lundi, 28 octobre 2013 09:05

Lancement officiel du Projet d’Amélioration de la Qualité et des Standards sur les Engrais au Niger : Renforcer les capacités des acteurs opérant dans le domaine des engrais au Niger

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Le secrétaire général du Ministère de l’Agriculture, M. Illa Djimrao a procédé vendredi dernier, à l’Académie des arts martiaux de Niamey, au lancement des activités du Projet d’Amélioration de la Qualité et des Standards sur les Engrais au Niger (PAQSEN).

Ce projet vise entre autre objectifs à informer et à sensibiliser les acteurs sur le cadre règlementaire harmonisé du contrôle de qualité des engrais ; l’élaboration de la loi nationale sur le contrôle de qualité des engrais au Niger en complément de la réglementation harmonisée et enfin le renforcement des capacités des acteurs et des structures opérant dans le domaine des engrais dans notre pays.

Financé par la Révolution Verte en Afrique (AGRA) à travers un appui de l’ordre de 249 704 de Dollars US sur une période de trois (3) ans, le Projet d’Amélioration de la Qualité et des Standards sur les Engrais au Niger accorde une importance capitale au secteur agricole qui constitue le principal pourvoyeur d’emplois, et représente tout à la fois la source première de produits agricoles et alimentaires. Conscientes de l’importance du secteur agricole dans l’économie de notre pays, les autorités actuelles ont conçu et mis en œuvre l’initiative 3N pour atténuer sinon juguler les crises alimentaires répétitives au Niger. En procédant au lancement officiel des activités de ce projet, le secrétaire général du Ministère de l’Agriculture, M. Illa Djimrao a indiqué que l’initiative 3N est bâtie autour d'axes stratégiques dont le premier concerne l'accroissement, la diversification et l'intensification des productions agricoles afin que désormais, sécheresse ne soit plus synonyme de famine. Il s’est par ailleurs félicité des progrès réalisés dans la lutte contre la faim et la malnutrition, progrès reconnus et récompensés par la FAO au cours de sa 38ème session, à travers le diplôme reçu par notre pays. Le Niger doit maintenir la vigilance, surtout l’'initiative d'anticipation et d'actions dans le combat contre la faim. Dans cette perspective, l'amélioration et la durabilité des systèmes de production sont nécessaires pour garantir la sécurité alimentaire et réduire  la pauvreté au Niger. Or, il est de notoriété publique que la faible utilisation des intrants agricoles, notamment les engrais de qualité, constitue une limite à l'amélioration de la productivité et de la production agricoles, qui ont une influence négative certaine sur le volume des disponibilités alimentaires. La promotion des intrants agricoles de qualité, de leur accessibilité et de leur utilisation est donc nécessaire pour l'atteinte les objectifs que l’Etat s’est fixé.

Le projet PAQSEN qui vient d’être lancé  participe de cette promotion. Il est né du constat que l’étroitesse des marchés et la diversité des réglementations nationales sont parmi les principales contraintes à l'approvisionnement des producteurs en intrants agricoles. Aussi, une évolution vers un marché régional plus large permettant la libre circulation des engrais, accroîtrait-elle l'accès pour les producteurs à une gamme plus variée et plus performante des engrais à des coûts plus abordables. Mais cette évolution ne saurait se réaliser sans le minimum d'harmonisation de certaines normes et procédures relatives au contrôle de qualité  et à la commercialisation des engrais. C'est pourquoi, l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a initié, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique Agricole de l'Union (PAU), un processus visant l'harmonisation des réglementations nationales relatives au Commerce et au Contrôle de qualité des intrants.

Les activités menées conjointement avec la CEDEAO et le CILSS, notamment l'organisation de plusieurs ateliers régionaux, grâce à l'appui des partenaires dont l'International Fertilizer Development Center (IFDC) et la FAO, ont abouti à la validation et à la signature, lors de la soixante-neuvième (69ème ) session ordinaire du Conseil des Ministres de la CEDEAO tenue à Abidjan du 30 novembre au 2 décembre 2012, du règlement C/REG.13/12/12 relatif au contrôle de qualité des engrais dans l'espace CEDEAO. Ce règlement, a-t-il ajouté va permettre aux Etats membres d'utiliser les mêmes normes dans les systèmes d'approvisionnement, de contrôle et de commercialisation des engrais.

Le régime juridique des actes de la communauté  dispose au point 4 de l'article 9 du Protocole additionnel portant amendement CEDEAO, que « les règlements ont une portée générale. Ils sont obligatoires en toutes leurs dispositions et sont directement applicables dans les Etats membres. Ils ont force obligatoire à l'égard des Institutions de la Communauté». C’est dire qu’il revient à  chaque Etat membre de vulgariser les textes réglementaires pour qu'ils soient à la portée des acteurs de la filière, ce qui signifie que chacun d'entre eux doit adapter les textes réglementaires au contexte socio-économique national conformément aux régies en vigueur, et mettre en place les structures opérationnelles prévues pour accompagner le processus. Ces structures sont le Comité National de Contrôle des engrais (CONACE) et la Structure Officielle d'Inspection et de Contrôle de Qualité des Engrais (SOI/CQE). Peu après le lancement des activités du projet, le secrétaire général du

Ministère de l’agriculture, les responsables du PAQSEN et les invités ont visité les stands d’exposition d’un certain nombre de produits issus des cultures pluviales et irriguées.

 Hassane Daouda

25 octobre 2013
Publié le 25 octobre 2013
Source : http://lesahel.org/

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