vendredi, 29 janvier 2016 07:14

Lancement officiel du Programme de Développement de l’Agriculture familial (PRODAF) : Un programme propice pour les populations nigériennes

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Agro retour champs 2Image d'illustrationDepuis 2014, le Ministère de l’Agriculture et le Haut Commissariat à l’Initiative 3N ont engagé, avec l’appui technique et financier du FIDA, la formulation d’un ambitieux programme dénommé ‘’PRODAF’’. Son objectif est d’augmenter durablement les revenus de 240.000 exploitants agricoles, leur adaptation au changement climatique et leur accès aux marchés locaux, urbains et régionaux.

Hier matin, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, M. Maidadji Allambèye, a procédé au lancement officiel des activités du Programme de Développement de l’Agriculture familial (PRODAF), en présence des représentants des coopérations bilatérales et organisations internationales, des conseillers du Président de l’Assemblée Nationale et du Premier ministre, des responsables des programmes et projets de développement, et de plusieurs invités.

D’un coût global d’environ 207 millions de dollars US, soit 103 milliards de FCFA, le PRODAF est financé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA), le Fonds International pour le Développement des Pays Producteurs de Pétrole (OFID), le Fonds d’adaptation au Changement Climatique,(ASAP), le Fonds pour l’Environnement Mondial,(FEM) la Coopération Italienne, la Coopération Espagnole, l’Etat du Niger et la contribution des bénéficiaires. La mise en œuvre du PRODAF, qui s’étalera sur huit ans, donc jusqu’en 2023, permettra sans nul doute de contribuer à assurer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à renforcer les capacités de résilience aux crises des exploitants agricoles des régions de Maradi, Tahoua et Zinder. A cet effet, le PRODAF intègre et met en échelle les activités initiées à travers les projets PASADEM, PPI- RUWANMU et PUSADER, en mobilisant de nouveaux financements.

Lançant officiellement les activités du programme, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, M. Maidadji Allambèye, a décliné les objectifs assignés au PRODAF. Les populations de ces trois régions bénéficieront de plusieurs actions de développement dont entre autres: la restauration de 22.500 ha de terres agro-sylvo pastorales; la réalisation de 150 ouvrages de mobilisation des eaux dont 139 seuils d’épandage, 7 mini barrages et l’aménagement de 4 mares ; l’aménagement de plus de 6800 ha de terres en petite irrigation, et de 700 ha sous forme d’aménagements hydro-agricole, où l’intensification et la diversification des cultures irriguées sera possible, en plus des 3500 ha déjà aménagés à travers le PPI Ruwanmu, l’encadrement des producteurs au niveau des bassins de production des cultures irriguées et pluviales à travers la mise en place et l’animation de 1750 Champs Ecoles Paysannes, et la promotion de la Régénération Assistée sur 190.000 ha ; le financement des activités des filets sociaux pour les ménages vulnérables et de promotion du leadership féminin etc.….

Le ministre d’Etat a relevé toute l’importance d’un tel programme pour le développement de notre pays, précisant que c’est un véritable outil pour la poursuite de la mise en œuvre de l’Initiative 3N, une des priorités du Programme de Renaissance du Président de la République.

Selon lui, les interventions du PRODAF viseront, à terme, l’émergence d’une vingtaine de pôles de Développement Economique (PDE), véritables espaces socio économiques où les différents acteurs ruraux, appuyés par leurs collectivités locales, s’organisent, aménagent et exploitent à travers une ingénierie sociale et civile les bassins de production de manière durable.

‘’Personnellement, je suis un témoin privilégié de la performance des projets financés par le FIDA sur le terrain comme en témoigne, le 22 Janvier 2016 à Naki Karhi, le lancement des travaux de construction ou de réhabilitation de 108 km de pistes rurales sur financement du PUSADER. C’est dire que le portefeuille du FIDA au Niger se porte bien, c’est pourquoi mon département ministériel ne ménagera aucun effort pour assurer la réussite du PRODAF et honorer tous les engagements pris par le Gouvernement vis-à-vis du FIDA et de ses partenaires’’, a dit M. Maidadji Allambèye.

Pour sa part, le Haut commissaire à l’Initiative, 3N Dr Ouendéba Botorou, a exprimé sa profonde gratitude à l’endroit du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) pour les multiples actions qu’il ne cesse de mener au profit du développement de l’agriculture qui, au Niger, constitue la première activité économique qui procure à la population les aliments nécessaires à la sécurité alimentaire et constitue la principale source de revenus de la population rurale. Il a par ailleurs indiqué que le développement de cette agriculture reste la priorité parmi les priorités des plus hautes autorités de notre pays.

‘’C’est dire combien il est important, au niveau du Haut Commissariat à l’Initiative 3N, de développer et d’accompagner, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, les initiatives de conception des projets et programmes qui cadrent parfaitement avec la stratégie Initiative 3N et le Programme de Renaissance du Niger initié par Président de la République. Il est donc en effet un devoir ultime de promouvoir cette agriculture pour garantir aux laborieuses populations les moyens efficaces de production à même de leur permettre de faire face, et de façon durable, aux effets néfastes des changements climatiques et au défit de l’insécurité alimentaire’’, a expliqué Dr Ouendéba Botorou.

Il souligne par la même occasion que le PRODAF, qui mobilisera dans sa mise en œuvre plus de 100 milliards de francs CFA, est l’aboutissement d’une volonté du Gouvernement du Niger et du FIDA pour soutenir l’agriculture familiale. A travers son approche novatrice de pôles de développement économique, le Programme vient à point nommé pour contribuer à ‘’booster significativement la production et soutenir la commercialisation, par le développement et de désertes des bassins de production et des zones de consommation’’.

Dans ces pôles de développement économique, dira le Haut Commissaire, les producteurs ruraux, soutenus par leurs organisations et les collectivités locales, s’organiseront, protègeront, aménageront et exploiteront, de manière rationnelle et durable, les bassins de production en vue d’alimenter les marchés ruraux et les centres de consommation urbains et même transfrontaliers. Le Niger, à travers le lancement des activités du PRODAF, vient doter les producteurs agro-pasteurs des régions de Maradi, Tahoua et Zinder de ressources importantes pour appuyer les efforts de développement de leurs activités agricoles et commerciales.

Le Haut commissaire à l’Initiative 3N a précisé que pour soutenir les efforts de l’Etat en matière d’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, le COSOP 2015-2018 du FIDA a défini les orientations qui cadrent avec les quatre axes de l’Initiative 3N.

Quant au chargé de portefeuille FIDA au Niger, M. Vicenzo Galastro, il a indiqué que ce programme intervient dans un contexte particulier caractérisé sur le plan international par l’arrivée à terme des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et l’adoption des Objectifs de Développement Durable (ODD) 2016-2030, le tout dans un environnement mondial assez difficile.

Sur le plan national, a-t-il poursuivi, les réflexions sont en cours autour du plan d’investissement 2016-2020 de l’initiative 3N.

Par ailleurs, il a expliqué que le partenariat Niger-FIDA qui a enregistré d’excellents résultats au cours de la période de 2010 à ce jour, élevant la mobilisation des fonds à plus de 500 millions de dollars US et favorisant l’augmentation croissante de l’allocation des fonds basée sur la performance (PBA) qui est passée de 28 millions de dollars US à 48,5 millions de dollars US, puis aux prévisions récentes de 60 millions de dollars US sur la période 2016-2018. Le Niger se classe ainsi au top de la division Afrique de l’Ouest et du Centre.

Le PPILDA a été sélectionné premier projet de la division Afrique de l’Ouest et du Centre en 2010 et deuxième projet en 2011. Ces résultats, a dit M. Vicenzo Galastro, témoignent de l’excellence du partenariat Niger-FIDA qui se traduit aussi par l’élaboration du programme d’Option Stratégique Pays (COSOP 2013-2018) dont les axes stratégiques sont alignés aux politiques et stratégies de développement de l’Etat du Niger, à savoir le Programme de Développement Economique et Social (PDES) et l’Initiative 3N, les Nigériens Nourrissent les Nigériens’’, pour la sécurité alimentaire et le développement agricole durables.

Soulignant l’intérêt qu’accorde la Coopération Espagnole au développement économique et social de notre pays, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne, SE José Luis Pardo, a confirmé que l’agriculture joue un rôle prépondérant dans le PIB nigérien et que son pays ne ménagera aucun effort pour soutenir toute action qui va dans ce sens. Il a appelé tous ses partenaires à œuvrer aux cotés du Gouvernement nigérien pour appuyer ses efforts inlassables de lutte contre la pauvreté, et a loué les actions salvatrices menées par les autorités au bénéfice des populations nigériennes notamment l’Initiative 3N.

Aïssa Abdoulaye Alfary et Mani Moustapha (Stagiaire)

29 janvier 2016
Source : http://lesahel.org/

Groupe Hiza 01

 

Dernière modification le vendredi, 29 janvier 2016 07:27