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vendredi, 27 juin 2014 05:15

Zinder : Les premiers semis ont été effectués dans la première décade de mai

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Les premiers semis dans la région de Zinder ont été effectués dans la première décade du mois de mai. 493 villages agricoles ont été concernés sur 3378, a annoncé le directeur régional de l’Agriculture, M. Bounia Yahaya, qui indique par ailleurs que sur 45 postes pluviométriques, 28 ont enregistré des précipitations à la même période.

Dans la première décade du mois de juin, sur les 45 postes pluviométriques, 24 n’ont pas enregistré de pluies. Le cumul pluviométrique  général dans cette même période varie de 1 ,7 mm en un jour enregistré à Mirriah, à 86 mm obtenus en 4 jours à Kakitama dans le département de Magaria, ajoute la même source.
Comparativement à la même période de l’année dernière, 23 postes pluviométriques sont excédentaires sur 38 installés dans la région de Zinder. A la date du 8 juin dernier, la région de Zinder totalise 622 villages ayant effectivement accompli les premiers semis, avec un taux de réalisation estimé à 18 %. Certains semis ont été perdus  au niveau de 52 villages du fait de la longue sécheresse d’un mois qui a sévi, notamment dans les départements de Tanout et Belbédji.
Cependant, au cours de la même période, 28 nouveaux  villages,  relevant de ces mêmes entités administratives, ont pu semer.
Pour accompagner les efforts des producteurs, l’Etat avec l’appui des partenaires au développement, en particulier la FAO, a mis à la disposition de  la région 1554 tonnes de semences de mil, sorgho et niébé  destinés aux ménages vulnérables ayant enregistré des mauvais résultats lors de la campagne agricole passée.
La situation phytosanitaire a été marquée par des attaques de sautereaux au stade  larvaire sur une superficie de 300ha à Gouchi dans le département de Magaria, et une déclaration de rongeurs dans celui de Gouré. La région dispose de 3135 litres de produits en stock pour faire face à une aux attaques sur  2526 hectares.
En ce qui concerne les prix des céréales, ils  sont de 244FCFA le kg  pour le  mil et 216 FCFA le kg pour  le sorgho. La tendance à la hausse des prix observée au cours de la première décade de Juin est  liée probablement aux incertitudes dans l’installation de l’hivernage et aux perturbations qui affectent certains marchés du Nord Nigeria (du fait des agissements des mouvements armés) à partir desquels la région s’approvisionne en produits divers.
‘’C’est pourquoi, sur les prévisions formulées par l’ACMAD qui font ressortir l’insuffisance des précipitations  durant cette campagne, nous recommandons aux producteurs d’utiliser les variétés précoces en cultures pluviales qui résistent à la sécheresse’’, a indiqué le directeur régional de l’Agriculture, M. Bounia Yahaya, qui précise également que les cultures irriguées sont beaucoup plus fiables que le système pluvial.
Le Programme de Renaissance du Président de la République, à travers l’Initiative 3 N,  a tracé une voie pour promouvoir les cultures  irriguées. Celles pratiquées pendant la   campagne pluviale sont en effet considérées comme des cultures incertaines censées venir en appui, a-t-il expliqué. Ce programme a-t-il ajouté, prévoit la mobilisation des eaux de ruissellement à l’échelle nationale pour la pratique des cultures irriguées, dans la perspective d’éradiquer l’insécurité alimentaire.
Pour soutenir le monde des producteurs, l’opération distribution gratuite de vivres débutera avant fin juin et pourrait durer 3 à 4 mois. Quant à la vente à prix modérés, qui a démarré en début  du mois de mars, elle entre dans sa troisième phase pour s’étaler sur 5 à 6 mois.
Le PAC/RC et le PMERSA accordent leurs appuis à la campagne agricole 2014.
Le PMERSA a attribué à la région, conformément au protocole qui le lie avec la Direction Régionale de l’Agriculture, 11 tonnes de semences de sorgho,  de mil et de niébé. Il a ensuite procédé au renforcement des capacités des producteurs pour assurer la sécurisation de leurs cultures. Ainsi, 119 producteurs  ont été formés et équipés  dans la manipulation des appareils de traitement. Ce projet a financé la construction de cinq boutiques d’intrants agricoles  et cinq banques céréalières qui seront dotées d’un stock de 10T de mil chacune.
Ces boutiques, selon le directeur régional du Génie Rural, Moussa Oumarou, ont été installées sur les sites phares du projet qui sont les départements de Mirriah, Takeita, Tanout, Magaria, Dungass, Damagaram Takaya et Gouré. La gestion de ces infrastructures sera assurée par les  coopératives qui procéderont à la vente des différents produits  à des prix accessibles à tous. Le PMERSA a ensuite appuyé les groupements féminins de la région pour promouvoir  leurs activités dans le cadre de la production agricole en leur attribuant 15 presses à huile, 15 moulins à grain, 8 décortiqueuses d’arachide, 8 brûloirs, 8 farineuses à moteurs, 8 décortiqueuses de céréales et 30 machines à coudre. Au total,  huit villages des départements de Tanout, Magaria, Dungass, du 1er  arrondissement communal, des 3ème  et 4ème  arrondissements de Zinder, sont concernés.
La contribution du PAC/RC dans le cadre de la préparation de la campagne se résume à la mise en place au niveau  de sa zone d’intervention de 58,5 tonnes de semences de mil, 30,24 tonnes de niébé, 189 tonnes d’engrais NPK et  8 tonnes de sorgho pour un coût de 154.792.950FCFA, a indiqué M. Illiassou Sahirou, coordonnateur régional du PAC3 et coordonnateur de l’Unité de Gestion fudiciaire du PAC/RC. Ce projet a également prévu un appui-conseil suivi de l’encadrement des producteurs  dans les communes  de Tarka, Bouné, Kellé, de Gangara, Gamou, Gouré et Olléléwa.
Par ailleurs, dans le secteur de l’Elevage, la campagne de vaccination s’est achevée le 15 mai dernier. Selon le Dr Abdou Issiakou 763.414 bovins ont été vaccinés contre la péripneumonie  contagieuse bovine avec un taux de réalisation de 42,52 %, de même que  1. 142.708 têtes de petits ruminants, soit 21,74 % ; 60.208 chameaux ont été vaccinés contre la pasteurellose, soit un taux de réalisation de 51,36 %. L’objectif de cette campagne de vaccination est de relever  le taux de réalisation de 10 % par rapport à l’année dernière.
Les résultats obtenus à l’issue de cette grande opération font ressortir un relèvement de taux de réalisation chez les bovins de 2,92 %, une régression  de 10,46 % chez les petits ruminants et une progression significative  de 132,85 % chez les camelins. La  non atteinte de cet objectif est imputable, précise la même source, au retard dans le démarrage de la campagne de vaccination, à l’insuffisance de la sensibilisation à tous les niveaux, au  faible appui des collectivités  et à la mobilisation timide des éleveurs contrairement  à la campagne sur les camelins qui a porté ses fruits.
Pour  appuyer le monde pastoral  et compte tenu du déficit fourrager de l’année dernière, l’Etat et la FAO ont apporté un soutien considérable à travers lequel  la région a bénéficié de 2270 tonnes de son de blé, 810 tonnes de tourteaux de grain de coton, soit au total 3084 tonnes d’aliment bétail. En outre, 1000 kits ménages de 4 caprins chacun seront octroyés dans les jours à venir aux ménages vulnérables par l’Etat et les partenaires au développement. La santé animale est bonne, selon le directeur régional de l’Elevage, Abdou Issiakou qui ajoute néanmoins que quelques cas de parasitisme d’héméralopie ont été observés chez les ovins et les bovins. L’état d’embonpoint des animaux a considérablement  chuté malgré la disponibilité du pâturage en zone pastorale qui est de mauvaise qualité organo-leptique dû à l’arrêt précoce des pluies durant la campagne passée, a-t-il expliqué.
Enfin, pour l’heure, la campagne d’hivernage n’a pas démarré en zone pastorale, car  les pronostics sont envisagés pour son effectivité après la deuxième quinzaine du mois de juillet, a-t-il précisé.
   
S.Y.ANP/ONEP

27 juin 2014
Publié le 27 juin 2014
Source : Le Sahel
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