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Deuxième édition des entretiens techniques du PRAPS (ETP) : Rendre plus résiliente la pratique de l’élevage

Le ministre délégué à l’élevage, M Mohamed Boucha a présidé hier matin à l’hôtel Soluxe de Niamey, la cérémonie de lancement de la 2ème édition des entretiens techniques du PRAPS (ETP). Portant sur le thème « la prévention et gestion des crises pastorales : préparation, alerte et réponse », cette 2ème édition qui durera trois jours est l’occasion pour les participants de faire le point des difficultés liées au secteur pastoral en vue de mieux apporter des réponses adéquates. Elle est une rencontre de capitalisation et de partage d’expériences regroupant plusieurs acteurs institutionnels, organisations de la société civile du secteur du pastoralisme, chercheurs et d’autres acteurs de la mise en œuvre du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS).

«Il ne peut y avoir meilleure occasion pour les acteurs de la mise en œuvre du PRAPS d’aborder la question du pastoralisme sur toute sa dimension qu’en ce début de la saison des pluies », a souligné le ministre délégué Mohamed Boucha en ouvrant la deuxième édition des entretiens dédiés à ce projet. Rappelant que la déclaration de Nouakchott sur le pastoralisme reconnait le besoin profond d’interventions régionales bien coordonnées pour aborder les questions liées au pastoralisme au Sahel, il a indiqué qu’elle a identifié les priorités régionales pour traiter les opportunités et les défis correspondants. Le PRAPS comme son nom l’indique est exécuté dans six pays du Sahel pour une durée de six ans et un coût de 248 millions $ US sur financement de la banque mondiale, a dit le ministre précisant que le projet comprend cinq composantes et met l’accent sur les zones transfrontalières et les axes de transhumance.

Pour M Mohamed Boucha, le PRAPS est un projet qui fait bon ménage avec le programme de Renaissance du Niger et l’Initiative 3N et concourt ainsi à l’émergence d’un pastoralisme véritablement au service de l’économie rurale et nationale. L’élevage et l’agriculture, les deux mamelles de l’économie nigérienne sont des priorités du gouvernement mais hélas, ces priorités sont « handicapées par des défis énormes et menacées sérieusement par cette période de changement climatique », a relevé le ministre délégué. « Il faut agir et agir bien et vite », a-t-il dit. Le Niger se réjouit de l’engagement de la Banque mondiale en faveur du développement rural, du pastoralisme, en le plaçant parmi les priorités de sa coopération avec notre pays. Le ministre s’est appesanti sur les résultats attendus de cette session de l’ETP, au cours de laquelle les acteurs du pastoralisme partageront leurs connaissances et expériences sur les stratégies et pratiques relatives à la problématique de la prévention et la gestion des crises pastorales dans le contexte de la mise en œuvre du PRAPS.

En outre, la session leur permettra également de valoriser les savoirs et les connaissances tirés de l’expérience terrain en lien avec les grands défis du Sahel, partager les connaissances et expériences en matières de stratégies et pratiques sur la mobilité, la transhumance et favoriser une meilleure information des stratégies, de la planification, de la mise en œuvre et du suivi évaluation des opérations du PRAPS dans les différents autres pays. Pour le ministre délégué à l’Elevage, la tenue de cette seconde édition va déboucher sur la prise des dispositions pratiques adressées au gouvernement et au PRAPS dont le but est de réduire considérablement les dommages directs et collatéraux liés à la transhumance et de mieux anticiper les crises afin de rendre plus résiliente la pratique de l’élevage dans le Sahel.

Le représentant résident de la banque mondiale au Niger, M Siaka Bakayoko a souligné que le PRAPS est un projet-phare de son institution au Sahel ayant contribué à mobiliser beaucoup de partenaires pour le financement du pastoralisme au Sahel. M Siaka Bakayoko a souligné que le PRAPS est le ferment des projets d’investissement que prépare la banque mondiale pour « appuyer la modernisation et l’intensification des productions animales dans les systèmes de production sédentaires, complémentaires des systèmes pastoraux ». Le représentant résident de la Banque mondiale au Niger a affirmé que la dimension régionale est essentielle et fondamentale pour traiter de la situation pastorale au Sahel tout en affirmation sa conviction que le PRAPS et ces nouveaux projets peuvent contribuer efficacement à l’objectif commun d’éradiquer l’extrême pauvreté et de mieux répartir les fruits de la croissance.

Parlant de ce caractère régional du PRAPS, M. Siaka Bakayoko s’est réjoui de constater que, loin d’être une source de tracas comme pourraient le croire certains, le PRAPS a montré que la coopération et l’entraide dans pays est un « catalyseur de succès pour aboutir plus rapidement et parfois plus facilement aux résultats recherchés».

Zabeirou Moussa(onep)

04 juillet 2017
Source : http://lesahel.org/

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