vendredi, 03 mai 2013 07:59

Filière oignon à Madaoua : beaucoup d’efforts, peu d’essor pour les producteurs

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Oignon Madaoua 2Madaoua est l’une des plus importantes zones de production d’oignon au Niger après Galmi, terre d’attache des bulbes violettes. Les vastes étendues exploitées qui bordent la route nationale N°1, la RN°1, en informent suffisamment les visiteurs. Tout comme à Galmi, le Violet est la principale spéculation cultivée en irrigation à Madaoua, Toufafi et environs. Seulement, les producteurs du violet ne tirent pas véritablement leur épingle de jeu.

Et même le comptoir, créé pour palier cette situation et valoriser la commercialisation de ce produit devenu presque stratégique dans cette zone, est loin de répondre à cet objectif.

 

La culture du ‘’violet de Galmi’’ nécessite un important investissement. Une situation qui amène les producteurs à s’endetter pour acquérir les engrais, les pesticides, les herbicides et bien d’autres intrants et équipements nécessaires à la production (motopompes, forages, etc.). De même, il demande beaucoup de soins sur une période relativement longue. Mais lorsque vient la récolte et le moment de commercialisation, le violet de Galmi acquiert un goût encore plus piquant pour les producteurs. En réalité, les producteurs ne gagnent pas grand-chose, puisque tout leur échappe. Ils ne maîtrisent ni le cours des prix, ni même les mesures. Tenez vous bien, les acheteurs viennent avec les contenants de leur choix.

Et puisque tout le monde veut vendre en même temps, les prix fluctuent au gré des humeurs des acheteurs et des intermédiaires. ‘’Chacun est pressé de vendre pour avoir de quoi satisfaire les besoins pressants de la famille. Cette situation est davantage favorisée par la difficulté de stockage de ce produit hautement périssable’’, explique M. Salissou Bawa, directeur départemental de l’Agriculture de Madaoua. En ont-ils vraiment le choix ? ‘’Il faut bien vendre le produit pour rembourser nos dettes, et pour les autres charges sociales comme les mariages de nos enfants’’, confie Ibrahim Baouchi Oumarou, 42 ans, un producteur rencontré à Tounfafi.

Mais la réalité des opérations de vente est cruelle. ‘’Certains paysans ne veulent même pas assister au remplissage des sacs’’, dit le directeur régional de l’Agriculture de Madaoua. En effet, ce sont les acheteurs qui viennent avec leurs propres sacs. ‘’Ils refusent les sacs neufs et optent pour de vieux sacs dont les fibres sont bien tendues et peuvent donc contenir le maximum d’oignon’’ témoigne Boubé Harouna, un jeune producteur de 29 ans. Mais le pire dans cette situation, c’est qu’il existe un comptoir construit à grand frais par l’Etat avec l’appui des partenaires, pour permettre aux producteurs de jouir véritablement du fruit de  labeur.

Malheureusement, c’est la mort dans l’âme que le directeur dudit comptoir fait constater que les producteurs ne fréquentent pas cette structure. Pire, même les prix qui sont fixés par le comptoir sont vite cassés par les intermédiaires et souvent les producteurs eux-mêmes. ‘’On a beau sensibiliser les gens sur  leur intérêt  à venir ici, jusqu’ici ils refusent’’, dit M. Bouba Abdou Mahamadou directeur du comptoir.

Une très faible fréquentation du comptoir de Madaoua

Créé en 2009, le comptoir d’oignon de Madaoua a été effectivement mis en service en avril 2012. Il est destiné  à commercialiser l’oignon produit dans cette zone. A ce titre, il est géré par les organisations paysannes. Malheureusement, en cette période pourtant de récolte, les bureaux et les hangars de ce comptoir sont déserts, preuve de l’absence de fréquentation.

Le comptoir est doté d’un bureau de douane qui permet aux acteurs d’effectuer les opérations douanières. De même, le passage des camions au comptoir permet à l’Etat et à la commune de rentrer dans leurs droits en termes de taxes, mais aussi de maîtriser les statistiques sur ce secteur. C’est dans cette optique que l’Etat avait pris l’arrêté interministériel N°120/MI/SP/D/AR/MC/PSP/MF/MAG du 18 février 2012 portant création d’un bon d’enlèvement et de commercialisation des produits agro-sylvo-pastoraux. Cet arrêté est complété par la circulaire N°00000062/DGD/DRRI du 10 août 2012.

En outre, c’est le comptoir qui fixe les prix de vente de l’oignon. Malheureusement, malgré cet  arsenal, le comptoir est désespérément vide. ‘’En cinq (5) jour, je n’ai enregistré qu’un seul camion’’, confie un agent des douanes trouvé sur place. Une fréquentation quasi nulle que confirme le directeur du Comptoir. ‘’Au moment où le comptoir enregistre le passage de seulement cinq (5) camions, 40 camions quittent Madaoua. Ils ne passent ici que pour prendre le bon d’enlèvement’’, indique M. Bouba Abdou Mahamadou. Ainsi, d’avril à septembre, le comptoir aura enregistré le passage de seulement 300 camions.

Pour ne pas perdre ses droits, la commune a dû  prendre des dispositions. ‘’Nous avons placé une sentinelle à chaque sortie de la ville pour percevoir nos droits. Si le comptoir marchait bien, on n’aurait pas besoin de procéder ainsi’’,  déplore M. Amadou Salah, secrétaire général de la commune. A noter que la mairie perçoit 250 francs par sac. Mais cette procédure n’est pas exempte de tout reproche, en ce sens que les camionneurs peuvent tricher. ‘’Un camion peut prendre jusqu’à 250 sacs, mais lors de la déclaration pour payer les droits de la mairie, certains déclarent seulement 150 sacs. Ce qui aurait pu être évité si tous les camions passaient par le comptoir’’, indique-t-on du côté  de la mairie.

Mais, le plus flagrant dans cette situation, c’est que même les prix fixés par le comptoir, à travers un comité, ne sont pas respectés. En mars, où nous nous sommes rendus à  Madaoua, les prix fixés par le comptoir étaient de 30.000 pour le grand sac et 25.000 F pour le petit sac. ‘’Malheureusement certains acteurs, dont même les producteurs, les ont cassés. Et le grand sac se vendait à 16.000 F, alors que le petit sac coutait lui 12.000 F’’, dit le directeur du Comptoir. L’effondrement des cours du violet ne fera que se poursuivre de l’avis des personnes avisées. ‘’Dans un mois, quand vous reviendrez ici, le sac sera à moins de 10.000 F’’, confie le directeur départemental de l’Agriculture. Pourtant, une fois sortie du Niger, le sac du violet atteint, à  certaines périodes, jusqu’à 100.000 F.

Plusieurs raisons expliquent le dysfonctionnement ou plutôt la très faible fréquentation du comptoir. Il y a d’abord le fait que plusieurs communes produisent le violet, à savoir  Sabon Guidan, Madaoua, Malbaza, Azarori, Ourno, Doguéraoua, Galma, etc. Vu que le comptoir génère des recettes, aucune de ces communes ne voudra amener sa production ailleurs et perdre en recettes. Mais, il y a aussi et surtout le refus des producteurs. ‘’Certains pensent qu’ils vont perdre les 7.000 F que gagne le comptoir sur chaque sac. Or il n’en est rien’’, affirme le directeur du comptoir. Par ailleurs, les problèmes de personnes, donc de confiance entre les différents acteurs, ne sont pas à exclure. ‘’C’est une affaire de coopératives paysannes, l’Etat ne veut pas s’y ingérer’’, indique M. Amadou Salah, secrétaire général de la commune de Madaoua.

Vers une diversification des cultures

Quoiqu’il en soit, cette situation n’arrange personne, surtout pas les producteurs. Du côté des pouvoirs publics, l’on envisage d’impulser un changement de mentalité et surtout une diversification des cultures. ‘’Nous sensibilisons les populations à produire d’autres spéculations que l’oignon’’, dit M. Sorka Mounkaïla, préfet de Madaoua. Cette volonté de changement a commencé à être traduite en actes. En effet, l’Etat a mis à la disposition des producteurs des semences rapides de maïs, de blé, de sorgho et de niébé, ainsi que des kits de matériels, des motopompes et des engrais.

Certains ont déjà commencé à diversifier leurs cultures. ‘’J’ai divisé mon exploitation en deux. J’ai semé du maïs et du sorgho sur une partie, et de l’oignon sur l’autre. Je vais d’ailleurs ajouter du niébé’’, confie M. Alio Elhadji Sani, un producteur de Tounfafi. ‘’Notre objectif est d’aménager, chaque année, 100 ha cultures autres que l’oignon’’, renchérit M. Salissou Bawa, directeur départemental de l’Agriculture. Cette diversification des cultures permettra, d’une part, aux producteurs de Madaoua de mieux tirer profit de leur labeur, vu que notre pays importe encore des céréales. D’autre part, elle contribuera à atténuer la pollution que génère la culture d’oignon par l’utilisation, en très grande quantité, de l’engrais, des pesticides et des herbicides. En attendant cette transition, tous les acteurs doivent joindre leurs efforts pour rendre le comptoir opérationnel.

Par Siradji Sanda,

envoyé spécial


 

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Entretien par le Chef de canton de  Doguérawa

«Nous devons continuer à prier ensemble pour la paix et la quiétude dans notre pays»

Honorable, comment sont vos relations avec les autorités sous la 7ème  République après deux (2) ans à la tête de l’Etat ?

Je remercie le Sahel pour m’avoir donné la parole en cette circonstance. Ce qui me permet aussi de parler de nos relations avec les autorités administratives. Quand on parle d’autorité, il faut considérer à partir du niveau local dont la Commune est la principale entrée. Nous avons deux (2) communes dans le canton de Doguérawa à savoir Doguérawa et Malbaza. Nos relations avec les maires et les conseillers locaux sont très bonnes. Jusqu’à présent, nous n’avons pas remarqué un quelconque sentiment d’animosité  ou de concurrence entre nous. Lors de nos différentes rencontres, on discute entre adultes et on décide de ce qu’il faut faire pour le bien des populations.

S’agissant des rapports avec les autorités supérieures, là aussi, il n’y a jamais eu aucun problème avec nous, chefs coutumiers. Et comme vous l’avez certainement constaté, j’ai été  assez régulier à Niamey ces derniers temps. J’y étais à l’occasion de la visite du Premier ministre turc, lors des travaux sur des documents de projets, etc.

Avez-vous l’impression que la chefferie traditionnelle est réellement associée dans les réflexions sur les questions d’intérêt général  et que le pouvoir en place respecte la place et le rôle de cette institution dans nos sociétés ?

Absolument. Ce n’est pas une impression, nous avons même la conviction que le pouvoir en place respecte la chefferie traditionnelle et respecte le rôle de cette institution. Cela veut dire que les autorités sont convaincues qu’aucun développement à la base ne saurait se faire sans l’apport et l’appui de la chefferie traditionnelle.

Honorable, beaucoup de nos concitoyens aimeraient en savoir un peu plus sur les relations qu’il y a entre la chefferie de Doguérawa et celle d’Agadez ?

Effectivement, les gens se posent des questions sur la nature des relations entre  notre canton et le sultanat d’Agadez et ils ont raison. En effet, la géographie a fait en sorte que nous sommes très éloignés l’un de l’autre. Agadez est dans l’Aïr, alors que Doguérawa est carrément au sud  de la région de Tahoua. Pourtant, les liens sont réels et intacts. Et ce n’est pas seulement des relations. Ce qui se passe, c’est que le sultan d’Agadez Ibrahim Da Suki Roufaï est le fondateur même du canton de Doguérawa, en 1906.

En effet, lors de ses randonnées pour se rendre au Nigeria à Kwakwazo, le sultan d’Agadez marquait une escale ici. Et c’est ainsi qu’il créa le canton de Doguérawa. En fait, c’est la même famille qui règne sur le sultanat d’Agadez et sur le canton de Doguérawa.  C’est dire que le fils du sultan d’Agadez peut être chef de canton de Doguérawa, et inversement le fils du chef de canton de Doguérawa peut être sultan  d’Agadez ; cela est valable jusqu’aujourd’hui et pour toujours. La tombe du sultan Ibrahim Dasuki Roufaï n’est pas à Agadez; elle est dans cette maison ici à Doguérawa. C’est notre grand-père.

Est-ce qu’avec le temps et la géographie, ces relations entre les familles régnantes sont toujours préservées ?

Absolument.Je puis vous assurer que ces relations sont restées intactes parce que c’est la même famille. Et pour preuve, vous l’avez vu après la mort sultan d’Agadez. Il n’y a pas eu de problème pour la succession. La famille a tenu un conseil, et il y a eu l’unanimité autour d’un candidat. Et c’est ce candidat là que l’Etat du Niger a confirmé comme sultan de l’Aïr. Je rappelle par ailleurs que par le passé, le sultan de l’Aïr est en même chef de canton de Doguérawa et à Illéla, s’il vient à Doguérawa.

Honorable, il  y a actuellement une particularité, pour ne pas dire une curiosité, ici au palais. C’est la présence des femmes dogari (garde royale). Comment en est-on arrivé là  ?

Cela est parti d’un constat. C’est que lorsque je suis arrivé au trône, je voulais continuer sur le chemin de mes ancêtres, mais on s’est confronté à un problème. En effet, du côté de la garde du palais (les dogaris), le sarki dogarey (chef de la garde) décédé n’a pas de garçons parmi ses enfants pour le remplacer. Je me suis dit alors, s’il y a des filles, pourquoi ne pas essayer. J’ai donc commencé par intégrer sa fille et d’autres femmes se sont intéressées au métier, et ont suivi. Elles sont venues d’elles-mêmes pour se faire recruter. Et depuis lors, cela fait la particularité de Doguérawa. Nulle part au Niger, vous ne trouverez de dogaris femmes. C’est ici seulement que vous pouvez en trouver et c’est une fierté pour nous.

Et il n’y a eu aucun problème; est-ce que la tradition du Palais l’autorise ?

Je n’ai perçu aucun grincement lorsque ces femmes ont été intégrées comme dogari. Il n’y a eu aucun sentiment de rejet. Du reste, ce sont toutes des femmes issues des familles proches du palais. Leurs parents ont servi nos ancêtres, elles ne sont pas des intrus. Mieux, j’ai constaté qu’elles sont mêmes très efficaces, surtout dans la collecte de la taxe municipale. Vous savez, ici chez nous, les hommes ne veulent pas se faire réprimander par les femmes.

Sont-elles acceptées et respectées par les populations ?

Absolument, elles n’ont aucun problème avec les populations. Seulement, nous les avons dispensées de deux (2) activités. Ainsi, elles ne montent par la garde la nuit parce que ce sont des femmes mariées, elles doivent être dans leurs foyers le soir. De même, nous les avons dispensées de faire les constats des dégâts champêtres. Sinon, elles font toutes les autres activités de la garde du palais. Et nous sommes satisfaits de leur travail.

Si vous avez un appel, ce serait lequel ?

A l’endroit de tous nos concitoyens, nous devons continuer à prier Allah pour qu’il descende la paix et la quiétude dans notre pays. Nous avons vu et nous voyons ce qui se passe aux alentours. Le Nigeria est là avec son boko haram, le Mali vit aussi son épreuve. Nous ne savons pas d’où cette affaire peut déboucher chez nous. C’est pourquoi nous devons prier ensemble pour que notre pays soit épargné de ces vicissitudes et de ces malveillances.

Aux populations de notre canton, je demande d’être vraiment vigilantes. On ne sait jamais d’où est-ce que le mal peut parvenir. Nous devons aussi aider les autorités et les forces de sécurité en signalant tout comportement suspect.

Siradji Sanda,

Envoyé spécial


 

Les femmes dogari de Doguéraoua

Le fait est inédit pour ne pas être conté. En effet, il est de coutume d’avoir des reines et même de très grandes reines comme Sarraounia ou la reine Daoura. Mais dans notre espace nigérien, la fonction de dogari, la garde royale en quelque sorte, a été  toujours la chasse gardée des hommes. Un canton a cassé ce mythe. Le canton de Dogaraoua, est le seul au Niger, à ouvrir cette fonction aux femmes. Et elles l’assument avec efficacité ainsi que le reconnaît l’autorité suprême du canton. ‘’J’ai constaté  qu’elles sont même plus efficaces que les hommes, surtout en ce qui concerne la collecte de la taxe municipale’’, confie l’honorable Ibrahim Attawel, chef de canton de Dogaraoua. Comment sont-elles arrivées dans cette fonction et comment la vivent elles ? Laissons parler les intéressées elles-mêmes. A notre arrivée au palais de sultan Ibrahim Ed Dassouki, nous avons été accueillis et installés par les femmes dogari, vêtues de la très reconnaissable tenue aux couleurs vives.

Halimatou Kaka, la doyenne

‘’J’ai hérité de cette fonction de mon père qui était dogari. J’ai passé trois (3) ans à la cours avec les femmes. Quand la Magagia était décédée, on m’a fait venir ici. On m’a adjoint ces deux (2) autres femmes. Aujourd’hui, cela fait huit (8) ans que j’exerce cette fonction de Dogari. Au début, je travaillais uniquement  avec les femmes. Depuis que j’exerce  cette fonction, je n’ai subi aucune discrimination. Les gens nous respectent; j’ai même l’impression qu’ils sont contents de nous et qu’ils nous encouragent beaucoup’’.

Haadi Rabo

‘’Sincèrement, moi, je n’ai pas hérité de ce métier. Mais c’est la vision du chef de canton qui m’a encouragée à intégrer cette fonction. Il a accepté et il nous a même encouragées à venir avec la doyenne Halima Kaka. Cela fait aujourd’hui cinq (5) ans que je suis dans cette fonction. Nous travaillons avec nos collègues hommes. Nous sortons comme eux, nous assumons les mêmes tâches qu’eux. Nous procédons à l’interpellation des gens, nous collectons les taxes municipales, nous accompagnons les femmes du palais dans les cérémonies (baptêmes, mariages, décès, etc.). Je vous assure que nous sommes respectées dans notre travail. Nous ne rencontrons aucune difficulté spécifique. Je remercie notre chef de canton qui nous a ouvert les portes de ce métier et du palais’’.

Rakia Habibou

‘’J’ai aujourd’hui cinq (5) ans dans ce métier. Moi, mes parents travaillaient déjà à la cour. Je suis née ici dans cette cour. J’estime que je ne suis pas étrangère au palais. Le travail de dogari me plait beaucoup et je le fais avec fierté. J’avais déjà beaucoup appris avec la défunte Magagia. Il n’y a aucune discrimination entre nos collègues hommes et nous’’.

Sarkin dogarey

‘’Tout est une question de choix et de volonté. On ne force pas quelqu’un à être dogari. Ces femmes ont choisi de venir dans cette fonction. Et le chef de canton leur a accordé cette chance. C’est une très bonne chose. Mais il faut savoir que n’est pas dogari qui le veut. Avant d’intégrer ce corps, il faut qu’on s’assure que tu es une personne honnête et responsable, parce que c’est aussi l’image du palais et du chef. C’est vous dire que ces femmes dogari ont la confiance du chef et de nous tous, qui sommes ici. Je suis fier de constater qu’elles s’acquittent honorablement de leurs missions tout comme leurs collègues hommes. Et elles sont très bien respectées par les populations’’.

Siradji Sanda

3 mai 2013
Publié le 3 mai 2013
Source : Sahel Dimanche

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Dernière modification le vendredi, 03 mai 2013 09:07