Lancement de la première édition du Festival International du Mil (FESTIMIL) : Promouvoir l'alimentation saine et équilibrée à travers la production et la consommation du mil

La Première Dame Dr Lalla Malika, Issoufou, Présidente de la Fondation Tatali Iyali, a parrainé hier à l’Académie des Arts Martiaux (ACAM) de Niamey, le lancement officiel de la première édition du Festival International du Mil (FESTIMIL). Cette édition est placée sous le thème de : « Défis et perspectives de la culture du mil au Niger ». L’objectif du FESTIMIL est de promouvoir l'alimentation saine et équilibrée de la famille particulièrement en milieu rural, afin de mieux lutter contre la malnutrition. Il s’agit également de mieux faire connaitre l'importance de la culture du mil, de renforcer la concertation et la synergie entre les acteurs de la chaîne de valeur du mil, d’attirer l'attention des investisseurs sur la nécessité de soutenir la production du mil et de mettre en exergue le rôle fondamental du mil dans l'équilibre alimentaire et la lutte contre la faim et la malnutrition.

La cérémonie de lancement de cette 1ère édition du FESTIMIL s’est déroulée en présence du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Albadé Abouba, des membres du gouvernement, du Haut Commissaire à l’initiative N3, du directeur général de l’ICRISAT, des membres de délégations des pays amis et de plusieurs invités.

Dans son allocution, d’ouverture, la Première Dame a rappelé que, ce festival découle de la volonté exprimée depuis bientôt trois ans par le Niger dans l’atteinte de l’objectif «Faim zéro» à travers la mise en œuvre de l’Initiative 3 N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens) qui est l’une des priorités du Programme de Renaissance acte II initié par le Président de la République SE Issoufou Mahamadou. Pour Dr Lalla Malika Issoufou, cet engagement des plus hautes autorités a valu au Niger la visite en août 2018 d’une mission conjointe des plus hauts responsables de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) et du Programme Alimentaire Mondiale (PAM), décidés plus que jamais à accompagner le Niger dans son initiative originale. « Vous comprenez bien, dans ce contexte, notre engagement à la présente initiative qui revêt pour nous une importance capitale non seulement pour notre pays, mais aussi pour tous les pays sahéliens qui ont adopté le mil depuis des siècles et qui en ont fait leur alimentation de base. En effet, le mil, cette céréale séculaire au Niger, constitue l’aliment de base produit par nos laborieux agriculteurs et consommé par plus de plus de 80% de notre population. Outre ses avantages du point de vue économique, alimentaire et nutritionnel, le mil constitue une valeur culturelle qu’il faut protéger et promouvoir », a-t-elle déclaré.

La Première Dame devait ajouter que, le mil est consommé sous une multitude de formes au Niger. Les produits transformés à base du mil constituent la base alimentaire des ménages ruraux. « Les ménages urbains commencent à découvrir dans les épiceries et les magasins d’alimentation, les boulangeries, les restaurants des grands hôtels des produits transformés secs ou prêts à être consommés à base du mil » a-t-elle préciser avant de préciser que cette première édition permettra à toutes et à tous de connaitre les extraordinaires vertus du mil, surtout sur le plan nutritionnel pour les jeunes, les moins jeunes, les femmes allaitantes et même les malades.

Dans son intervention, le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Albadé Abouba, a déclaré que, depuis l'antiquité, les sociétés africains ont fait du mil leur base alimentaire surtout dans l'espace du Sahel en général et au Niger en particulier. Selon le ministre d’Etat, la production nationale du petit millet est de l'ordre de quatre (4) millions de tonnes par an, ce qui représente environ 75 % des céréales consommées au Niger. Il est transformé et consommé sous diverses formes, en bouillie, pâte, couscous, galettes, etc. M. Albadé Abouba a ensuite dit que, cette importante consommation du mil reste liée aux habitudes alimentaires ancestrales et à des méthodes de préparation traditionnelles, sans en connaître véritablement les vertus et les qualités nutritionnelles de cette céréale rustique et climato-résiliente.

Le ministre d’Etat en charge de l’Agriculture a en outre cité des résultats des travaux de recherches démontrant qu'un grain de mil contient environ 10,6% de protéines, 5,1% de lipides, 66,7% d'amidon, 1,3% de fibres brutes et 1,9% d'éléments minéraux. L'apport en vitamines du mil est également appréciable, de l'ordre de 0,22 mg de vitamines A par 100 g de grains. Pour M. Albadé Abouba, le mil apparaît ainsi comme une alternative très précieuse dans le contexte de recherche de sécurité alimentaire et nutritionnelle aggravé par les effets des changements climatiques. Ainsi « en dépit de la faible productivité du mil, qui dépasse difficilement un rendement de 500 kg/ha, la production a été portée à plus de trois millions sept cent quatre vingt dix mille (3 790 000) tonnes sur une superficie d'environ sept (7) millions d’hectares déjà en 2017 », a-t-il ajouté. Le ministre d’Etat a souligné que cette option cadre parfaitement avec les Axes de l'Initiative 3N de SE Issoufou Mahamadou, Président de la République, Chef de l'Etat, qui font de la recherche de l'autosuffisance alimentaire un objectif fondamental à atteindre à travers la Stratégie « Faim zéro d'ici à 2021 ».

Seini Seydou Zakaria(onep)

22 février 2019 
Source : http://www.lesahel.org/

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