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jeudi, 03 juillet 2008 18:49

L'agriculture à Loga Généralisation des semis du mil sur toute l'étendue du département

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D'une manière générale, dans le département de Loga, il y a 153 villages répartis entre les communes de : Loga (74 villages y compris les quartiers de la ville de Loga ayant le statut

 

Imagedu village administratif), Falwel (56 villages), Sokorbé (23 villages). La population du Département est estimée au 30 Avril 2008 à 172.702 habitants. Celle-ci se compose de sédentaires (Goubey, Maouri, Gabda, Haoussa,…) et de nomades (Peuhls, Touaregs). En ce qui concerne les activités économiques du département, celles-ci se classent par ordre d'importance de manière suivante : l'agriculture, l'élevage, le commerce et l'artisanat. Le département dispose d'environ 13 marchés hebdomadaires dont quatre seulement sont suivis par les CDA. Il s'agit de : Loga (Samedi), Malan Koira (Jeudi), Wazey (Mercredi) et Moussadey (Dimanche). 

Ainsi, dans l'ensemble, Loga est considéré comme une zone à vocation agricole. ''Nous avons deux sortes d'activités agricoles. Il y a les activités de cultures pluviales et les activités de culture de contre saison. Au plan agricole, les principales cultures sont le mil, le sorgho, le niébé, l'arachide, le voandzou. Ces cultures sont secondées de: sésame, de souchet et de maïs. L'arboriculture fruitière quant à elle, bien que peu développée existe dans certains sites maraîchers que des projets ont aménagé et au niveau desquels les femmes s'activent ou dans les bas fonds fertiles'', a dit le directeur départemental du développement agricole, M. Djafarou Yacouba. La direction dénombre environ 26 sites et parmi lesquels, il y a environ 13 où les projets ont intervenu en faisant la clôture et en creusant des puits maraîchers. Au niveau de ces sites, a-t-il continué, les femmes s'intéressent surtout aux légumes que sont la laitue, les choux, et quelques fois la courge. Pour ce qui est de la superficie exploitable pour la culture pluviale, elle s'élève à 295.300 ha. Sur cette superficie, chaque année, les populations arrivent à exploiter environ 60 à 70%. Les autres parties sont occupées par la jachère. Pour les cultures de contre-saison, il existe 42 ha exploitables. Cette année, seulement 29,78 ha ont été exploités.

''La production annuelle est affectée à la consommation locale. Parce que si l'on prend l'exemple des légumes, même si nous produisons beaucoup, les femmes n'ont pas les moyens de l'exporter quelque part compte tenu de la distance. Tout est alors consommé localement au niveau des marchés locaux, et des villages environnants'' a souligné M. Djafarou Yacouba.

Au niveau des cultures pluviales telles que l'arachide, des transformations surviennent. Les gousses sont très souvent transformées en huile. Des groupements de femmes sont spécialisés à la transformation artisanale de l'arachide en huile. ''Ici à Loga, il y a un groupement qui est spécialisé dans l'extraction de l'huile, ainsi qu'à Moussadey qui est d'ailleurs une référence. Ce groupement a d'ailleurs reçu un équipement du projet ARMF/D (augmentation des revenus monétaire des femmes de Dosso)'' a précisé le directeur départemental du développement agricole.

Situation pluviométrique et phytosanitaire de Loga

La campagne agricole de l'hivernage 2007, malgré sa précocité, a connu une installation très échelonnée. En effet, les premières pluies, mais faibles et localisées, ont été enregistrées durant la 2ème décade de Mai, soit une légère avance d'environ 5 à 7 jours par rapport à l'année passée. Cependant, les pluies utiles, ayant occasionné des semis humides partiels dans 48 villages du département sont recueillies au cours de la 1ère décade de Juin. La période de sécheresse observée pendant une bonne partie des deux dernières décades du même mois, a entraîné les dessèchements de jeunes cultures au niveau de 21 villages, soit 44% des semis perdus.

Ainsi, vers la fin de la 3ème décade de Juin et début 1ère décade de Juillet, les précipitations sont devenues régulières et bien réparties tant dans le temps que dans l'espace. Cela a favorablement permis aux producteurs de procéder à une généralisation des semis du mil sur toute l'étendue du département. ''Depuis lors, les pluies assez importantes et régulières se sont poursuivies jusqu'à la 1ère décade de Septembre, période à partir de laquelle une longue sécheresse de 50 à 75 jours selon les localités fut installée. En conséquence, les cultures se sont desséchées sans boucler normalement leur cycle végétatif'' a dit le directeur départemental du développement agricole. A la date du 31 Octobre 2007, le cumul pluviométrique, comparé à la normale (1971-2000) et à celui de l'hivernage 2006, est déficitaire sur l'ensemble des postes de suivi météorologique.

Au plan phytosanitaire, la situation a été caractérisée par des infestations d'insectes floricoles et de la mineuse de l'épi sur le mil respectivement aux stades floraison et de grenaison. Fort heureusement, les interventions terrestres à l'aide du camion et de la brigade phytosanitaire ont considérablement réduit les dégâts.{sidebar id=1}

Cette année, la majorité des semis a été réalisé durant la 1ère décade de Juillet, tandis qu'en 2006, l'essentiel des semis fut effectué au cours de la 2ème décade de Juin et 1ère décade de Juillet. En effet, depuis l'installation définitive de l'hivernage, avec la bonne pluviométrie observée pendant ce dernier mois et celui d'Août, les cultures ont connu une croissance et un développement végétatifs satisfaisants. Mais hélas, l'arrêt précoce des précipitations dans les deux dernières décades de Septembre n'a pas permis aux différentes cultures de boucler convenablement leur cycle végétatif.

Des espoirs quant à la situation alimentaire La situation alimentaire quant à elle, a été marquée par un approvisionnement régulier des marchés en céréales avec une stabilité des prix de ces dernières et cela grâce aux interventions de l'Etat, les ONG, les Projets et les Associations, à travers la vente des céréales à prix étudiés, la distribution gratuite ciblée, les travaux à haute intensité de main d'oeuvre, la création ou le renforcement des banques céréalières. La campagne agricole de l'hivernage 2007 s'est soldée par un bilan provisoire légèrement excédentaire de l'ordre de 793 tonnes. Cependant, selon les explications du directeur départemental du développement agricole, cet excédent cache beaucoup de disparités car sur les 153 villages agricoles que compte le département, à cause principalement de l'arrêt précoce des précipitations, de la pauvreté des terres de cultures et de la pression parasitaire, 105 villages (soit 59%) sont déclarés déficitaires de plus de 50%. Ce qui motive le nombre important des ONG et associations intervenants dans le domaine de la sécurité alimentaire au sein du département. Les plus actives sont : ANN (Alliance Niger Nature), Mercy Corps, CRS (Catholic Relief Service), CADEV (Caritas Développement Niger), Clé des Champs, AREN (Association pour la Redynamisation de l'Elevage au Niger), la Plate Forme Paysanne. En outre, il y a lieu de souligner la présence de la FAO qui ne cesse d'appuyer les producteurs tant en semences qu'en encadrement technique. Ainsi dans le souci d'alléger les difficultés alimentaires de ces populations, des actions conséquentes devront être entreprises. Il s'agit entre autres de la création et/ou le renforcement des banques céréalières, la vente des engrais et céréales à prix modérés ou prix étudiés, les appuis en semences d'urgence, la distribution gratuite ciblée des vivres. D'ores et déjà, des activités telles que la récupération des terres dégradées et la vente des céréales à prix étudié sont en cours dans le département.

M. S. Abandé Moctar, envoyé spécial

03 juillet 2008
Publié le 03 juillet 2008
Source: Le Sahel

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Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15