mardi, 17 mars 2015 02:37

Niamey/ 4ème congrès ordinaire de l’Association Nigérienne des Zootechniciens et Pastoralistes (ANZOOPA) : La sécurité alimentaire du bétail au centre des préoccupations de l’ANZOOPA

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Le directeur de cabinet du Ministère de l’Elevage, M. Alhousseini Iktam a présidé, samedi dernier, l’ouverture du 4ème congrès ordinaire de l’Association Nigérienne des Zootechniciens et Pastoralistes (ANZOOPA). A l’occasion de ce 4ème  Congrès ordinaire de l’ANZOOPA, il a été question pour les membres d’échanger sur les textes fondamentaux de la création de l’ordre des zootechniciens du Niger et de l’élaboration d’un plan d’action triennal de l’organisation. Cette rencontre a également été mise à profit pour renouveler les instances de l’association.

«ANZOOPA constitue donc un cadre collaboratif pour notre ministère, du fait que cette association regroupe plus de la moitié de nos cadres de conception», a relevé, dans ses propos introductifs, le directeur de cabinet du Ministère de l’Elevage. Il  a aussi rappelé l’importance de l’élevage dans la vie de nos populations, en indiquant que ce sous secteur emploie près de 87% de la population active, contribue pour près de 11% du Produit Intérieur Brut (PIB) et 24 % du PIB agricole.   
M. Alhousseini Iktam a expliqué que de la collaboration professionnelle, de la synergie d'actions, et de la complicité intelligente entre les personnes, dépendra la réussite de leurs œuvres. Il a donc a assuré que le
Ministère de l’Elevage veillera aux intérêts respectifs des différents corps constitués de l’élevage pour que ce sous secteur participe pleinement à l’atteinte de la vision principale d’un Niger où l’élevage, à l’horizon 2035, contribue significativement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il a aussi souhaité que l’élevage puisse améliorer les conditions socio-économiques des populations à travers une gestion durable de l’environnement.  
Le président de l’ANZOOPA, M. Touraoua Y. Ibrahim, a pour sa part rappelé que le secteur de l’élevage regorge d’importantes potentialités tant sur le plan quantitatif que du point de vue de la diversité et de la spécificité des espèces animales élevées. Cependant, cette mine d’or reste jusqu’ici  inexploitée en raison d’un certain nombre de contraintes parmi lesquelles figure l’organisation efficiente des acteurs de la filière.
«Les dépenses cumulées pour la gestion des deux dernières crises alimentaires de 2010 et 2012 se sont élevées à plus de 404,29 milliards de francs CFA, alors que les dépenses consacrées pour développer le secteur rural dans son ensemble s’élèvent à 302,64 milliards de francs CFA. C’est dire que la question alimentaire constitue le pivot de survie de notre cheptel et la base de toute amélioration de la productivité envisagée. Il y a lieu de mettre en avant une stratégie pour sécuriser notre bétail de façon durable en ne comptant pas à chaque fois de gérer des crises sur la base des intrants produits par d’autres pays. Notre pays dispose de toutes les ressources en eau nécessaires pour y répondre efficacement», a dit le président de l’ANZOOPA. M. Touraoua Y. Ibrahim a notifié que son association est décidée et prête à soutenir les efforts du Gouvernement dans ce noble combat.
L’Association Nigérienne des Zootechniciens et Pastoralistes a été reconnue et autorisée à exercer ses activités au Niger par le Ministère de l’Intérieur par arrêté N°175/MI/DAPJ du 31 juillet 1992 et a tenu son 1er Congrès statutaire en août 1994.

Samira Sabou

17 mars 2015
Source : http://lesahel.org/