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Vulgarisation de la Déclaration du gouvernement en matière de politique de population
La ministre de la Population et des Réformes Sociales, Mme Boukari Zila Mamadou, a rencontré, samedi dernier à l'Amphithéâtre B de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Niamey, les enseignants-chercheurs
de l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey. Cette rencontre qui rentre dans le cadre de la vulgarisation du contenu de la Déclaration du gouvernement en matière de politique de population (DGPP) s'est déroulée en présence du Recteur de l'Université de Niamey, et de plusieurs enseignants et chercheurs de ladite institution
En prenant la parole à cette rencontre, la ministre de la Population et des Réformes Sociales, après avoir exprimé ses remerciements aux enseignants-chercheurs pour leur disponibilité, a félicité et encouragé la nouvelle équipe syndicale du SNECS. Mme Boukari Zila Mamadou a ensuite rappelé que cette Déclaration du gouvernement en matière de politique de population s'inscrit dans l'objectif global de la stratégie de réduction de la pauvreté qui est un des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) auxquels le Niger a souscrit. Cette rencontre, a-t-elle ajouté, est une sollicitation d'échange entre l'Université et son département ministériel, car ''la prospérité de nos vaillantes populations est un objectif commun que partagent les deux institutions''. Prenant la parole à son tour, le directeur de la Population a ensuite exposé le contenu de la DGPP. Le document s' articule au tour d'un certain nombre de points à savoir la justification, l'objectif de la
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Déclaration, les résultats attendus, les programmes, le financement et enfin les outils de mise en oeuvre. De cet exposé il se dégage un constat : celui qui fait état d'un accroissement exponentiel de la population nigérienne avec un taux annuel de 3,3%. A ce rythme, a dit le directeur de la Population, l'effectif de la population nigérienne doublera tous les 23 ans. Il a par ailleurs relevé une très faible utilisation des méthodes modernes de contraception. C'est pourquoi, l'Etat a pris des initiatives dans le but d'améliorer les conditions de vie des populations. Les résultats attendus à l'horizon 2015 sont: l'augmentation de 15 à 20% d'utilisation de méthodes modernes d'espacement de naissance par les couples nigériens ; la chute de la proportion des mariages précoces de 59 à 39% ; le prolongement de la durée de l'allaitement maternel jusqu'à deux ans, etc. Pour y parvenir, plusieurs programmes seront mis en oeuvre, parmi lesquels le programme de plaidoyer et de conscientisation sur les problèmes de population et développement ; un autre qui sera axé sur l'information, l'éducation et la communication pour un changement de comportement en santé de la reproduction ; le programme de promotion de l'accessibilité et l'utilisation des services de santé de la reproduction ; le programme de responsabilisation des couples ; mais aussi le programme de suivi et évaluation.
Le partenariat, selon l'exposant, est axé sur l'approche participative avec les communautés, la société civile, le secteur privé et les partenaires au développement. Quant au financement, il sera assuré par l'Etat dans le cadre du budget national et par les partenaires au développement. Enfin, les outils de mise en oeuvre sont constitués par l'Etat du Niger et le Projet multisectoriel (PRODEM). Intervenant peu après l'exposé, les enseignants-chercheurs de l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey ont unanimement noté que leur institution peut jouer un grand rôle dans le domaine à travers notamment la réalisation d'études multisectorielles.