vendredi, 26 juin 2015 04:38

Direction Générale de la Protection des Végétaux (DGPV) : ‘’Pour être efficaces, les actions de protection de végétaux doivent privilégier la surveillance régulière et l’alerte rapide’’, déclare M. Moudy Mamane Sani

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Les  prévisions en termes de protection phytosanitaire des cultures sont établies à partir de  la moyenne des interventions réalisées au cours des dix dernières années. ‘’Mais nous avons tenu compte  aussi des risques de pullulations de certains ravageurs comme les sauteriaux pour nous préparer à assurer cette année la couverture phytosanitaire de 250. 000 hectares de cultures pluviales par voie chimique’’, indique le directeur général de la Protection des Végétaux, M. Moudy Mamane Sani. 

En dehors des traitements chimiques, la Direction Générale de la Protection des Végétaux envisage aussi de poursuivre la lutte biologique contre la chenille mineuse de l’épi de mil. C’est un ravageur difficile à combattre avec les traitements chimiques. ‘’Mais Dieu merci, nous avons une technique qui permet de le combattre en utilisant son ennemi naturel, et cette technique donne satisfaction’’, a dit le directeur général de la Protection des Végétaux.
Pour assurer cette mission, la DGPV dispose actuellement dans ses magasins à Niamey et dans les régions, de stocks de pesticides pouvant permettre de couvrir les 250. 000 hectares de cultures pluviales, spécialement contre les principaux ennemis des cultures comme les sauteriaux, les insectes floricoles, les oiseaux granivores et les chenilles. ‘’Nous disposons également des véhicules de prospection, d’avions et de camions de traitement. Nos ateliers sont actuellement à pied d’œuvre pour la révision de cette logistique. De nouvelles acquisitions de véhicules de prospections et de traitement sont en cours’’, affirme fièrement M. Moudy Mamane Sani.
En ce qui concerne la lutte biologique contre la chenille mineuse de l’épi de mil, il a souligné que les dispositions sont prises pour permettre l’élevage en masse de son ennemi naturel  dans leurs laboratoires, avant  la période des lâchers. Selon le directeur général de la protection des végétaux, la mission de sa direction, pour être accomplie efficacement, requiert la participation des producteurs eux-mêmes. Il dit compter sur la participation des brigadiers phytosanitaires,  pour la surveillance, la signalisation et les traitements des premiers foyers d’infestation.  Concernant les  éventuelles attaques d’acridiens, le directeur a indiqué que  les dispositions sont prises par la DGPV pour le cas des sauteriaux. ‘’Pour le cas du criquet pèlerin, notre pays dispose d’une structure spécialisée, le Centre National de Lutte Antiacridienne (CNLA).  Là aussi, les préparatifs vont bon train pour la mise en œuvre du dispositif de surveillance et de lutte. Tout comme la DGPV, le CNLA dispose de techniciens spécialisés dans le domaine, de moyens logistiques et de stocks d’insecticides. En cas d’invasions, tous les moyens des deux structures sont mobilisés’’, a dit M. Moudy Mamane Sani.
Pour être efficaces, les actions de protection de végétaux doivent privilégier la surveillance régulière et l’alerte rapide. Les producteurs sont au centre de ce réseau ce qui permet à la DGPV de disposer rapidement des informations sur la présence de déprédateurs et de juguler rapidement les foyers primaires. C’est pour cette raison que la direction met l’accent sur les brigadiers phytosanitaires qui sont des producteurs formés sur l’identification des ravageurs,  sur la signalisation rapide, sur les techniques de pulvérisations insecticides et sur la protection de la personne et de l’environnement vis-à-vis des pesticides. ‘’Nous inscrivons la formation/recyclage parmi les éléments clés de préparatifs des campagnes de lutte phytosanitaire. Cette année, 1. 120 brigadiers seront formés ou recyclés’’, a conclu le directeur général de la Protection des Végétaux.

Oumarou Moussa(onep)
26 juin 2015
Source : http://lesahel.org/