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Des réflexions pertinentes sur les politiques éducatives
L’association Alternative Espaces Citoyens a organisé, les samedi 23 et dimanche 24 février derniers, des journées d’études sur le droit à l’éducation au Niger à la Maison de la Presse de Niamey. Ces assises ont permis aux participants
issus des couches socioprofessionnelles diversifiées de notre pays, tant de Niamey que de l’intérieur, de se retrouver pour discuter sur la question de l’éducation.
Cette rencontre a offert aussi l’opportunité à Alternatives Espaces Citoyens de partager avec les différents participants, les conclusions d’un rapport d’analyse sur les politiques éducatives et le financement de l’éducation. Il faut également souligner qu’au cours de ces journées d’importantes communications ont été animées par différents panélistes issus de Alternative, du Ministère de l’Education Nationale et de la Direction de la promotion de la scolarisation des filles. Les éminents conférenciers ont entretenu les participants sur d’importants sujets comme ‘’l’analyse des politiques éducatives au Niger’’ ; ‘’le cycle budgétaire au Niger’’ ; ‘’analyse sectorielle du budget dans le domaine de l’éducation’’ ; ‘’mise en oeuvre du programme décennal pour le développement de l’éducation’’ ; ‘’obstacles à la scolarisation de la petite fille au Niger’’ et ‘’approche genre de l’allocation des ressources dans le secteur de l’éducation’’.
Il faut dire que le rapport constate une hausse assez régulière relativement à la part allouée à l’éducation dans le budget de l’Etat. Mieux, si on regarde les chiffres, l’éducation reste une priorité comparativement aux autres secteurs sociaux de base comme la santé, l’eau, etc.
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Cependant, outre le budget en général, les ressources allouées à l’éducation viennent de l’extérieur, et la part réservée à l’éducation primaire demeure plus importante que celles octroyées aux enseignements supérieur et professionnel, indique le rapport. Aussi, malgré que le budget monte, le salaire se stagne, tournant autour de 20 milliards de francs CFA.
Deux jours durant, les participants ont débattu sur les questions d’importance capitale relative à l’éducation. A l’issue de ces assises, il est enfin ressorti que l’éducation qui est un droit fondamental n’est pas garantie au Niger. Pire, les participants sont tous unanimes de la mauvaise qualité de l’enseignement. ‘’L’enseignant est le pilier de tout système éducatif, d’où la nécessité de revoir la question de contractualisation, de motivation, de formation, d’amélioration de ses conditions de vie», a soutenu Moussa Tchangari. Désormais, a-t-il ajouté, il faut aussi donner à l’enfant la chance de passer le seuil primaire, aller au secondaire et mieux à l’enseignement professionnel, tout en facilitant aux jeunes l’accès à l’emploi. Il s’est enfin dégagé la nécessité de la mise en place d’un mécanisme de contrôle citoyen pour un suivi du plaidoyer en faveur de l’éducation dans notre pays. Mamane Abdou