mardi, 15 avril 2014 05:46

Visite du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture à la ferme semencière de Aï Noma, sur le périmètre de Say II : Vers la vulgarisation de deux variétés hybrides de riz pour accroître la production

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Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, M. Abdou Labo, a visité, dimanche dernier, la ferme semencière de Aï Noma, sur le périmètre de Say II, en compagnie du Secrétaire général du gouvernorat de Tillabéri, du préfet de Say et de plusieurs responsables de son département ministériel.


Le ministre d’Etat, M. Abdou Labo, était sur le périmètre de Say II, pour se rendre compte des « comportements » de deux variétés de riz d’origine indienne qui sont en cours de test au Niger. Ces deux variétés ne sont pas des OGM mais des riz hybrides, selon le Docteur Amir Sido, un expert en riziculture.
Sur les lieux, le ministre de l’Agriculture s’est entretenu avec les membres de la coopérative de Say II pour savoir si les deux variétés leur donnaient une entière satisfaction. « Nous avons un bon rendement», ont répondu les coopérateurs au ministre d’Etat qui, pour en avoir le cœur net, a visité des « parcelles de démonstration» de la ferme.
A l’issue de cette visite, le ministre d’Etat Abdou Labo a déclaré qu’il y a ici 184 hectares emblavés en riz, dont 7,5 hectares sont consacrés à un test. «Nous sommes venus voir les résultats, et ils sont très intéressants car on a une production moyenne de 9 à 10 tonnes par hectare, rien qu’en saison sèche. (…). C’est un pari gagné et nous allons conseiller à tous les producteurs de riz d’utiliser ces variétés », a confié le ministre d’Etat.
Certes, a dit le ministre en charge de l’Agriculture,  les rendements des deux variétés changent au gré des saisons ou des campagnes et il faut constamment renouveler le stock de semences, mais grâce au « schéma semencier national », l’Etat veillera à la disponibilité des semences et, mieux, combattra l’importation anarchique de semences qui « corrompent » les variétés dûment sélectionnées pour leurs performances comme la variété locale de riz « Gambiaca».
Alors que les responsables de la ferme semencière de Aï Noma demandent la généralisation des deux nouvelles variétés à tous les producteurs du Niger dès cette année, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, M. Abdou Labo estime qu’il faut attendre trois campagnes pour certifier les premiers résultats et tirer des conclusions. « Vous avez attendu des années et pourquoi pas six mois de plus, donc après la prochaine campagne hivernale ? En tous les cas, l’Etat vous offre la possibilité de choisir les semences adaptées au terrain de chaque producteur », a dit le ministre d’Etat Abdou Labo.
Pour le président du Conseil d’administration de la ferme semencière de Aï Noma, M. Salifou Mahamane, « avec 15 kilogrammes de semences, on peut récolter jusqu’à 12 tonnes de riz par hectare et réaliser des gains de productivité importants. Mais, l’Etat doit à présent aider les petits producteurs car les variétés hybrides de riz coûtent cher».
 S. S. Manzo, envoyé spécial

15 avril 2014
Publié le 15 avril 2014
Source : Le Sahel
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