mardi, 14 mai 2013 08:17

Atelier de consultation des utilisateurs potentiels de technologies d’amélioration de la productivité agricole par le système d’irrigation semi californien en vue de sa diffusion : apprécier le système d’irrigation semi-californien en vue de sa diffu

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Le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), et la cellule nationale de l’Association Régionale pour l’Irrigation et le Drainage (ARID) ont organisé hier, à  Niamey, un atelier de consultation des utilisateurs potentiels de technologies d’amélioration de la productivité agricole par le système d’irrigation semi californien en vue de sa diffusion.

Les travaux de cet atelier seront marqués par une présentation théorique du système d’irrigation ; une visite de terrain pour constater de visu son fonctionnement et une appréciation du système d’irrigation semi-californien pour enfin envisager son adoption et l’élaboration d’un plan d’acquisition et de déploiement du système. C’est le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture M. Illa Djimrao qui a procédé à  l’ouverture des travaux inscrits à l’agenda des réflexions.

Les constats ont montré que l’un des facteurs limitant de la productivité agricole en Afrique de l’Ouest est incontestablement la faible maitrise de l’eau à la parcelle. En effet, pour améliorer la productivité agricole dans cet espace qui a tant souffert des conditions climatiques défavorables, le CORAF et la Banque mondiale n’ont pas hésité à aider les structures qui contribuent à la diffusion à grande échelle du système d’irrigation du type semi-californien. C’est pourquoi, le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture M. Illa Djimrao a, dans son allocution rappelé que les Chefs d’Etat africains, ont conformément au Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique de l’Union Africaine (NEPAD) adopté, en juin 2003, le programme détaillé  de développement de l’agriculture en Afrique pour faire face à  la faible productivité. Ainsi, si l’agriculture, dans bon nombre de pays africains, reste encore largement tributaire des pluies, très souvent insuffisantes et mal réparties, surtout dans les pays d’Afrique de l’Ouest, force est de constater que ces pays regorgent d’importantes potentialités en eau et en terre très faiblement mises en valeur. Or, sécuriser, intensifier et diversifier les productions agricoles passent inéluctablement  par la maitrise de l’eau dont l’irrigation constitue l’option la plus sûre. Selon la FAO, au niveau de cinq pays à savoir le Benin ; la Côte d’Ivoire ; le Ghana ; la Guinée et le Togo, sur un potentiel de près de 3.400.000 ha, la superficie équipée pour l’irrigation n’est que d’environ 200.000 ha soit 5,8% seulement. Ce sous équipement en matière d’irrigation en Afrique, et en Afrique de l’Ouest en particulier, reste en partie liés aux coûts élevés des systèmes d’irrigation gravitaire pratiqués dans la plupart des pays et dont la réalisation est assurée essentiellement par les Etats.

Le Niger dispose en effet, d’une bonne expertise en matière de semi-californien notamment avec la réalisation des périmètres irrigués comme ceux de Kokomani ; Lossa où encore de  Djirataoua. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative 3N, il a été mis en place plus de 454 Km de réseaux californien sur l’ensemble du pays, a précisé le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture.

Quant au président de l’Association Régionale pour l’Irrigation et le Drainage M. Moussa Amadou, il a affirmé  que le système d'irrigation semi californien a connu un développement fulgurant au Burkina Faso avec le Projet de Développement de l'Irrigation Privée et des Activités Connexes (DIPAC) et le Programme d'Appui aux Filières Agro-Sylvo-pastorales (PAFASP), et au Niger avec le Projet de Promotion de l'Irrigation Privée (PIP I et II) et le Projet de Développement des Exportations et des marchés Agro-Sylvo-Pastoraux (PRODEX). Tous ces projets sont financés par la Banque mondiale. Si le système d'irrigation semi californien a été massivement adopté au Niger et au Burkina parmi de nombreuses techniques et technologies d'irrigation, c'est à cause de son faible coût, sa facilité de mise en œuvre et l'économie d'eau qu'il permet dans un contexte de raréfaction des ressources en eau.

Auparavant, le représentant du directeur exécutif du CORAF Dr. Lamien Nieyidouba  a souligné que  c’est pour traduire en Afrique de l'Ouest le Pilier IV du programme détaillé de Développement de l'Agriculture en Afrique que nos chefs d'état ont adopté en 2003, que la CEDEAO a initié le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l'Ouest (PPAAO)  et a demandé au CORAF de coordonner sa mise en œuvre. Cette initiative a été soutenue par la Banque mondiale pour renforcer l'intégration et la coopération régionale dans le secteur de l'agriculture.

l Hassane Daouda

14 mai 2013
Publié le 14 mai 2013
Source : Sahel

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