mercredi, 09 octobre 2013 10:23

Zinder/Campagne agro-pastorale :Les résultats de la campagne agricole répondront aux attentes des populations à hauteur de 70 pour cent de production moyenne à bonne, selon le directeur régional de l’Agriculture de Zinder

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Les résultats observés à l’issue de la campagne de pré-évaluation  laissent entrevoir  une production globale de moyenne à bonne  à hauteur de 70 pour cent dans la région de Zinder, a déclaré le directeur régional de l’Agriculture, Bounia Yahaya, qui indique par ailleurs que 1160  villages agricoles sur 3050 risquent de traverser une situation alimentaire difficile du fait de l’arrêt des pluies observé pendant deux à trois semaines,   et des semis tardifs,  dont certains sont intervenus au cours du mois de juillet, à un moment où les cultures étaient au stade de nouaison-floraison.

A cela s’ajoutent  les attaques acridiennes  de grande envergure enregistrées dans les départements de Belbédji, Tanout, Damagaram Takaya, Gouré, Tesker, le nord Mirriah et au niveau des communes  de Gangara et Olléléwa. ‘’Tous ces phénomènes combinés auront une influence négative sur la production attendue, même si les traitements des cultures suivent leur cours,’’ a expliqué  le directeur régional de l’Agriculture. ‘’Notre souhait est de voir les appuis de l’Etat dans le combat contre  les ennemis des cultures s’inscrire dans la durée, a-t-il dit, précisant que 71.245 ha sont infestées,  et dont 6 .400 ha ont reçu un traitement aérien. 

Pour la dernière décade de septembre, le stade le plus avancé pour le mil est la maturité (18 %) ; le stade le plus dominant est la grenaison (41 %) suivi de la floraison (19 %). Le stade le moins avancé est le tallage (1%).

Pour ce qui est du sorgho, le stade phénologique le plus avancé est la maturité à 1 % ; le stade le plus dominant est la floraison (30 %), suivi de la nouaison–épiaison (26 %) ; et le stade le moins avancé est le tallage (1 %). Quant au niébé, le stade le plus  avancé est la maturité, le stade le plus dominant est la formation des gousses, suivi de la ramification; le stade le moins avancé est la levée avancée.

Pour ce qui est de l’arachide, le stade phénologique le plus avancé est la maturité, le stade le plus dominant est la formation des gousses suivi de la floraison, le stade le moins avancé  est la levée avancée.

S’agissant de la situation alimentaire pour cette même décade, on observe une tendance générale à la baisse des prix des céréales sur les marchés de la région: -5,4 % pour le mil, -2,00 % pour sorgho, -16,72 % pour le niébé, -1,93 % pour le maïs et -9,48 % pour l’arachide.

Le prix du riz n’a pas enregistré de variation.

La situation pluviométrique au cours de cette décade a été caractérisée  par des précipitations très faibles  enregistrées dans quelques localités de la région. Dix-neuf postes n’ont enregistré aucune pluie. Le cumul de la décade varie de 00 mm à 39 mm enregistrés à Djambirgi dans le département de Dungass.

Le cumul général varie de 252,4 mm en 24 jours enregistrés  à Bakin Birgi (département de Tanout) à 890,5 mm en 28 jours enregistrés à Yékoua, département de Magaria. Comparativement à la même période de l’année passée, on constate que seuls 7 postes sont excédentaires sur les 35 postes.

Par ailleurs, la situation  des pâturages  dans la région est globalement satisfaisante, car les grandes pluies   enregistrées au cours du mois d’août  ont été bien réparties dans le temps et l’espace, selon  Dr Abdou Issiakou , directeur régional de l’Elevage.

En outre, toutes les espèces herbacées ont bouclé  leur cycle végétatif. La direction de l’Elevage a dépêché  des équipes au niveau de neuf sites  installés dans les départements de Tesker, Tanout et Belbédji, et au niveau de 36 enclaves pastorales pour établir le bilan fourrager qui sera connu avant la fin du mois d’octobre, a-t-il dit. Ce qu’il faut déplorer, a insisté  le directeur régional de l’Elevage, c’est le phénomène des feux de brousse enregistré à Belbédji et Tesker sur une superficie de 5000 ha.

Aussi, toutes les mares pour l’abreuvement du cheptel  ont un niveau appréciable  de remplissage. Les animaux sont concentrés en zones pastorales.

S’agissant de la situation sanitaire du cheptel, elle est acceptable malgré quelques foyers de pasteurellose  et de charbon bactéridien  qui ont été jugulés.

La commercialisation du bétail au stade actuel est caractérisée par une remontée des prix et une baisse des prix des céréales,  d’où les termes de l’échange sont en faveur des éleveurs.

Dans le cadre de l’Initiative 3N, en 2012, 690 ménages de la région ont été appuyés, dont  400 ménages ont reçu chacun 5 volailles,  et 200 ménages ont reçu chacun 5 caprins.

La région a bénéficié de la mise en place de cinq banques d’aliments pour bétail, la construction de cinq puits neufs, la réhabilitation de cinq autres puits, et la dotation de 24 broyeurs au profit de plusieurs communes.

Cette année, 276 kits, composés de quatre caprins chacun ont été distribués, ainsi que 42  jeunes chameaux.   En outre, trois broyeurs de tige de mil viennent d’être  acquis et la région a été dotée de huit (8) puits neufs, sept puits réhabilités, cinq parcs de vaccination  et 980 tonnes d’aliments bétail.

Les investissements pour l’année, dans le cadre de l’initiative 3N, et relatifs aux activités précitées, se chiffrent  à 400 millions de FCFA.

Sido Yacouba,

ANP/ONEP- Zinder.

08 octobre 2013
Publié le 08 octobre 2013
Source : http://lesahel.org/

{module 583}