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vendredi, 28 octobre 2016 05:11

Atelier d’enrichissement et de validation du Plan d'Actions et du Programme d'Investissement du LABOCEL/FAO : Enrichir les propositions faites pour une mise à niveau du Laboratoire

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Un atelier d'enrichissement et de validation du Document de "Réflexion et Préparation du Plan d'actions et du programme d'invertissement du Laboratoire Central Vétérinaire du Niger (LABOCEL)" a ouvert ses travaux, mercredi dernier, au Grand Hôtel de Niamey. L'objectif de l’atelier est d'examiner le document du plan d'action et du programme d'investissement en faveur du LABOCEL qui est soumis aux participants afin d'enrichir les propositions en matière d'infrastructures, de laboratoire et de production animale.

En ouvrant cette rencontre, le directeur de cabinet du Ministre d'Etat, Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, M. Mahamadou Aoudi Diallo, a précisé que le Laboratoire Central de l'Elevage du Niger est confronté depuis une dizaine d'années à de grosses difficultés, notamment la vétusté des infrastructures datant des années 1960, et des équipements. A ces contraintes s'ajoute la non-opérationnalité du laboratoire de contrôle des denrées alimentaires d’origine animale. « Or, dans le contexte actuel, il est nécessaire pour le Niger, non seulement de disposer d'un outil performant en matière d'analyses microbiologiques, physicochimiques, biochimiques et toxicologiques des denrées alimentaires, mais aussi d'effectuer des prélèvements d'échantillons sur tout produit destiné à la consommation humaine et animale », a-t-il estimé.

M. Mahamadou Aoudi Diallo de souligner que cette préoccupation est d'autant plus urgente qu'il faudrait à moyen ternie hisser le LABOCEL de manière irréversible au sein du groupe technique de niveau 3 (c'est-à-dire avancé) des laboratoires de la sous-région Afrique de l'Ouest et du Centre. C'est pourquoi, a-t-il souligné, le Niger a sollicité l'appui de la FAO pour conduire une réflexion sur le LABOCEL à travers le TCP TCP/NER/3502, intitulé «Elaboration d'un Plan d'action et d'un programme d'invastissament du Laboratoire Central Vétérinaire (LABOCEL) pour les périodes 2014-2015 et 2016-2020». « Ceci devant contribuer à la santé publique et mettre le pays à l'abri des maladies animales qui sont de nos jours, responsables de plus de 25% de pertes économiques au sous-secteur de l’élevage », a-t-il indiqué.

Selon le directeur de cabinet du Ministre d'Etat, Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage, l’objectif global visé est de permettre au LABOCEL de mieux satisfaire les besoins du Niger en matière de vaccins animaux et de tests diagnostiques contre les principales maladies qui menacent le cheptel nigérien. Il s'agira ainsi de faire du LABOCEL un laboratoire techniquement et stratégiquement performant.

Pour sa part, le représentant résidant de la FAO au Niger, Dr. Lassaad Lachaal a souligné l’importance d’un loboratoir d’analyse dans un pays dans la lutte contre les maladies animales mais aussi la sécurité alimentaire et nutritionelle, avant de préciser que c’est dans ce souci que la FAO a mené au niveau de quatre (4) pays de l'Afrique sub-saharienne des investigations en vue d'évaluer leur niveau d'activités et leur niveau de partenariat avec le secteur de la production animal. Il a indiqué que d’énormes difficultés de fonctionnement ont été signalées au niveau de ces loboratoires alors que les besoins de la population sont nombreux, tout en assurant le soutien de son organisation dans l’accompagnement de la "Réflexion et Préparation du Plan d'actions et du programme d'investissement du Laboratoire Central Vétérinaire du Niger (LABOCEL)".

Mamane Abdoulaye(onep)

28 octobre 2016
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le vendredi, 28 octobre 2016 05:35