mercredi, 26 juin 2013 07:59

Clôture des travaux du projet Intensification de l’Agriculture par le Renforcement des Boutiques d’Intrants Coopératives : renforcer les capacités des organisations des producteurs du Niger

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Financé par l’Union Européenne, le Royaume de Belgique, le Royaume de Luxembourg, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et le Niger, pour une enveloppe d’environ six (6) millions d’Euros, le projet Intensification de l’Agriculture par le Renforcement des Boutiques d’Intrants Coopératives prendra  fin d’ici quelques jours.

C’est justement ce qui explique l’organisation de cet atelier au cours duquel, les animateurs du projet et les représentants de huit (8) fédérations venus de toutes les régions de notre pays plancheront sur la mise en place du fonds de garantie ; l’étude sur les organisations des producteurs et productrices ; l’analyse du bilan physique et financier du projet et la conceptualisation de la deuxième phase du projet. C’est le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture, M. Illa Djimrao qui a procédé  hier à Niamey, à l’ouverture des travaux de l’atelier de clôture du projet IARBIC, en présence des représentants des pays contribuables.

Le projet Intensification de l’Agriculture par le Renforcement des Boutiques d’Intrants Coopératives a officiellement démarré  ses activités au Niger en septembre 2008, pour une durée de 36 mois. Il s’est donné comme objectif de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables, et de permettre aux producteurs ruraux d’accroitre leurs rendements agricoles, grâce à l’utilisation rationnelle des engrais, à leur accessibilité et à leur disponibilité  dans les boutiques d’intrants. En ouvrant les travaux de cette rencontre, le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture M. Illa Djimrao s’est appesanti sur les réalisations physiques du projet enregistrées dans les huit régions de notre pays. Elles ont trait à l’extension du réseau des boutiques d’intrants de moins de 500 à plus de 900 sur le terrain ; la généralisation du concept de champs écoles paysans et autres démonstrations ; le financement des Systèmes d’Approvisionnement en Intrant (SAI) au niveau des organisations des producteurs à  travers leurs fédérations ; le développement du warrantage comme alternative à l’épargne par le petit producteur en vue d’obtenir un crédit de campagne ; le renforcement des capacités des producteurs à la base et enfin la mise en œuvre du fonds de garantie pour l’acquisition des intrants par les organisations des producteurs. Ces résultats ont suscité un réel engouement de la part des producteurs et sont en adéquation avec les nouvelles politiques nationales en matière de développement rural et de sécurité  alimentaire et nutritionnelle dont la mise en œuvre de l’initiative 3N en constitue la trame des interventions. Ainsi, revenant sur le bilan du projet IARBIC, M. Illa Djimrao a précisé que sur le volet pluvial, ce sont plus 1.500 organisations de producteurs dont six (6) réseaux qui ont reçu les subventions du projet pour réaliser 189 nouvelles boutiques d’intrants, réhabiliter  69 anciennes et conduire 375 champs écoles et 720 démonstrations. Avec le financement de l’initiative sur la flambée des prix, 75 autres boutiques d’intrants ont été construites, 100 magasins de warrantage construits et équipés. Outre la réalisation d’infrastructures, plusieurs autres activités ont été réalisées, notamment la mise en œuvre du fonds de garantie de 335.714.000 au profit de huit (8) fédérations et d’un fonds de roulement auprès de 344 boutiques d’intrants avec près de 1000 tonnes. Par ailleurs, 3117 personnes dont 49,6% de femmes ont également bénéficié des activités du volet maraichage du projet. Toutes ces actions ont été accompagnées de formations et/ou renforcement des capacités des acteurs.

Auparavant, le représentant de la FAO au Niger M. Aboubaker Doualé Waiss a indiqué que le projet IARBIC qui tire à sa fin s’est inscrit dès l’origine, dans  une dynamique d’innovation dans un secteur où il devait jouer un rôle de pionnier, au vu des innovations qu’il a introduites. Elles sont visibles d’abord dans son modèle de financement multi bailleurs ; l’expérimentation du «faire faire» dans le secteur rural ; le renforcement des capacités, de l’efficacité et de la cohésion des organisations des producteurs ; l’implication totale des femmes en leur donnant une place de choix dans les réalisations du projet etc.

Les résultats forts appréciables du projet IARBIC sur le terrain réconfortent davantage l’ensemble des acteurs de la chaine et les laissent persuader que la seconde phase du projet aboutira à des changements encore plus positifs au grand bonheur des populations nigériennes. Une projection de film axé sur les réalisations du projet a été  visionné par les participants.

l Hassane Daouda

26 juin 2013
Publié le 26 juin 2013
Source : Sahel

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