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Le Chef de l'Etat rencontre les membres de la commission nationale d'organisation du SAFEM
Le Chef de l'Etat rencontre les membres de la commission nationale d'organisation du SAFEM et ceux de la Plate-forme paysanne. Le Président de la République, Chef de l'Etat, SEM.
Le Chef de l’Etat lors de la rencontre avec ....
Mamadou Tandja, a rencontré hier matin à la Présidence, les membres de la commission nationale d'organisation du Salon international de l'artisanat pour la femme (SAFEM) et le bureau de la Plate-forme paysanne du Niger. La première rencontre s'est tenue en présence de la ministre du Tourisme et de l'Artisanat et de celle de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant. Quant à la seconde rencontre, elle s'est déroulée en présence du Premier ministre, Chef du gouvernement, SEM. Seini Oumarou, du ministre du Développement Agricole et de celui des Ressources Animales. Il s'est agi pour les deux structures rencontrées de présenter respectivement au Chef de l'Etat le bilan de la 5ème édition du SAFEM et celui de la 1ère édition de la Journée du paysan nigérien. La promotion de la femme et le développement du secteur rural étant des secteurs très chers au Président de la République. Il a de cet fait pris tout son temps pour écouter et échanger avec les représentants de ce secteur sur leurs préoccupations. Dans son intervention, la ministre du Tourisme et de l'Artisanat a présenté le bilan de la 5ème édition du SAFEM, tenue du 1er au 10 décembre 2007 au Village artisanal de Wadata (Niamey). Une édition qui a vu la participation de 14 pays sur 16 escomptés, soit 577 exposants dont plus de 73% de femmes. Les participants venus des pays voisins ont occupé 130 stands sur les 213. En terme de chiffres, selon les statistiques, on parle de plus 546 000 000 Fcfa de chiffre d'affaires et de 20 000 visiteurs enregistrés dont environ 57% de femmes.
Les dépenses réalisées au cours de cette 5ème édition se chiffrent à 194 millions de Fcfa soit 90% des dépenses prévisionnelles. En outre, sur les 192 millions de Fcfa mobilisés, 79% l'ont été au niveau national dont plus de 40 % de ressources du Programme spécial du Président de la République. Globalement, les objectifs assignés à cette édition ont été atteints selon la ministre Aïssa Siddo Amadou. Le SAFEM a aussi permis de visiter 10912 femmes artisanes, de répertorier, sinon de créer, des groupements. Ils sont au total 282, parmi lesquels 96 totalisant un effectif de 4528 femmes, qui ont été appuyés financièrement grâce aux fonds du Programme spécial.
... les membres de la plate-forme paysanne...
La ministre du Tourisme a présenté ses remerciements au Chef de l'Etat et à la Première Dame Hadjia Laraba Tandja dont l'appui et la disponibilité ont permis à cette manifestation d'atteindre son niveau actuel. La ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant, Mme Barry Bibata Gnandou, a aussi intervenu pour témoigner sa gratitude à la Première Dame qui l'a toujours soutenue dans son domaine. Quant à la coordinatrice du SAFEM, Mme Kané Aïchatou Boulama, elle a mis l'accent sur trois des recommandations formulées dans ce bilan. Ainsi, elle a sollicité auprès du Chef de l'Etat, notamment à travers le Programme spécial, un appui (tant financier qu'en équipement) au profit des femmes artisanes, rurales surtout. Cet appui doit s'étaler sur 18 mois pour aider ces femmes artisanes à sortir de l'anonymat. La deuxième doléance est relative au site de la manifestation. En effet, l'envergure qu'a pris le SAFEM exige l'octroi d'un site adéquat. A propos, la commission nationale du SAFEM a déjà identifié un site et sollicite l'intervention du Chef de l'Etat pour son acquisition, les études architecturales et l'appui dans la recherche de financement pour la mise en valeur du site. Enfin la troisième doléance est relative au financement du SAFEM. La coordonnatrice du SAFEM a formulé le voeu que le
...et avec ceux du comité nat. d’org.du SAFEM
SAFEM soit financé à 80% par les ressources du Programme spéciale. Il faut noter que la 6ème édition est programmée et se déroulera du 30 octobre au 8 novembre 2009.
Après ces différents exposés, le Chef de l'Etat a félicité les membres de la commission pour la réussite de cette 5ème édition. ''Il s'agit d'une question de fierté nationale et tous les Nigériens doivent être avec vous pour que le SAFEM reste nigérien'', a déclaré SEM. Mamadou Tandja. Et joignant l'acte à la parole, le Président de la République n'a pas attendu pour donner des réponses favorables aux trois doléances majeures posées par la coordinatrice du SAFEM. Ainsi, pour ce qui est de l'appui aux femmes artisanes, le Chef de l'Etat a donné son accord pour que chaque année, 150 à 200 millions de Fcfa soient débloqués pour appuyer les groupements féminins, mais sous forme de crédit. ''Les fonds sont disponibles et vous êtes venues à un moment où nous pouvons vous soutenir'', a dit le Président Mamadou Tandja, qui a par ailleurs demandé à la commission d'évaluer les besoins des femmes artisanes en équipement et de la transmettre à la Centrale d'Approvisionnement. Il a aussi demandé à la commission nationale du SAFEM de déposer une demande au Ministère de l'Urbanisme relativement au site. Des instructions ont été données par le Chef de l'Etat pour accélérer le processus sur ces questions des équipements et du site. Le Chef de l'Etat n'a pas manqué d'encourager les femmes à poursuivre dans cette lancée. Après tout, c'est une question de confiance envers les femmes. En effet, il a rappelé des faits et des situations qui ont prouvé que les choses marchent le plus souvent mieux quand elles sont conduites par les femmes.
Au cours de la seconde rencontre, le président de la plate-forme paysanne nigérienne a tout d'abord présenté, au nom de toutes les organisations de producteurs, leur reconnaissance pour son appui à l'organisation de la 1ère journée du paysan nigérien. M. Djibo Bagna a indiqué que cet évènement a eu un écho non seulement au plan national, mais aussi au niveau international. Le président de la plate-forme paysanne du Niger devait par la suite exposer un certain nombre de questions déjà évoquées lors de la journée du Paysan nigérien tenue les 21 et 22 janvier 2008, et qui préoccupent toujours les producteurs. Il s'agit entre autres de l'approvisionnement en intrants, de l'implication des producteurs dans la gestion de la Centrale d'Approvisionnement, de la création d'une banque agricole, de la modernisation de l'élevage à travers le croisement des races et de l'agriculture, de la recherche agronomique, de l'accès de la plate-forme aux médias publics, la représentativité des organisations de producteurs dans certaines institutions comme le CESOC, le HCCT, dans l'organisation des foires, la gestion non violentes des conflits, la réhabilitation des unités de transformation et de la commercialisation et de valorisation de la production nationale. Sur toutes ces préoccupations, le Président de la République a écouté les représentants des producteurs pour leur répondre avec le langage de vérité qu'on lui connaît. Ainsi, le Chef de l'Etat a demandé aux producteurs de garder leur calme en ce qui concerne la question des engrais. En effet, en plus du stock déjà disponible, une commande de 5 milliards a été déjà lancée. Par contre, la question de la création d'une banque agricole ne peut être résolue immédiatement, a dit le Président de la République. ''Nous partageons vos préoccupations, mais nous tenons aussi compte de nos capacités'', a déclaré SEM. Mamadou Tandja. Au demeurant, le Chef de l'Etat a rappelé des expériences malheureuses passées comme celle de la CNCA, qui, a-t-il indiqué, nous poussent à être prudents.
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Par contre, le Chef de l'Etat dit être parfaitement d'accord avec les producteurs que l'absence de structures de commercialisation et de valorisation des produits agropastoraux nuit beaucoup aux paysans, et au-delà, à l'économie nationale.
Là aussi le Président de la République a annoncé aux paysans que des discussions sont engagées avec des partenaires pour aider le Niger à réhabiliter ces structures. En outre, SEM. Mamadou Tandja a appelé les producteurs à respecter leurs engagements en ce qui concerne notamment le remboursement des prêts et crédits. Sur ce point, il a une fois de plus mis l'accent sur l'exemple des femmes qui font montre de plus de crédibilité dans ce domaine. Il a par ailleurs demandé aux organisations paysannes de répertorier leurs besoins en appuis divers et de se rapprocher des Ministères concernés (Développement Agricole et Ressources Animales) à qui des instructions ont été données pour répondre dans les meilleurs délais à ces préoccupations.
D'ailleurs, devait indiquer le Chef de l'Etat,le ministre des Ressources Animales vient de rentrer d'une mission au cours de laquelle il a échangé avec des partenaires sur le début de croisement de nos races animales en vue de l'amélioration de la production du lait et de la viande. Les experts seront là incessamment, mais prévient le Chef de l'Etat, ce type d'élevage nécessite des investissements. Relativement à la réduction des coûts de l'électricité dans les aménagements hydro-agricoles, le Chef de l'Etat a promis d'examiner la question. Par contre, il faut rappeler que déjà, en 2002, une réduction de 30% a été opérée par la Nigelec sur instruction du PRN. Actuellement, les aménagements payent 70% mais veulent que ces coûts descendent encore à 50%. Mais le plus important pour nous, devait dire le Chef de l'Etat, c'est que nos producteurs soient capables de produire suffisamment pour les besoins alimentaires de la Nation, surtout en ce moment où le riz connaît une flambée de prix.
Il faut souligner que le Premier ministre, Chef du gouvernement, SEM Seini Oumarou, a aussi intervenu pour apporter les éléments d'explication sur les efforts que fournit le gouvernement sur instruction du Chef de l'Etat pour valoriser la production nationale. SEM. Seini Oumarou a cité, entre autres, la réhabilitation de l'usine du riz du Niger de Tillabéry, d'autres unités qui sont aussi en voie de réhabilitation. En outre, le gouvernement a demandé à l'OPVN d'acheter la production locale du riz et de la faire transformer par la RINI.
La fixation des prix a aussi été abordée au cours de ces échanges. Sur ce point, le PRN partage parfaitement la préoccupation des producteurs qui se disent exclus de la démarche de fixation des prix. Sur toutes les questions soulevées, le Président de la République a assuré les producteurs que des efforts sont entrain d'être déployés. L'immensité de la tâche fait que les concernés trouvent le processus lent. Enfin, le Président de la République a appelé les organisations paysannes à impliquer et intégrer suffisamment les femmes dans leurs activités. ''Ce qui vaut maintenant, c'est la contribution et l'effort de la personne humaine, sans aucune discrimination, dans le processus de développement national'', devait-il conclure.