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Campagne agricole à Tahoua : Une situation satisfaisante

Campagne agricole à Tahoua : Une situation satisfaisanteAprès les étapes des départements de Tchintabaraden, Abalak, Tillia, Tassara, Keita, Bouza Madaoua, Malbaza, Konni, Illela, Bagaroua et Tahoua département, le ministre du pétrole, M. Foumakoye GADO a présidé une réunion de synthèse au cours de laquelle il a tiré des conclusions dans plusieurs domaines à savoir l’agriculture, l’élevage, et l’hydraulique.

Au terme de cette mission, il se dégage le constat et les recommandations suivantes :

Dans le domaine de l’agriculture, au cours de la campagne, il a été mis en place d’importants appuis en intrants notamment 2.063 tonnes de semences, 1.031 tonnes d’engrais, 14.600 sachets de fongicide et 8.955 litres de pesticide tous types confondus. Les populations de la région ont bénéficié de 4.712 tonnes de céréales pour la distribution gratuite ciblée et 8.370 tonnes pour la vente à prix modérés. Les précipitations ont été précoces et régulières au démarrage de cette campagne agricole.

En ceux qui concernent les ennemis des cultures, la situation est plutôt calme sauf dans le département de Keita et Madaoua où l’on signale une menace des sauteriaux ; des interventions devront être envisagées.

La campagne agricole d’hivernage 2017 s’annonce positive si la tendance pluviométrique se maintient et se poursuit jusqu’à la fin du mois de septembre.

Les villages à risque identifiés dans chaque département doivent être suivis et encadrés pour que la tendance s’inverse.

Les prix des céréales sur le marché ont connu une hausse importante par rapport à la même période 2016.

En guise de conclusion au volet agricole, il faut souligner que la campagne agricole s’annonce bonne ; mais au vu du coût des céréales sur les marchés des dispositions doivent être prises par le gouvernement pour renouveler les opérations de vente des céréales à prix modérés, multiplier les appuis aux cultures irriguées, poursuivre des travaux à haute intensité de main d’œuvre .

Au plan pastoral, au cours de l’année 2017, 2.300 tonnes d’aliment pour bétail ont été placés dans la région pour résorber le déficit fourrager enregistré.

La situation pastorale 2017 est dans l’ensemble de la région de Tahoua globalement bonne.

Sur le plan sanitaire, il a été signalé quelques foyers localisés de clavelé de pastériorose de peste de petits ruminants de charbon bactéridien.

Dans le cadre de l’élevage, de manière générale, on note un bon remplissage des mares et de points d’eaux ; ce qui rend aisé l’abreuvage des animaux. Dans la région de Tahoua, les taux des couvertures vaccinales sont respectivement de 36%, 46% et 14% pour les bovins, les petits ruminants et les camelins.

Les taux les plus faibles sont enregistrés dans le département de Tassara, Tahoua et Tchintabaraden pour les bovins 6 à 17% pour les petits ruminants Tahoua, Abalak et Bouza 28 à 34% et pour les camelins Abalak 1% du fait de la non présentation des animaux au séance des vaccinations par les éleveurs.

Dans le domaine de l’environnement, les activités réalisées à la date du 28 juillet sont respectivement de 9.444 hectares de terres récupérées contre une prévision de 11.952 hectares soit un taux de réalisation de 79%, 180 hectares de dunes ont été fixées, 1.287.294 plans sont produits sur une prévision de 1.489.941 soit un taux de réalisation de 86,4%. On estime à 1.144,7 hectares de plantation en bloc, 73,1 mètres linéaires de plantation ont été réalisés, 390 kilomètres de bandes par feux ont été réalisés, sur une prévision de 3.100 kilomètres soit un taux de réalisation de 12,6% ; 1.076 paysans ont été formés dans le cadre de la régénération naturelle assister ; 2.170,86 hectares d’ensemencements d’herbes herbacée ; 35 tonnes de déchets solides ont été évacués des villes pour un coût global de 18.569.400 F financé par le PACRC et le PAC III, 8 mares ont été empoissonnées, environ 393 tonnes de poissons ont été capturées, 21.255.410 FCFA de recette forestière ont été recouvrées.

Dans le domaine du génie rural, les travaux réalisés concernent la mise en place des équipements ruraux, des aménagements des terres d’irrigation et les ouvrages de mobilisation des eaux ; il s’agit de : 1 barrage et 2 mini barrages, 39 seuils dépendages, 220 hectares de terres aménager en grande irrigation, 18 sites pour 243 hectares en petite irrigation, 78 infrastructures de conservation repartis au niveau des maisons du paysan et des villages, 3 marchés à bétails construits, 380 kilomètres de balisage de couloirs et aires de pâturages, 87 kilomètres de pistes de desserte des zones de productions et des marchés.

Le montant des investissements réalisés déjà réceptionnés ceux en cours et ceux dont les marchés sont déjà attribués, est estimé à près de 13 milliards de FCFA.

Dans le domaine de l’hydraulique, le taux d’accès théorique à l’eau potable s’améliore de plus en plus sur l’ensemble du pays, dans la région de Tahoua il est de 39,2 % au 31 décembre 2016 alors que la moyenne nationale est de 45,5%, la situation reste préoccupante dans les départements d’Abalak, Tchintabaraden, Malbaza et Tillia ; les travaux neufs et les réhabilitations des ouvrages hydrauliques se poursuivent et 370 équivalents points d’eaux modernes.

Dans le domaine de l’assainissement, on note la réalisation de 727 latrines familiales et 58 latrines publiques, 130 villages sous régime ATPC dont 15 ont été certifiés. Les investissements réalisés en 2017 par l’Etat et ses partenaires s’élèvent à la somme d’environ 3 milliards de FCFA.

Dans la mise en œuvre de l’initiative 3N, on note la poursuite de l’implantation, l’installation et l’opérationnalisation de la maison du paysan dans toutes les communes de la région, la sous valorisation des matériels à la fois placés dans les maisons du paysan, le non respect de la note de cadrage en ce qui concerne les capacités des magasins construits dans certaines communes.

Le ministre du pétrole Foumakoye GADO A fait des recommandations dont entres autres :

Dans la mise en œuvre de l’initiative 3N il faut continuer l’implantation, l’installation de la maison du paysan ; poursuivre les opérations bouture de manioc afin de disposer des résultats fiables pour la vulgarisation ; renfoncer les capacités d’intervention des services techniques notamment les nouveaux départements en les dotant des ressources humaines, matérielles et financières leur permettant d’accomplir leurs missions dans les meilleures conditions ; renforcer le cadre de concertation déjà existant entre les cadres techniques des différents secteurs, les élus locaux et les partenaires, les projets et programmes, les ONGs, et la chefferie traditionnelle pour une meilleure synergie dans la mise en œuvre des actions de développement.

Dans le domaine de l’agriculture, poursuivre l’évolution des cultures dans les villages à risque et surveiller les attaques des ennemis des cultures, demander aux maires de renforcer les contributions à la défense des cultures ; mettre en place des semences à temps pour les cultures ; poursuivre l’aménagement des nouveaux sites irrigables et la réhabilitation des anciens ; poursuivre la multiplication et la redynamisation des banques céréalières ; poursuivre le renforcement des capacités des producteurs et des agents d’encadrements de base.

Dans le domine de l’élevage mettre en place en quantité suffisante en aliments de bétail avec une attention particulière aux zones de concentration des éleveurs et intensifier la sensibilisation des agriculteurs et des éleveurs pour prévenir les conflits.

HACHIMOU MOHAMED

1er août 2017
Source : La Nation

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