dimanche, 17 janvier 2016 02:31

Chronique Agriculture et Pêche : Le docteur Issifi Soumaïla, vétérinaire privé à Boboye au Niger

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Issifi SoumailaL'agriculture et l'élevage sont les piliers de l'économie du Niger. Il se trouve que seulement 15% des terres du Niger sont cultivables et les pluies sont parfois insuffisantes, ce qui met le pays en difficulté dans ses deux activités essentielles. En raison des rendements de culture limités, l'élevage est une activité très importante dans la formation du revenu des familles. 

Les contraintes qui entravent le bon développement de cette activité sont nombreuses : rareté de l’eau, pression de l'urbanisation sur les terres agricoles, l’avancée du désert, changement climatique, faiblesse du niveau d’instruction, techniques traditionnelles peu efficaces.


Selon les résultats du recensement général de l’agriculture et du cheptel 2004/2007, l’effectif du cheptel toutes espèces confondues à Dosso se composait comme suit. 704 135 de bovins, 660 169 ovins, 840 045 Caprins, 27 829 Camelins, 11 599 Equins et 124 407 Asins. Ce qui fait un total de 2 368 185 soit 7,63% du total national. En somme un bétail nombreux et de nombreux problèmes.


Une autre difficulté majeure pour les éleveurs, ce sont les questions de santé animale. Plus généralement, au Niger, le bétail et les volailles sont frappés par de nombreuses maladies, dont les principales sont des maladies parasitaires, bactériennes et virales.


La situation actuelle de la santé animale au Niger se caractérise de la façon suivante: une menace persistante des maladies contagieuses (péripneumonie, pasteurellose, autres infections); l’absence de prophylaxie contre les maladies aviaires; l’absence d’un réseau de cliniques vétérinaires et d’un réseau de distribution efficace de produits vétérinaires; le refus des éleveurs de contribuer aux coûts de la santé animale ; la survivance de certaines croyances.


On croit fermement que compter son troupeau revient à l’exposer aux convoitises, c’est-à-dire au mauvais œil. Il faut dire que l’expérience du passé a montré qu’après chaque passage de l’agent recenseur, il s’ensuit invariablement des impôts, taxes et réquisitions diverses.

17 janvier 2016
Source : http://www.rfi.fr/

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Groupe Hiza 01

Dernière modification le dimanche, 17 janvier 2016 18:57