lundi, 08 avril 2013 11:16

Zinder : renforcement de la compétitivité de la filière bétail-viande par l’amélioration de la santé du bétail

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Le développement du secteur de l’élevage figure en bonne place dans le document de l’Initiative 3N. Aussi au niveau des régions, les services techniques du Ministère de l’Elevage sont en train de faire de leur mieux pour traduire sur le terrain les objectifs de l’Initiative 3N en actes en vue de faire du secteur de l’élevage un des principaux moteurs du développement du Niger, tel que conçu par le programme de la Renaissance du Niger préconisé par le Chef de l’Etat. C’est le cas dans la Région de Zinder qui est une zone d’élevage par excellence.

Pour le Directeur régional de l’Elevage de Zinder, Dr Abdou Issiakou, la première condition pour faire le meilleur élevage et en tirer le meilleur parti est d’abord un cheptel en bonne santé. C’est ainsi que les efforts de la Région en matière de campagne de vaccination en 2012 a donné les résultats suivants : bovins : 884.782 têtes vaccinées contre la péripneumonie contagieuse bovine; petits ruminants : 746.100 têtes vaccinées contre la peste des petits ruminants ; camelins : 64.149 têtes vaccinées contre la pasteurellose.

La deuxième condition, c’est sans conteste l’apport de l’aliment bétail ou fourrage. Sur ce plan, la campagne agro-pastorale a laissé un déficit en matière de foin. Aussi en 2011-2012, les efforts de l’Etat et des partenaires se sont traduits par la mise en place de plusieurs milliers de tonnes d’aliments bétail à  travers toute la région. Plus exactement l’Etat a placé 1500 tonnes dont 1220 tonnes de son de blé et 280 tonnes de tourteaux de graines de coton ; la FAO 791,75 tonnes dont 598,75 tonnes de son de blé et 193 tonnes de tourteaux de graine de coton ; la cellule crise alimentaire : 220 tonnes de tourteaux de graine de coton ; l’USAID : 70 tonnes de CSB pour animaux. Il faut préciser que  les aliments sont vendus à prix modérés à raison de 4000 F le sac de son et 5000 F le sac de tourteaux.

Le CSB est distribué gratuitement aux éleveurs vulnérables. Mais les efforts de l’Etat et des partenaires ont aussi concernés le coté structurel. Ainsi, nous explique le régional de l’Elevage de Zinder, la campagne agro-pastorale ayant laissé  beaucoup de populations vulnérables, il a été entrepris, après identification, de soutenir la condition des éleveurs par la distribution des kits. C’est ainsi que dans la zone nord de la Région de Zinder, plus précisément les départements de Tesker et Damagaram, l’appui à ces populations vulnérables identifiées a consisté à leur distribuer un kit de 4 à 5 chèvres par bénéficiaire.

Les efforts de l’Etat ont été de 480 chèvres distribuées dans 12 villages identifiés vulnérables tandis que les efforts de la FAO s’élevaient à 4750 chèvres mises en place à raison de 5 chèvres par personnes vulnérables. Les efforts pour soutenir l’élevage c’est aussi la question d’abreuvoirs. C’est ainsi que sur la période 2011-2012, l’Etat  a réalisé  11 puits pastoraux cimentés et réhabilités 10 autres. A tout cela il faut ajouter la création d’autres infrastructures importantes pou notre élevage comme 2 parcs de couloirs de vaccination ainsi que la mise en place de 6 broyeurs de foin.

Cependant, nous explique le directeur régional de l’Elevage de Zinder, au-delà de ces actions de base, l’ambition pour le secteur, conformément à l’initiative 3N, est de créer les conditions d’accroissement et de diversification des productions animales notamment par la promotion d’exploitations familiales modernes à travers  l’installation de fermes modernes ainsi que la réhabilitation et la construction d’abattoirs modernes pour faciliter l’exportation de la viande. Il y a aussi l’objectif d’amélioration du taux moyen annuel d’exploitation du cheptel pour le porter à  20%. C’est pourquoi nous a expliqué, Dr Abdou Issiakou, un travail de diagnostic de la filière élevage viande a été réalisé sur lequel actuellement un travail d’organisation est en train d’être mené, y compris l’expérimentation de l’insémination artificielle et l’embouche bovine, pour tirer le meilleur profit de la filière en termes de productivité et d’exportation.

Mahaman Bako, envoyé spécial

08 avril 2013
Publié le 08 avril 2013
Source : Sahel