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Situation des semis après les premières pluies à Niamey : Aucune trace de jeunes pousses dans certains champs

La campagne agricole s’installe progressivement dans notre pays. Comparativement à la situation de l’année passée, les pluies ont été précoces cette année. Les premières pluies enregistrées au cours du mois d’avril sont source de beaucoup d’espoir pour les paysans qui attendaient impatiemment le démarrage de la campagne agricole. De leur côté, conformément à la mission dont ils ont la charge, les services techniques en charge d’accompagner les producteurs dans les préparatifs de la campagne agricole sont dans l’expectative pour constituer et mettre en place des stocks d’intrants agricoles, des semences et de produits phytosanitaires.

A Niamey, la première pluie qui s’est abattue sur la ville et ses environnants a suscité une lueur d’espoir chez les agriculteurs. Dès l’arrêt de la pluie qui était d’une intensité appréciable, les producteurs se sont activés à dépoussiérer les principaux instruments agricoles et à prendre la direction des champs. Sur le terrain, à la date du samedi 20 mai 2017, déjà au niveau de certains champs, on constate que des semis commencent à faire leur apparition à des endroits, mais dans d’autres, il n’y a rien, absolument rien comme jeunes pousses.

Les semis submergés par des herbes.

La température a visiblement brûlé le peu qui a été semé. Le risque est de tout reprendre avec l’installation de la saison proprement dite.

Pourtant, cette première pluie a été, consistante. Ce qui a certainement poussé beaucoup de bras valides quitter Niamey. En effet, depuis quelques temps, le constat qui se dégage dans la capitale, c’est le départ massif des personnes déplacées ayant quitté les villages afin de s’installer de manière temporaire en ville pour surmonter la période dite de soudure. La bonne nouvelle c’est que le temps est propice pour rentrer au village et se remettre aux travaux champêtres. Avec l’émergence des téléphones mobiles, le contact avec les proches aux villages est assuré en permanence. A l’annonce de la nouvelle, ils sont nombreux à envahir les différentes gares routières avec bagages en mains.

Au fait, c’est presque toute la famille qui quitte pour se rendre au village. C’est surtout au niveau des quartiers périphériques que la situation est plus remarquable. En effet, la région de Niamey dispose d’environ 32 villages agricoles. Les espaces de culture deviennent de plus en plus rares compte tenu des lotissements privés qui sont en train d’être réalisés ici et là.

Pour certains agriculteurs, il n’est pas question de semer, car la première pluie n’est pas souvent synonyme de l’installation définitive de la saison pluvieuse. C’est pourquoi, ils ont décidé d’attendre la période appropriée pour ne pas utiliser leurs semences et leurs énergies en vain. Ils ont confiance qu’il reste encore du temps pour semer. Par contre, d’autres agriculteurs ont semé. Dès le lendemain, ils ont pris le chemin des champs avec les différents moyens de transports, notamment les véhicules, les motos, les charrues, etc. Ils débarquaient avec les rudiments nécessaires qui pour creuser, qui pour mettre les graines. C’est un exercice auquel ils sont habitués, le plus important pour eux est que la saison soit fructueuse.

Laouali Souleymane(onep)

03 juin 2017
Source : http://lesahel.org/

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Agriculture