mercredi, 10 septembre 2014 07:33

Atelier de lancement de la formulation du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) : Soutenir la résilience des populations et le développement des zones pastorales

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Pastorale Campagne Niger 2Le ministre de l’Elevage M. Mahaman Elhadji Ousmane a présidé, hier matin au Grand Hôtel de Niamey, la cérémonie de lancement de la formulation du Projet Régional d’Appui Pastoral au Sahel organisée par le Programme d’Actions Communautaires (PAC3) en partenariat avec le Ministère de l’Elevage.

L’objectif de développement de ce projet est d’améliorer l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agropasteurs dans des zones ciblées à travers six (6) pays sahéliens. La cérémonie s’est déroulée en présence de la Secrétaire Permanente du PDES, du Haut Commissaire à l’Initiative 3N, du Secrétaire général de la région de Niamey, du représentant résident de la Banque Mondiale, ceux de la FAO et de la Coopération belge, du Directeur général du Centre Régional Agrhymet et des plusieurs participants.
Au cours de la journée, les travaux et discussions porteront sur un rappel sur ledit Projet et de sa note conceptuelle composante Niger issue des premières réflexions concernant les activités identifiées ; le partage d’informations sur l’Etat d’avancement des activités entrant dans le cadre de l’élaboration du PRAPS ; la mise en place des groupes thématiques par composante pour appuyer les consultants dans la formulation et    l’élaboration d’une feuille de route et le partage d’information sur le Cadre de Gestion Environnementale et sociale, le Cadre Politique de réinstallation des Populations et le Programme de Développement Economique et Social (PDES).
Dans son allocution d’ouverture, le ministre de l’Elevage a indiqué que ce projet vient a point nommé dans un pays comme le Niger où  l’élevage est pratiqué par plus de 87% de la population rurale et 20% vivent exclusivement des activités pastorales qui se réalisent sur environ 62 millions d’hectares d’espace pâturable. Malheureusement déplore M. Mahaman Elhadji Ousmane, les politiques et les stratégies de développement des zones  pastorales jusqu’ici mises en œuvre au cours de ces dernières années n’ont pas permis l’amorce d’un développement durable et endogène de ces zones. Aussi, au fil des ans les capacités de résilience des sociétés pastorales sont mises à rudes épreuves par des chocs climatiques récurrents et leurs conséquences environnementales, économiques, sociales et politiques.
C’est dans ce contexte poursuit le ministre en charge de l’Elevage que l’insécurité s’est installée dans cette vaste région qu’est le Sahel qui s’étend sur une longueur de 5000 kilomètres et une profondeur de 300 kilomètres avec la dissémination des groupes armés constituant une menace réelle pour la paix, le développement des zones sahélo sahariennes. Ces zones explique M. Mahaman Elhadji Ousmane sont convoitées du fait notamment des ressources de leur sous- sol qui ne peuvent être mises en valeur au profit des populations qui y vivent que s’il y a la paix et la sécurité. Le pastoralisme
estime le ministre Mahaman Elhadji Ousmane, est un vecteur de croissance, de sécurité, de paix, de stabilité et de création d’emploi, et qu’il contribue à faire reculer l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la pauvreté dans les territoires qu’il anime et qu’il structure. Le ministre a enfin exprimé au nom du gouvernement, sa gratitude et sa profonde reconnaissance à l’endroit de tous les partenaires techniques et financiers du sous-secteur de l’élevage et la Banque Mondiale pour leur constante coopération et leur accompagnement dans ce noble combat permanent pour l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et agropasteurs.
Auparavant, le Secrétaire général de la région de Niamey, M. Boureima Zourkaleyni Maïga a dans son mot de bienvenue rappelé que l’élevage constitue la deuxième activité principale des populations nigériennes. Il demeure une source importante de revenus pour ces dernières et contribue par conséquent à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la sécurité alimentaire qui est le cheval de bataille des Autorités de la 7ème République, notamment à travers le  Programme de Renaissance avec la mise en œuvre de l’Initiative 3N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens). Le représentant résident de la Banque Mondiale a pour sa part réitéré l’engagement de son institution d’accompagner le Programme d’Actions Communautaires (PAC3) sur le chemin du développement durable au Niger, au Sahel et partout en Afrique avant d’appeler à une participation efficace des acteurs nationaux et à un bon suivi du processus au même rythme que les cinq autres pays concernés et sous la houlette régionale du CILSS.

Aïchatou Hamma Wakasso

 

10 septembre 2014
publié le 10 septembre 2014
Source : Le Sahel