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jeudi, 11 novembre 2010 08:28

Visite du ministre de l’Agriculture et de l’Elevage à l’atelier de fabrication des matériels agricoles : soutenir une mécanisation accrue de l’agriculture

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Après la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Malick Sadelher, a  effectué, mardi dernier, une visite à l’Atelier de fabrication de matériel agricole (AFMA), situé à la Zone industrielle de
Niamey. Cette visite a été l’occasion pour  le ministre Malick Sadelher de s’enquérir des conditions de travail des agents  et se rendre compte du fonctionnement de ce centre dont la vocation essentielle porte sur la confection, le montage, la vente et la livraison des matériels agricoles dans notre pays.

A son arrivée sur les lieux, le ministre a été accueilli, au milieu des tracteurs, des remorques, charrues et charrettes, moulins à grains et des tas de pièces détachées, par le Directeur de la CAIMA, M Sambo Amadou, et celui de l’AFMA, M Amadou Garba. Puis, il jeta un regard large sur les matériels qui jonchent la grande cour avant de faire les premiers pas vers les différents ateliers pour voir l’état des machines et  matériels de travail. Le ministre Malick Sadelher marque, par ces deux visites à la CAIMA et l’AFMA, sa volonté et son souhait de voir le système agricole prendre un nouvel envol à travers une mécanisation plus accrue de l’agriculture dans notre pays qui est   régulièrement confronté au problème d’insécurité alimentaire malgré ses potentialités.  Dans ces ateliers, le ministre a trouvé et salué l’ensemble des 19 agents à pied d’œuvre sur les machines toujours en marche en dépit du fait que  la plupart d’entre elles datent des années 60 et 70. Malgré ses outils de travail quelque peu tombés en désuétude, le manque de moyens, l’AFMA continue à remplir ses missions à la satisfaction du ministre de tutelle qui, comme à la CAIMA, a beaucoup insisté sur l’ouverture au marché. En effet, l’AFMA produit une grande variété de matériels aratoires utilisés par la majeure partie des paysans nigériens. Mais, ces produits de qualité et accessibles en termes de prix restent méconnus du grand public. Au regard du potentiel et de la capacité réelle dont dispose l’atelier, le ministre Malick Sadelher a expliqué aux responsables qu’ils doivent manifester leur existence et marquer leur présence sur le marché agricole national. L’appel au sursaut et l’esprit d’initiative et d’offensive commerciale du ministre a fait suite au constat selon lequel l’AFMA, qui a une grande capacité de production des matériels agricoles, reste encore une entreprise quasiment absente sur les marchés. «Vous avez tout ce qu’il faut pour travailler. Vous avez le privilège  dans la fourniture et la fabrication de l’équipement rural. Alors il faut être présent sur le marché et n’attendez pas seulement que les clients viennent vers vous », a dit le ministre au directeur de l’atelier. Il a en outre demandé avec insistance de sécuriser le matériel de grande valeur et d’une utilité certaine qu’il a visité mais qui se trouve exposé aux intempéries, quasiment à l’abandon. Le directeur de la CAIMA et celui de l’AFMA ont pris bonne note et ont promis au ministre que dans un proche avenir, ils chercheront ensemble une solution au problème tout en soulignant l’exiguïté des locaux.  Après l’AFMA, le ministre est allé à la délégation du Service National de Participation où sont parqués des dizaines de tracteurs flambant neufs à des prix subventionnés de 10 millions de francs contre 25 millions précédemment. Après avoir reçu des explications, M. Malick Sadelher, a instruit les responsables en charge d’envisager la répartition de ces engins à travers les régions et les départements à forte potentialité agricole, en  créant des points de vente à l’intérieur du pays pour rapprocher les matériels des populations.  Conscient du fait que la mécanisation de l’agriculture est un moyen sûr dans la recherche du développement social et économique de chaque pays, le ministre a indiqué que les matériels acquis à grands frais doivent servir la population et permettre de lutter véritablement contre l’insécurité alimentaire. En dehors de la vente des matériels, il a demandé aux responsables de la CAIMA d’instituer, s’il le faut, un système de location des tracteurs  afin que les moins nantis puissent en bénéficier.

Zabeirou Moussa

11 novembre 2010
publié le 11 novembre 2010
Source : Le Sahel

 

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15