jeudi, 11 septembre 2014 00:36

Evolution de la campagne agricole : De l’espoir malgré tout

Évaluer cet élément
(0 Votes)

 

Sorgho campagne AgroInstallée à peine dans notre pays, la campagne agricole est devenue une grande préoccupation pour les paysans sinon pour l’ensemble des Nigériens. Les pluies deviennent rares dans certaines zones où l’espoir des populations repose essentiellement sur la compagne agricole.

 

Les cultures sont à un stade où, elles ne supportent pas longtemps le manque de pluies.
Sur la route de Tillabéry, précisément à Koubia Kaina, le constat est pathétique au niveau des champs qui jonchent la périphérie de la ville. Ici, les stades phénologiques dominants sont la floraison ou la grenaison et la situation phytosanitaire reste quasiment calme. Cependant, les caprices du climat pourraient estomper l’espoir de ces paysans.


Cultivateur de son état, Alassane Zakou, circulait péniblement dans son champ avec ses enfants sous un soleil ardent. Il y a 18 jours qu’il n’a pas plu. C’est dans une atmosphère déjà tendue que nous avons rencontré le lundi 8 septembre 2014 ce cultivateur originaire de la région  du Zarmaganda pour évoquer  avec lui l’évolution de la campagne agricole. Agé de 51 ans, M. Alassane Zakou est installé dans son champ depuis 1994. Il cultive du mil, du  sorgho, du niébé, du maïs et de l’arachide. Les deux dernières cultures sont pratiquées dans des espaces vraiment réduits. Les semis ont à peu près trois mois. « Les pluies sont rares au moment ou les cultures ne peuvent pas supporter la sécheresse. En effet, les feuilles de mil, de sorgho et de niébé sont devenues jaunatres dans une bonne partie des champs parce que les cultures n’ont pas été arrosées depuis plus de deux semaines. Notre espoir est réduit dans la mesure où, même s’il pleut aujourd’hui, certaines cultures comme le mil et le sorgho ne peuvent pas se régénérer. C’est dire qu’au stade actuel de l’évolution de la compagne agricole, nous tendons vers une mauvaise saison agricole », a indiqué Alassane Zakou. Toutefois, il déclare n’avoir observé aucun ennemi de cultures.


Pour Mme Alassane Fourera Boubacar, la campagne agricole est de plus en plus préoccupante avec le manque de pluies au moment où, les cultivateurs pensent échapper de toute spéculation des  commerçants véreux. Elle  exploite un petit lopin de terre dernière sa case. Dans cet espace qui lui est réservé, elle cultive du gombo ; du sésame, de l’oseille et de l’arachide. Ces cultures ont commencé à fleurir mais hélas, la pluie fait défaut. ‘’ Il y a quelques années, sur ce petit terrain d’arachide, je produisais deux (2) sacs de 100 kg, a-t-elle affirmé avec regret. Complètement désespérée, Mme Alassane Fourera hésitait à dire que c’est une peine perdue car les cultures sont déjà affaiblies par cette longue période sans qu’il n’y ait pluie.


Si dans le champ d’Alassane Zakou, il n’y a pas d’ennemis de culture, Abdoul-Aziz Mounkaila, se plaint de constater dans son champ des épis de mil fortement menacés par les chenilles. A ce problème crucial, s’ajoute le manque de pluies. ‘’Nous avons nourri l’espoir d’avoir cette année une bonne production agricole avec surtout un début de régularité des pluies. Ces espoirs sont réduits car l’essentiel des cultures sont complètement à terre faute de pluies. Abdoul-Aziz Mounkaila pense tout de même que s’il pleut aujourd’hui ou demain, le pire pourrait être esquivé de justesse, a-t-il conclu.  L’espoir reste encore de voir la situation évoluer favorablement pour gratifier les producteurs ruraux d’une saison abondante.

 

 

 Hassane Daouda

11 septembre 2014
Source : http://lesahel.org/

 

 

Dernière modification le jeudi, 11 septembre 2014 01:10