitsche...able létargie dans laquelle vivent nos populations;
Enseignant au CLAB
Je te comprends parfaitement, connaissant les réalités de notre pays mais je te demande de garder espoir et d'avoir davantage l'esprit de créativité. Ne nous fions pas à l'eternelle fatalité. Je te rappelle que " L'homme est la mesure de toute chose" et à coeur vaillant rien n'est impossible. Je suis content que vous faites allusion à Obama qui à certainement vécu pire que nous, mais je serais plus content si tu avais cité un leader africain qui avait eu de bonnes intentions pour le continent.
Pour finir je conseille d'être optimiste et surtout d'être juste dans tout ce que tu fais dans la vie.
Nous y arriverons!
''Gouttou'' Monsieur Philo
Salutations à Monsieur Farmo de la part d'une de ses anciennes élèves.
J'au eu un immense plaisir à vous lire et à lire tous les commentaires des compatriotes nigériens sur vous. Je suis une de vos anciens élèves du lycée Mariama, et aujourd'hui je suis à mon tour professeure d'espagnol dans un lycée parisien. Ces quelques mots sont juste pour vous transmettre mes salutations et mes respects.
Safia
souvenir souvenir
NOUS NOUS REJOUISSONS D'AVOIR DES ELITES AFRICAINES PARTOUT DANS LE MONDE. NOUS SOMMES TRES FIERS DE VOIR NOS EINSTEN AFRICAINS DEMONTRER LEUR COMPETENCE A L'ECHELON MONDIAL.
IL EST SEULEMENT DEPLORABLE QUE , NOS SOI DISANT " GENIES" PASSENT TOUTE LEUR VIE A L'ETRANGER POUR SE PASSER COMME DES HEROS AU LIEU D'ETRE SUR LE TERRAIN POUR DEMONTRER LEUR CAPACITE ET LEUR TALENT.
CELA ME RAPPELLE L'AVENTURE D'UN JEUNE AFRICAIN PARTI A L'ETRANGER POUR UNE MEILLEUR VIE CHEZ SON COUSIN VIVANT DANS L 'OCCIDENT. CE DERNIER COUSIN " INTELLECTUEL" NON SEULEMENT REFUSE D'AIDER SON PROPRE COUSIN DE SANG POUR REGULARISER SES PAPIERS MAIS EN PLUS LUI VOLE UNE BONNE PARTIE DE SON ARGENT DE SURVIE !!!
ARRETONS L'HYPOCRISIE. RESPECTONS NOUS.
Do not hate Cooperate !
Bravo Gouttou
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Je suis très fièr de lire ton article. Cela fait lontempsque nous ne nous sommes pas vus. Tu fais la fierté du Niger. Que les générations à venir s'inspirent de toi!
Je suis le fils de Monsieur Seyni Sona, ami intime de Monsieur Farmo Madoudou.
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Du courage et merci
Ibrahim ADA 03 septebre 2010
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je suis un de vos anciens elèves du collège mariama un des vos très grands admirateurs.Je vis actuellement en Belgique à Bruxelles précisement; Vous etes un exemple à suivre et je suis très fier de vous.Je ne savais pas que vous avez écrit tant d'ouvrages je vous voudrais les avoir tous.
































énigrer le...
Malgré cette séparation géographique notre amitié a continué. C’est ainsi que j’avais eu l’honneur de recevoir gratuitement aux USA le roman ‘l’Odyssée d’un tirailleur’ a sa parution.
A toutes les gloires scientifiques et littéraires connues et inconnues, de l’intérieur et de l’extérieur, je dirai que le jour viendra ou le Niger aura besoin de leur génie créateur pour son développement.
Saidou Hangadoumbo, MD, MPH PhD