vendredi, 29 mai 2015 12:39

Production animale : D’importantes potentialités qui n’attendent que d’être valorisées

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Au Niger, l’élevage occupe une place importante dans le vécu quotidien des populations rurales. L’importance du cheptel est estimée à plus de 14 millions d’unités bétails. C’est la deuxième source de revenus d’exportation, et elle contribue à hauteur de 13% au PIB national.

L’élevage au Niger, c’est 62% des revenus d’exportation du secteur rural et 21% des exportations totales du pays. Le Niger dispose de 62 millions d’espace pastoral avec plus de 87% de la population qui pratiquent l’élevage. 20% de cette population en tirent l’essentiel de leur subsistance de manière exclusive en tant que mode de vie et de production.
Parmi les atouts et les opportunités de l’élevage au Niger, on peut citer l’existence d’une zone pastorale et des zones agro écologiques, un savoir–faire traditionnel des éleveurs, des ressources zoo génétiques diversifiées et adaptées, l’existence de technologies avérées et transférables, la proximité de marchés terminaux, une forte demande en protéines d’origine animale, et une qualité reconnue des produits et sous produits animaux. Le pays dispose en outre d’un cheptel riche et diversifié. On compte au Niger 10 millions 733 mille 314  bovins de races Azawak, Bororo, Kouri, Goudali, et Djelli (Zébu peul nigérien).
Quant aux  ovins, ils sont  nombre de 10 millions 732 mille 453 avec comme races le Oudah, le Ara-ara, le Bali-bali, le Balami, et le Koundoum.
Les caprins qui représentent 14 millions 311 mille 115 sont constitués de la chèvre du Sahel et de  la chèvre rousse de Maradi.
La race caméline, qui totalise 1 million 698 mille 110 têtes, est composée de l’Azawak, du Roux de Gouré, et de l’Azarghah. Les asins (1 million 697mille 501) et les équins (240 mille 901) sont les autres richesses de ce cheptel.
Le marché nigérien représente un vaste marché. Selon le directeur de la Promotion des Filières Animales et Qualité, M. Maman Sani Maman, il existe une pratique de l’interdiction officieuse des importations de viande rouge liée à une volonté de ce marché de développer sa propre production et son réseau de tannerie au nord, en exportant plutôt du bétail sur pied. ‘’Le bétail du Niger est très prisé surtout dans les pays de la sous-région du fait de la qualité de sa viande. Tout cela a concouru à faire du Niger un grand exportateur de bétail’’, a ajouté M. Maman Sani Maman.
 Cependant, malgré son rôle de pilier important de l’économie nationale, l’élevage  fait face à d’énormes  difficultés. Les enjeux et défis qui sont liés à sa pratique sont connus depuis toujours, mais ont souffert de  peu d’attention. Et il est aisé de constater que ce secteur est resté depuis fort longtemps un parent pauvre en matière d’investissement dans le secteur rural. Même les partenaires au développement sont très hésitants, voire réticents, comme en témoigne le nombre étriqué de projets qui opèrent dans ce secteur. Pourtant, l'élevage en général, et le pastoralisme en particulier, jouent un rôle prépondérant dans les dynamiques rurales.
Le Programme d’Appui à l’Aménagement Pastoral et à la Sécurisation des Systèmes Pastoraux (PAAPSSP) est mis en œuvre sur financement du Royaume de Belgique et de l’Etat du Niger afin de permettre d’appuyer l’aménagement et la sécurisation des systèmes pastoraux au Niger, notamment dans trois régions que sont Dosso, Tahoua et Maradi. Le programme est mis en œuvre de manière conjointe par la Coopération Technique Belge (CTB), et le Ministère de l’Elevage. Les efforts  déployés par l’Etat dans le cadre de la restructuration de la filière à travers le PRODEX, un projet dont l’organisation professionnelle et interprofessionnelle des filières agro-sylvo-pastorales  au Niger est l’une des missions, sont appréciables et incitent à l’optimisme. Il en est de même de l’appui apporté au secteur de l’élevage par de nombreux partenaires au développement.

Oumarou Moussa(onep)

 

29 mai 2015
Source : http://lesahel.org/