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L'élevage est la seconde mamelle de l'économie du département de Say qui regorge d'énormes potentialités dans ce domaine. En 2005, selon Dr Moussa Idrissa, directeur départemental des Ressources animales,
274 734 bovins, 229 379 ovins, 256 605 caprins, 19 721 asines, et 1269 camelins ont été recensés au sein du département. Il faut dire que, de par sa position géographique, le département de Say, est une zone favorable à l'élevage. Il est nanti de plusieurs points d'eau dont notamment le fleuve Niger et ses affluents, des mares permanentes et semipermanentes. Au cours de la présente saison, malgré l'installation tardive de l'hivernage, la situation pastorale semble satisfaisante dans son ensemble. A la 2ème décade du mois d'août en effet, le stade végétatif dans le département était la montaison et le début épiaison pour les graminées. Quant au cheptel, il présente une bonne situation sanitaire, indique le directeur départemental qui affirme qu'aucune maladie contagieuse n'a été détectée, même au niveau de la volaille où très peu de cas de la maladie de Newcastle ont été déclarés. Cependant, la majorité du bétail est remontée au Sud et vers les pays voisins. C'est que, a indiqué Dr Moussa Idrissa, ''les aires de pâturages ont été difficilement installées, et n'ont été définitivement aménagées qu'au mois de juillet. Ce retard a fait que les éleveurs sont allés vers les régions herbacées''. Faisant un état des lieux de ce service dont il a la charge, Dr Moussa Idrissa a déploré le manque de moyen de déplacement qui limite la communication entre les agents. Conséquence, les 22 agents des 14 cellules d'intervention de base que compte ce service départemental n'ont tenu aucune réunion au cours de cette année. En fait, de ces 14 cellules, seules les 13 sont fonctionnelles, celle de Dogona n'ayant pas d'agent depuis un certain temps. Le directeur départemental des Ressources Animales a rappelé que malgré tout, son service a pu réaliser une opération de vaccination qui a permis de vacciner 105 539 bovins contre la péri-pneumonie contagieuse bovine, soit une couverture vaccinale de 38%. Actuellement, (au mois d'août), la grande partie du cheptel se trouve en transhumance dans le sud du département, dans les zones de pâturage. Mais le retour, surtout celles des vaches laitières, est imminent, indique notre interlocuteur qui ajoute que cette année, grâce à la disponibilité du pâturage, la transhumance est moins forte ainsi que la présentation du bétail sur les marchés. Ce dernier point a d'ailleurs eu pour conséquence une stabilité des prix qui restent en faveur des éleveurs. Seini Seydou Zakaria 29 Septembre 2007 Publié le 28 Septembre Source:Sahel Dimanche
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