jeudi, 16 mai 2013 07:55

Première session ordinaire du comité de pilotage du Programme de « Gestion Intégrée de la Production, des Déprédateurs et de la Pollution (GIPD) pour l'année 2013 : améliorer la productivité et la rentabilité des producteurs agricoles

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Les membres  du comité de pilotage du Programme de « Gestion Intégrée de la Production, des Déprédateurs et de la Pollution (GIPD) se sont réunis, jeudi dernier, dans la salle de réunion du Ministère de l’Agriculture pour les travaux de la première session ordinaire.

Au cours de cette rencontre, les participants ont eu à examiner, à amender et à valider le rapport du bilan d’activités 2012 et de programmation 2013 du projet GIPD. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture M. Illa Djimrao en présence de Docteur Saley Amadou assistant du représentant de la FAO au Niger.

En ouvrant les travaux, le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture M.Illa Djimrao, a d’abord defini le programme GIPD, qui est un programme sous-régional qui concerne six (6) pays francophones de l'Afrique de l'ouest: le Bénin, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Il est financé  par le fonds mondial pour l'environnement (FEM) à hauteur de 9 305 340 EU pour les six pays et mis en œuvre par la FAO.

L'objectif de ce programme est d'améliorer la sécurité  alimentaire, la productivité et la rentabilité des exploitations agricoles et protéger les eaux riveraines des bassins des fleuves Niger et Sénégal des contaminations dues à l'utilisation des produits agrochimiques (pesticides et engrais chimiques). Son approche, selon le Secrétaire général, vise à renforcer les capacités à tous les niveaux pour une production agricole saine et durable, et à réduire la contamination des eaux, à travers l'élimination des polluants organiques persistants (POP) et une réduction substantielle des autres pesticides toxiques en agriculture. Pour ce qui est de la composante Niger, le SG a expliqué que celle ci  a démarré ses activités en 2010 et est prévue pour prendre fin en mars 2013, avec une enveloppe de 260 millions de F CFA environ. Toutefois compte tenu des résultats positifs obtenus, une prolongation d'une année vient d'être accordée pour la poursuite de ce programme. Le Secrétaire général a énuméré les activités réalisées dans notre pays par ce programme, avant de formuler une demande à l’adresse des participants d’examiner sans complaisance les documents afin de faire des recommandations conséquentes pour une mise en œuvre efficace du projet.

Auparavant, l’assistant du représentant de la FAO au Niger, Dr Saley Amadou, a rappelé qu'un des objectifs du programme PIGD est de doter le Niger d'outils d'analyse des risques sanitaires liés à l'utilisation des pesticides et autres agrochimiques dans les cultures irriguées, mais aussi de trouver des alternatives efficaces et durables à l'utilisation de ces produits hautement toxiques. Pour atteindre cet objectif, a-t-il précisé, il a été  nécessaire d'établir un partenariat stratégique entre la FAO, le PNUE et le Gouvernement du Niger, pour mettre en place un processus de réduction de l'utilisation des pesticides dans le bassin du fleuve Niger. Cette synergie dans l'action est d'autant plus importante, qu'une place prépondérante est accordée par l'Initiative 3N sur le développement des aménagements hydro agricoles de grande et petite irrigations. ‘’Nous nous devons donc de mieux connaître et comprendre l'action des facteurs agrochimiques qui concourent à la dégradation de la santé  de la personne et de l'environnement, afin de prendre les mesures adéquates de sauvegarde’’ a-t-il indiqué avant d’ajouter que son institution va poursuivre le renforcement des capacités des productrices et producteurs à  travers les Champs Ecoles, mais aussi le suivi sanitaire de la personne et de l'environnement par l'analyse des polluants d'eau sur tous les sites du projet.

l Aissa Abdoulaye Alfary

16 mai 2013
Publié le 13 mai 2013
Source : Sahel

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