dimanche, 28 septembre 2014 20:52

Lancement du Programme Feed the Future Sorghum and Millet Innovation Laboraory (SMIL-USAID): Améliorer la productivité du mil et du sorgho dans l’atteinte de la sécurité alimentaire

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La coopération nigéro américaine dans le domaine de la recherche agronomique se renforce davantage. C’est du moins, le sens qu’il faut donner, au nouveau Programme de l’USAID,

dénommé Feed the Future Sorghum and Millet Innovation Laboratory (SMIL) lancé vendredi à Niamey, par le ministre d’Etat en charge de l’Agriculture M. Maidagi Alambèye et l’ambassadeur des Etats Unis au Niger SE. Mme Eunice Sharon Reddick. La cérémonie s’est déroulée au Grand Hôtel, en présence du directeur général de l’INRAN, du Directeur exécutif de centre sahélien ICRISAT, de la Directrice des programmes de l’USAID au Niger, du Secrétaire exécutif du CNRA, du représentant du Haut Commissariat à l’Initiative 3N et de plusieurs invités.
Le SMIL est un programme de recherche financé par l’Agence américaine de coopération pour le développement international (USAID) en vue de l’amélioration de la qualité et de la productivité du sorgho et du mil. Il est doté d’une enveloppe de 13 dollars US et concerne 21 pays candidats d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. Trois pays (3) africains seulement à savoir l’Ethiopie, le Niger et le Sénégal, ont été retenus. Grâce à ce projet, six (6) chercheurs nigériens vont passer leurs thèses de doctorats et Masters aux Etats Unis et viendront après leur formation renforcer les capacités institutionnelles et techniques de l’INRAN. Le Programme SMIL, met en commun les programmes nationaux de recherche, les institutions de recherche ainsi que les chercheurs de différents pays, avec pour même objectif l’amélioration du rendement du sorgho et du mil, deux céréales essentielles à l’alimentation des populations de nombreux pays. Cet atelier regroupe divers acteurs dont des institutions de recherche, des chercheurs et scientifiques, des cadres de l’agriculture, les membres des organisations paysannes, les producteurs privés de semences, etc.
Pour le ministre d’Etat, ministre de  l’Agriculture, ce programme cadre parfaitement avec les objectifs du gouvernement en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. En effet, souligne M. Maidagi Alambèye, le mil et le sorgho constituent les principales céréales alimentaires de base du Niger, cultivées annuellement en pluviale sur plusieurs millions d’hectares et occupent plus de 80% de la population. Ces cultures s’adaptent aussi aux différentes zones agro écologiques de notre pays. Cependant, précise le ministre d’Etat, l’emploi de variétés peu productives, la faible adoption de variétés améliorées et le contexte environnemental marqué par des facteurs contraignants influent sur les rendements de ces cultures et expliquent en grande parties les crises alimentaires récurrentes enregistrées au Niger et au Sahel.
C’est pourquoi, assure le ministre Alambèye, le gouvernement est sensible à ce genre d’initiative. ‘’La modernisation de l’Agriculture doit nécessairement passer par la mise au point de variétés améliorées adaptées par le biais de la recherche et le développement de chaines de valeurs pour nos cultures de base, qui prennent en compte les préoccupations des acteurs concernés’’ a indiqué le ministre d’Etat. Maidagi Alambèye a ainsi rendu un hommage à l’INRAN, qui depuis sa création en 1975 s’est attelé à cette tâche avec des résultats tangibles dans les domaines de  l’amélioration variétale, du développement des hybrides, de la production de semences améliorées, de la protection des cultures, de la gestion des systèmes culturaux et de la transformation. Le ministre d’Etat a pour ce faire salué la mise en place de ce nouveau programme de l’USAID, à  qui il a exprimé la gratitude du gouvernement pour ses multiples appuis. Il a enfin félicité le DG de l’INRAN, les chercheurs et le personnel de cet institut et tous les acteurs qui ont travaillé pour la conclusion de ce programme.
Quant à l’ambassadeur des Etats Unis au Niger, elle a d’abord insisté les objectifs du Programme SMIL. Ce programme, qui dit-elle met en relation les universités américaines avec les chercheurs et scientifiques des pays en développement en vue de renforcer les capacités humaines et institutionnelles pour résoudre les problèmes d’insécurité alimentaire et nutritionnelle et, ce faisant de réduire la pauvreté. ‘’Ce programme vise à augmenter la croissance agricole par l’amélioration de la productivité et des capacités d’investissement des producteurs, le développement des marchés et la création d’emplois’’ souligne l’ambassadeur Eunice Sharon Reddick. Il  vise aussi l’amélioration de l’état nutritionnel de la femme et de l’enfant, et l’accroissement de la résilience des communautés et des ménages vulnérables.
Auparavant, le Directeur général de l’Institut national de la recherche agronomique du Niger (INRAN), s’est félicité de l’aboutissement de ce projet.  ‘’Ce programme est une consécration des efforts menés dans le cadre du renforcement des capacités dans le domaine de la recherche agricole entre les peuples américain et nigérien’’ a dit M. Aboubacar Ichaou. Le Programme SMIL fait aussi suite à la mission effectuée par le Premier ministre, Chef du gouvernement SE. Brigi Rafini, il y’a un an deux mois aux Etats Unis, dans le cadre du renforcement de notre institution (l’INRAN). ‘’Ce plaidoyer du Chef du gouvernement a trouvé une oreille attentive de la part du gouvernement et du peuple américains’’ s’est réjoui le DG de l’INRAN qui a rappelé d’autres projets similaires financés coopération américaine dans le domaine de la recherche agronomique.

Siradji Sanda


29 septembre 2014
Source : Le Sahel