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mardi, 15 septembre 2015 10:02

Lancement, jeudi dernier, de l’Alliance pour l’accélération de l’excellence dans le domaine des sciences en Afrique (AESA)

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AESA NEPAD NIGERL’Alliance pour l’accélération de l’excellence dans le domaine des sciences en Afrique (AESA) a été lancée, jeudi dernier, à Nairobi (Kenya) avec pour ambition de stimuler le programme de recherche et de renforcer les capacités scientifiques sur tout le continent.

«Une étape déterminante pour stimuler les investissements dans la recherche dans le domaine de la santé et dynamiser la science dans l’ensemble du continent», déclare Dr Ibrahim Mayaki, président-directeur général de l’agence NEPAD

L’AESA a été créée par l’Académie africaine des sciences (AAS) et le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) avec un financement initial de 5,5 millions de dollars (USD) accordé par la Fondation Bill & Melinda Gates, Wellcome Trust et le ministère du Développement international (DFID) du Royaume-Uni. La cérémonie de lancement de l’AESA dont le siège est à Nairobi (Kenya) a été également une occasion pour annoncer deux programmes de subvention pour les futurs leaders dans le domaine de la recherche en Afrique. Il s’agit des prix du Developing Excellence in Leadership, Training and Science (DELTAS) Africa et Grand Challenges Afrique.

Plus spécifiquement, l’AESA a pour but de soutenir la mise en œuvre de la stratégie pour la science, la technologie et l’innovation (STISA-2024) de l’Union africaine et la stratégie africaine pour la santé (AHS) pour 2015-2030, indique un de ses communiqués. Cette alliance qui va certainement contribuer à combler les lacunes en science sur le continent, vient donc à point nommer. En effet, selon le communiqué de presse, « actuellement, l’Afrique représente 15 % de la population mondiale et supporte 25 % du fardeau mondial des maladies, mais ne produit qu’environ 2 % des travaux de recherche dans le monde. Bien que plus de 60 % des pays africains aient augmenté leurs investissements récents dans la science, plus de la moitié des pays africains investissent toujours moins de 0,5 % de leur PIB dans la recherche – un pourcentage largement inférieur à la cible mondiale de 1 %». Or, ajoute le document, « une augmentation des investissements nationaux dans la recherche est indispensable pour accélérer les progrès en santé et développement à long terme nécessaires à la réalisation des Objectifs de développement durable d’ici 2030 ».

Selon Dr Ibrahim Mayaki, président-directeur général de l’agence NEPAD, «le lancement de l’AESA aujourd’hui représente une étape déterminante pour stimuler les investissements dans la recherche dans le domaine de la santé et dynamiser la science dans l’ensemble du continent». « L’AESA veillera à ce que l’Afrique contribue à la somme de connaissances scientifiques et aux innovations technologiques du monde », a-t-il ajouté.

Une autre avantage de cette alliance est que, outre son rôle de groupe de réflexion scientifique, l’AESA gérera un capital de plus de 70 millions de dollars (USD) en programmes de recherches axés sur l’Afrique dans le cadre de ses efforts déployés pour renforcer les capacités scientifiques et le leadership panafricains. Le renforcement des capacités en matière de sciences, de technologie et d’innovation constitue un investissement stratégique et déterminant pour l’avenir de l’Afrique» a indiqué le Pr Berhanu Abegaz, directeur exécutif de l’Académie africaine des sciences (AAS).

« L’Afrique est un lieu d’implantation pour nombre d’innovateurs et institutions parmi les plus dynamiques et ils sont sur le point de dynamiser le programme de recherche du continent » a affirmé pour sa part Dr Thomas Kariuki, directeur de l’AESA. En collaboration avec des partenaires africains et internationaux clés, l’AESA contribuera à apporter aux chercheurs le financement, la formation et les ressources dont ils ont besoin pour réussir et accélérer le développement de l’Afrique a-t-il ajouté.

Deux importants programmes de subventions

Ainsi, DELTAS Africa l’un des programmes de subvention lancé par Wellcome Trust en partenariat avec l’AESA, bénéficie d’un financement de 70 millions de dollars (USD), dont 10 millions de dollars (USD) supplémentaires accordés par le DFIF. Ce programme soutient les initiatives africaines visant à favoriser le développement en Afrique de chercheurs de calibre international et de leaders dans le domaine de la recherche dans tout le continent. Au cours d’une période initiale de cinq ans (2015-2020), le programme financera la collaboration d’équipes poursuivant de la recherche dans le domaine de la santé, proposera des formations et un système de mentorat, et améliorera les infrastructures de recherche médicale. Après un examen conjoint, les opérations et la direction de DELTAS Africa seront transférées à l’AESA en début d’année prochaine.

Les sept premiers prix DELTAS Africa et de nouvelles subventions axées sur des recherches adaptées au contexte local, notamment dans les domaines de l’infection et de l’immunité, de la santé mentale et de la biostatistique, ont d’ailleurs été annoncés, jeudi dernier. Les programmes seront menés par des universités et instituts de recherche au Ghana, au Kenya, au Mali, en Afrique du Sud, en Ouganda et au Zimbabwe, et feront appel à la collaboration dans l’ensemble du continent et avec des centres de recherche internationaux.

Quant à l’autre initiative intitulé, Grand Challenges Afrique, il s’appuiera sur le succès des programmes Grand Challenges locaux en Inde, au Brésil et en Afrique du Sud, ainsi que sur la base solide de bénéficiaires africains de subventions Grand Challenges financées par la Fondation Bill & Melinda Gates, Grands Défis Canada et USAID. « Initialement, Grand Challenges Afrique se concentrera sur le financement de plus de 400 bénéficiaires de subventions Grand Challenges actuels en Afrique, y compris l’organisation d’un rassemblement des bénéficiaires africains en 2016. Le programme vise à élaborer, lancer et gérer les Grand Challenges propres à l’Afrique axés sur les obstacles au développement empêchant les pays africains d’atteindre les objectifs de développement durable ».

« Grand Challenges Afrique tire partie de plus de dix années d’investissements Grand Challenges dans les innovateurs locaux, y compris des centaines de subventions Grand Challenges accordées à des innovateurs dans toute l’Afrique. », a précisé Trevor Mundel, président de la Santé mondiale à la Fondation Bill & Melinda Gates.

« À long terme et à travers les initiatives telles que Grand Challenges Afrique et DELTAS, l’AESA et ses partenaires souhaitent traduire les déclarations de soutien des gouvernements africains en engagements de financement et programmes concrets, et servir de moteur au programme de recherche et développement en Afrique, tout en renforçant les capacités scientifiques dans tout le continent afin d’aider les pays à atteindre leurs objectifs de santé et de développement », conclu le communiqué.

Fatouma(onep)

15 septembre 2015
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le mardi, 15 septembre 2015 10:32

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