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Harouna Abdou de Tahoua conserve le sabre
Les lampions de la 29ème édition du championnat national de lutte traditionnelle se sont éteints hier après-midi dans l'arène Salma Dan Rani de Dosso avec la confirmation de la suprématie de Harouna Abdou de Tahoua alias
Harouna Abdou : 118 kg tout en muscle
le ''Taureau de l'Ader, champion sortant, qui n'eût aucun mal à recouvrer le prestigieux sabre face à Oumarou Bindigaou de Maradi, à l'issue du combat de la finale. Très physique et bref, le combat entre les deux gladiateurs, est l'illustration parfaite des charmes de ce pan de notre culture, qu'est la lutte traditionnelle. La cérémonie consacrée à l'intronisation du nouveau roi des arènes a marqué la fin de la manifestation.
Dans l'allocution de clôture qu'il a prononcée peu avant le combat tant attendu, le ministres de la Jeunesse et des Sports, M. Abdoulrahamane Seydou, a d'abord rendu grâce à Allah, le Clément, le Miséricordieux, pour avoir permis que cette 29ème édition du championnat national de lutte traditionnelle, manifestation tant attendue par l'ensemble de la population nigérienne , s'achève sur une note de satisfaction générale, avec le sentiment du devoir accompli. Aussi, le ministre Abdoulrahamane Seydou a-t-il adressé aux principaux acteurs que sont les lutteurs, qui pendant dix jours, ont su gratifier le public d'intenses et palpitants combats.
Ce championnat national de lutte traditionnelle organisé par l'Etat, a dit le ministre de la Jeunesse et des Sports, constitue un cadre d'échange dans la fraternité et la concorde en vue du renforcement de l'unité nationale, de la solidarité et de la culture de la paix, le tout dans la joie et l'allégresse. A l'image des précédentes, a souligné M. Abdoulrahamane Seydou, cette 29ème édition a assurément apporté sa contribution dans le renforcement de l'unité nationale, une valeur très chère au Président de la République, Chef de l'Etat, SEM. Mamadou Tandja, et au Premier ministre, Chef du gouvernement, SEM. Seïni Oumarou.
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Après avoir salué le succès éclatant ayant sanctionné ce grand rendez-vous de Dosso, le ministre de la Jeunesse et des Sports a adressé ses vifs et vibrants remerciements à l'ensemble des acteurs ayant contribué à la réussite de l'événement. Dans la foulée, il a cité, entre autres, les membres du Comité national d'organisation, ceux du Comité régional d'organisation, les autorités administratives et coutumières, la chefferie traditionnelle du Niger dans son ensemble, les arbitres, les ''Tchali-tchali'', sans compter les journalistes des médias publics et privés grâce au concours desquels les échos de l'arène Salma Dan Rani de Dosso ont été répandu dans tous les coins du pays, voire à l'extérieur. Le ministre Abdoulrahamane Seydou a également exprimé sa satisfaction face à l'affluence des délégations venues des pays voisins, en l'occurrence du Nigéria, tout en louant le rôle intégrateur due la lutte traditionnelle.
Il faut rappeler qu'avant d'en arriver à cette phase ultime de la manifestation, les huitièmes et quarts de finales avaient opposé, samedi dernier, les dix (10) lutteurs restés invaincus à l'issue de la phase préliminaire qui s'est déroulée pendant une semaine dans l'arène Salma Dan Rani. C'est ainsi que Oumarou Bindigaou de Maradi a terrassé Aboubacar Oumarou Tchera de Dosso ; Aliyou Salaou de Zinder a quant a lui, usé de ses qualités athlétiques pour faire mordre la poussière à Soumaila Halilou de Dosso. Le combat qui a opposé Harouna Abdou à Balla Harouna, a été d'une autre facture. Le public a en effet, assisté à une véritable opposition de style, entre le mastodonte de l'Ader, qui est beaucoup plus physique, avec cependant une forte dose de mysticisme, et le fin technicien du Damagaram, Balla Harouna. Après plus de 45 minutes de combat, Harouna Abdou réussit à placer une charge imparable sur le lutteur de Zinder qui finit son esquive au sol.
C'est le dernier combat qui a opposé, Boubé Siradji Boureima de Dosso à Yahaya Nomao de Maradi, qui a été le plus époustouflant de ce championnat. Les deux lutteurs se sont pratiquement neutralisés pendant plus de deux heures d'horloge, prenant tout le public en otage jusque dans les environs de 20 heures 30 minutes en heure locale. Il aura fallu de multiples interventions du jury pour mettre fin à ce duel inédit entre les deux hommes. Et c'est finalement Boubé Boureima qui l'emporte aux points devant son adversaire Yahaya Nomaou.
Hier matin, le public de l'arène Salma Dan Rani a eu droit aux deux combats de demi-finales qui ont opposé d'une part Harouna Abdou à Boubé Siradji Boureima de Dosso, et d'autre part, Aliyou Salaou à Oumarou Ali Bindigaou de Maradi. Deux combats de titans qui ont cristallisé pendant de longues minutes les regards des supporters, coéquipiers, encadreurs, dirigeants, autorités et journalistes. Diminué par plus de deux heures de combats contre Yahaya Nomao, la veille, le lutteur de Dosso n'a pas pu résister au taureau de l'Ader qui l'a envoyé au tapis à moins d'une dizaine de minutes de combat. Le duel entre Aliyou Salaou de Zinder et Oumarou Bindigaou de Maradi a trouvé son dénouement avec la chute du premier devant le second.
A l'issue de la première phase, le classement général par équipe place Tahoua en tête avec 141 points ; 2ème Maradi avec 138 points ; 3ème Zinder avec 129 points ; 4ème Dosso avec 111points ; 5ème Diffa avec 99 points ; 6ème Niamey avec 84 points ; 7ème Tillabéri avec 81 points et 8ème Agadez avec 57 points.
Les trois premières équipes de ce classement ont bénéficié respectivement de 500000FCFA et une coupe ; de 300000FCFA ; et de 200000FCFA. En plus de grosses récompenses dont ont bénéficié les deux finalistes, toutes les délégations présentes à ce 29ème championnat national de lutte traditionnelle ont été gratifiées d'une prime de participation de 500000FCFA. Les sept lutteurs ayant chuté une seule fois à l'issue de la phase préliminaire, ainsi que ceux qui ont chuté à l'occasion des phases finales ont également été récompensés. Les anciens lutteurs médaillés tels que Salma Dan Rani, Balla Dan Kado, Kadadé Zambo et autres anciennes gloires des arènes ont également été récompensés. Trois bourses pour une formation de trois ans chacune, au pays du soleil levant, ont été offertes par la coopération japonaise aux trois lutteurs de la région de Dosso ayant dépassé le cap du premier tour : Boubé Siradji Boureima, Aboubacar Oumarou Tchera et Soumaila Halilou.
De nombreux nigériens ont également fait preuve de générosité à l'égard des lutteurs et des musiciens, à cette même occasion. Les Gouverneurs des Etats fédérés de Sokoto et de Gigawa au Nigeria, qui ont pris part à cette fête de Dosso, ont mis la main à la poche pour récompenser nos valeureux gladiateurs. l