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jeudi, 02 octobre 2008 17:41

Sommet des pays Afrique-Caraïbes-Pacifique sur fond de crise financière et économique

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afrique_niger2Le sixième sommet des chefs d'Etats et de gouvernement des pays Afrique-Caraibes-Pacifique (ACP) s'ouvre jeudi matin à Accra en pleine tourmente financière internationale pour discuter des graves répercussions des prix pétroliers et alimentaires.
La plupart des 79 pays ACP ont été durement touchés ces derniers mois par la flambée des prix du pétrole et celle des produits agricoles et alimentaires.
Créé en 1975, le groupe ACP comprend 48 pays d'Afrique sub-saharienne, 16 des Caraibes et 15 du Pacifique.
La réunion d'Accra devrait à ce sujet lancer un appel en faveur d'un prix du pétrole stabilisé et accessible.
Les pays ACP devraient également appeler les pays riches à les aider financièrement à développer des sources d'énergie de substitution plus durables.
Ils réaffirmeront par ailleurs leur volonté de réduire l'impact de la flambée des prix alimentaires en développement localement des unités de transformation des produits agricoles.
Autre sujet important au menu de ce sommet de deux jours, la conclusion d'accords intérimaires de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne (UE), un dossier hautement diviseur.
Actuellement seule une vingtaine de pays ACP (dont le Ghana) ont conclu de tels accords avec l'UE en discussion depuis cinq ans.
Ces accords commerciaux impliquent l'accès libre des produits ACP (sauf le riz et le sucre) au marché européen depuis le 1er janvier dernier, en échange d'une ouverture progressive d'au moins 80% des marchés ACP aux produits européens, avec des périodes de transition pouvant aller jusqu'à 25 ans.
Devant l'impossibilité de parvenir à des accords complets, la Commission a finalement opté pour une politique d'accords au coup par coup, pays par pays, qui portent sur les marchandises et ne concernent pas encore les services.
Président sortant du groupe ACP, le président soudanais Omar el-Béchir est attendu à Accra, alors que pèse toujours contre lui la menace d'un mandat d'arrêt international réclamé depuis juillet dernier par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo.
Le procureur accuse le président soudanais de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest du Soudan déchirée depuis 2003 par une guerre civile.
M. Moreno Ocampo a d'ailleurs été convoqué mercredi dernier à une audience à huis clos pour donner des "informations supplémentaires" sur sa demande de mandat d'arrêt.
Selon des officiels ghanéens interrogés par l'AFP, il n'y a "aucune chance" que le président soudanais soit arrêté au Ghana.
"La dernière chose que le président (ghanéen) Kufuor voudrait serait de quitter le pouvoir (en décembre prochain) sur un tel scandale", a commenté un responsable ghanéen.
02 Octobre 2008
Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15

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