Dette publique : le Niger doit rembourser 669 milliards de FCFA en 2027

Capital et intérêts compris, le Trésor public devra débourser 669,46 milliards de FCFA en douze mois auprès de ses créanciers régionaux. Le quotidien L'Enquêteur décrypte ce « mur des échéances » qui pèsera sur la préparation du budget 2027.
Le montant est considérable. Dans sa parution du mercredi 4 novembre 2026, le quotidien privé L'Enquêteur révèle, échéancier de l'UMOA-Titres à l'appui, l'ampleur du défi financier qui attend le Niger l'an prochain : 539,97 milliards de FCFA de capital et 129,49 milliards de FCFA d'intérêts arrivent à échéance.
Au total, c'est une enveloppe globale de 669,46 milliards de FCFA que les caisses de l'État devront décaisser en douze mois au profit des créanciers régionaux.
Un test grandeur nature sur le marché
Ces révélations interviennent alors que l'État sollicitait, le jeudi 5 novembre, 40 milliards de FCFA sur le marché régional de l'UMOA-Titres. Une opération que le journal juge particulièrement révélatrice : « Le taux de couverture de l'opération et les rendements exigés par les banques donneront un premier baromètre de la confiance du marché et du prix que le Niger devra payer pour financer ses échéances de 2027. »
Deux leviers pour le Trésor
À l'heure de l'élaboration du budget 2027, la question est, selon L'Enquêteur, « très concrète » : comment le gouvernement compte-t-il absorber ce pic de remboursement ?
Deux voies s'offrent traditionnellement au Trésor public. La première consiste à mobiliser davantage de recettes internes, fiscales, douanières et pétrolières, pour éponger directement une partie de la dette arrivée à maturité. La seconde, le roulement de la dette, revient à émettre de nouveaux emprunts sur le marché régional pour rembourser les anciens.
Dans un contexte où le Niger affirme sa volonté de financer lui-même son développement, la montée en puissance des recettes pétrolières pourrait constituer un atout de taille pour franchir ce cap.
Boubé G. (Nigerdiaspora)

