lundi, 26 octobre 2015 00:20

Le Premier ministre indien rencontre les journalistes africains séjournant à New Delhi : M. Narendra Modi expose sa vision du partenariat entre l’Inde et l’Afrique

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Journalistes Afrique IndeNew Delhi, la capitale indienne se prépare à accueillir la 3ème  édition du Sommet du Forum Inde-Afrique (IAFS) qui se déroulera du 26 au 29 octobre 2015 à New Delhi (Inde) sur le thème : « Partenariat renforcé, Vision partagée». 

Au cours de ce Sommet où les autorités indiennes espèrent la participation de plus de 40 Chefs d’Etat et de gouvernement sur les 54 pays d’Afrique, des consultations profondes seront menées en vue de fonder les bases d’un partenariat économique fructueux entre l’Inde et le continent. En prélude à ce grand-rendez de New Delhi, une quarantaine de journalistes africains présents dans la capitale indienne, ont eu, vendredi après-midi, une rencontre d’échange avec le Premier ministre indien, M. Narendra Modi.
S’exprimant devant le parterre de journalistes venus de tous les coins de l’Afrique, le Premier ministre indien a d’abord exprimé sa grande satisfaction à propos du  niveau de participation qui se situerait à plus de 40 Chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que d’autres sommités qui viendront représenter leur pays à ces consultations indo-africaines.  Ceci, a estimé, M. Narendra Modi, atteste des avancées réelles de la fraternité et de la prise de conscience de la communauté de destin entre l’Inde et l’Afrique. Pour lui, la tenue et la réussite de ce forum est d’une grande importance, car l’objectif visé est d’aboutir à un partenariat qui sera profitable à toutes les parties.
Selon M. Modi, la relation entre l’Inde et l’Afrique se situe au-delà  des considérations stratégiques, car elle tire sa source des racines profondes de l’histoire liant les peuples depuis des siècles. Aujourd’hui a-t-il affirmé, des milliers de ressortissants indiens vivent en Afrique, tandis que l’Inde est devenue une terre d’accueil pour des milliers d’Africains. « En plus, l’Inde et l’Afrique représentent un tiers de la population mondiale, avec une large majorité de jeunes. Aussi, l’Inde et l’Afrique disposeront, au cours de ce siècle, d’une part assez significative de la jeunesse mondiale. Et l’avenir de cette jeunesse dynamique et talentueuse sera le moteur qui permettra de propulser l’Inde et l’Afrique vers des lendemains meilleurs», a souligné M. Narendra Modi.
Déclinant son approche pour le partenariat entre son pays et l’Afrique, le Premier ministre indien a précisé qu’elle est guidée par le souci de renforcement des capacités, du développement des ressources humaines, de l’accès au marché indien et de l’intensification des investissements indiens en Afrique. Ainsi, a expliqué M. Modi, les peuples africains pourront acquérir la capacité de faire leurs propres choix, mais aussi de prendre leurs responsabilités par rapport aux voies de développement de leur continent.
Constatant que, ces dernières années, l’Afrique a amorcé une évolution impressionnante sur la voie du développement, il a estimé que ceci est le résultat de la vision africaine, du leadership  des dirigeants orientés vers les efforts de renforcement de la paix et de la sécurité en vue de créer des conditions propices au développement. De l’avis de M. Narendra Modi, l’Inde est bien placée pour devenir le partenaire privilégié de l’Afrique. En effet a-t-il rappelé, depuis les indépendances, l’Inde était déjà  aux côtés de plusieurs pays africains pour les appuyer dans le domaine du renforcement des ressources humaines. «Actuellement, 34 pays africains jouissent des avantages du libre accès au marché indien  fort de 1, 25 milliard d’habitants. Après le second forum Inde-Afrique, nous avons accordé 7,4 milliards de dollars US de crédit  en guise de contribution au développement des infrastructures, de l’industrie, des services publics et des énergies renouvelables en Afrique. Nous avons également accordé des assistances pour 1,2 milliard de dollars US dans l’aide au financement des ressources humaines dans plus de 100 institutions en Afrique.  Rien qu’au cours des trois dernières années, 25.000 africains ont été formés en Inde. Le réseau Pan africain e-network, qui relie 48 pays africains, est devenu le nouvel outil d’intégration régionale et de développement humain en Afrique. Ainsi, l’Inde apparaît comme une pourvoyeuse majeure d’investissement étranger direct en Afrique. De même, l’afflux des touristes indiens en direction de l’Afrique est de plus en plus remarquable », a souligné M. Narendra Modi.
Parlant des potentialités par lesquelles l’Afrique peut booster son développement, il a suggéré l’exemple de son pays qui a su bâtir son développement sur le secteur de l’Agriculture. « A elle seule, l’Afrique dispose des 60% de terres cultivables du monde, mais ne produit que 10% des  produits agricoles exportés. Le développement du secteur de   l’agriculture pourra non seulement entrainer le développement économique de l’Afrique, garantir la sécurité alimentaire, mais aussi il pourra également faire de l’Afrique un grenier pour le reste du monde. Les récentes performances enregistrées sont à nos yeux une source réelle de confiance pour l’avenir de l’agriculture en Afrique », a estimé M. Narendra Modi.
D’autre part, les journalistes africains séjournant à New Delhi étaient au Centre des Conférences Internationales où, ils ont pris part à un séminaire sur les atouts du partenariat entre l’Inde et l’Afrique, ainsi que les moyens à mettre en œuvre pour les renforcer. Au cours des échanges qui furent très riches en contributions, d’éminentes personnalités indiennes et africaines, parmi lesquelles des diplomates, des enseignants-chercheurs, des hommes de culture, des entrepreneurs privés, ainsi que les journalistes ont permis de passer à  peigne fin les contours que doit prendre ce partenariat naissant entre l’Inde et l’Afrique. De l’avis des intervenants, ce partenariat qui sera ficelé au niveau officiel doit s’étendre aux peuples indiens et africains. En effet, ont estimé les participants au séminaire, ces deux peuples pour mieux se connaître et renforcer leurs liens de fraternité, doivent se fréquenter davantage et directement, ne serait-ce que par des échanges culturels entre les jeunes et autres voyages d’études.
 Assane Soumana, envoyé spécial(onep)
26 octobre 2015
Source : http://lesahel.org/

 

Dernière modification le lundi, 26 octobre 2015 01:03

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