Lancement de la campagne de vulgarisation du fonds de roulement de la CAIMA, à Tahoua : Assurer une meilleure productivité au monde rural nigérien

Le Secrétaire général du Gouvernorat de la région de Tahoua M. Harouna Assakalé a présidé, mardi 12 mars dernier à Tahoua, le lancement officiel de la campagne de vulgarisation du fonds de roulement de la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA), un appui qui vise à assurer une meilleure productivité au monde rural nigérien.

Au cours de la cérémonie, le Secrétaire général de la région de Tahoua, M. Harouna Assakalé, a indiqué que le fonds de roulement soulagera ainsi, avec le mécanisme de revolving, le budget de l’Etat nigérien dans l’avenir. « Avec ce fonds, dès 2021, c’est-à-dire après sa restructuration entière, la CAIMA sera économiquement indépendante et ne nécessitera plus de dotations de l’Etat», a-t-il annoncé. Il a a expliqué que la KFW et l’Union Européenne, à travers le contrat de performance, accompagnent la CAIMA dans la mise en place d’un système de gestion qui lui permettra de jouer un rôle important dans l’amélioration de l’accès aux intrants agricoles en quantité satisfaisante et en bonne qualité pendant les prochaines années. «Cette transformation de la CAIMA permettra au Niger d’avoir un dispositif qui protège dans l’ensemble du territoire national», a estimé M. Harouna Assakalé.

La Coopération Allemande, à travers la KFW finance plusieurs projets d’investissements dans le domaine de l’Agriculture au Niger, depuis plus de quarante ans. Le SG de la région de Tahoua cite à ce sujet la nouvelle génération des projets en cours d’exécution depuis 2014, notamment le Programme de Réhabilitation des périmètres Irrigués Publics (PRPIP) qui concerne 10 périmètres irrigués publics dans les régions de Tillabéry et de Dosso ; la promotion de la petite irrigation à travers le PISA (Petite Irrigation et Sécurité Alimentaire) dans les régions d’Agadez, de Tahoua et de Tillabéry; et le nouveau projet « Sécurité Alimentaire par le Renforcement du Secteur Agricole » qui contribue à la création d’un Fonds de roulement pérenne pour l’approvisionnement en intrants agricoles sur l’ensemble du territoire du Niger.

Pour sa part, le Directeur général de la CAIMA, M. Harouna Mahamadou, a d’abord indiqué que, pour la campagne agricole 2019, la CAIMA mettra à la disposition des producteurs plus de 45.000 T d’engrais sur fonds propres de la CAIMA. Ce qui est proche déjà de l’objectif cible 2020 de l’Initiative 3N qui est de 50 000 tonnes. Ainsi, en plus de l’engrais, la CAIMA dans le cadre de son nouveau projet a commandé 10.000 T d’aliments bétail pour couvrir les besoins identifiés, lors de la supervision de la campagne agricole 2018 par le gouvernement. M. Harouna Mahamadou a assuré que, grâce à la reconstitution du Fonds de roulement et à une restructuration axée sur une gestion financière plus performante, la CAIMA sera capable d’acheter et distribuer plus de 60.000 T d’engrais et environ plus de 10.000 T d’aliments bétail chaque année. « La CAIMA achète, dès maintenant, des intrants agricoles sur le marché mondial à travers des appels d’offre internationaux ouverts pour réduire le prix d’achat et vendre des intrants agricoles au prix de revient. En plus, la CAIMA se concentre à partir de cette année sur la vente en gros à partir des grands magasins régionaux. Les engrais et aliments bétail seront vendus aux distributeurs agrées responsables de la commercialisation pour leurs propres comptes; ce qui constitue une ouverture vers le secteur privé au niveau territorial consacrant ainsi la matérialisation de l’émergence d’un secteur privé plus professionnel au Niger dans le secteur engrais et aliments bétail », a souligné M. Harouna Mahamadou.

Il a ajouté qu’à partir de cette année, la CAIMA sera responsable de la fixation des prix de vente qui prend en compte des facteurs de couts réels pour l’achat, le transport, le reconditionnement, le stockage, les contrôles de qualité par INRAN et une marge commerciale tout en assurant un prix compétitif et accessible. L’Etat nigérien a fréquemment doté la CAIMA des subventions pour l’achat et le fonctionnement.

Abdou Abdourahmane, ONEP Tahoua

14 mars 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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