La Halcia serait-elle en fin de mission ?La Halcia est-elle vraiment utile ? Beaucoup de Nigériens se sont toujours posé cette question et le limogeage récent de son président, néanmoins nommé à la Cour des comptes dont il va désormais diriger la quatrième Chambre, apporte davantage de sel au débat. Pourquoi Issoufou Boureima a été limogé de la Halcia sans pourvoir à son remplacement ? Ayant été investi d’une nouvelle mission à la Cour des comptes, il est invraisemblable de penser à une sanction. Et pourtant, l’acte a l’air d’en être un. Beaucoup d’observateurs s’étonnent d’ailleurs de constater que son départ de la Halcia a été décidé dans le cadre du mouvement général des juges. Car, s’il est vrai que l’intéressé est magistrat, il reste qu’il était, jusqu’au dimanche 7 août 2017, président d’une institution consacrée par une loi. En attendant de disposer de plus amples informations sur les motivations réelles qui ont présidé au départ de la Halcia de Issoufou Boureima, il faut s’interroger sur le motif pour lequel il n’a pas été remplacé par le même acte qui consacre son renvoi.

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Saidou Djermakoye Roi des DjermasDu point de vue de l’histoire, la ville de Dosso serait fondée vers le 17esiècle par un clan de Sabiris, une autre famille zarma descendante de l’ancêtre Zabarkane à la recherche de terre où il fera bon vivre. Le village aurait démarré au pied de la colline Toulouwa située au côté sud du lycée Saraounia Mangou où les fondateurs auraient campé sous un arbre appelé « Dosso ». C'est ce qui marque le point de départ de la création d'une grande cité qui portera le nom de Dosso, a déclaré le Sandi du sultanat de Dosso. C'est dans cette même cité que cohabiteront plus tard, les Sabiris et les Zarmas Kallés conduits par Boucar Tagourou descendant de Mali béro.

Ces deux groupes ethniques sont liés par  un pacte de protectorat. Le village a connu une expansion rapide qui donna naissance à 6 grands quartiers : Dosso Béri, Mandjé Koara, Fada, Sirimbey, Oudounkoukou et Koira Tégui. Ces quartiers sont toujours là et méconnaissables par leur apparence ancienne. C’est ainsi que la simple principauté de Dosso avait connu la succession de 17 chefs appelés Djermakoyes, avant la pénétration des troupes coloniales.

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Gaz lacrymogene AgadezHier soir, une patrouille de la police d’Agadez, en s’interposant entre groupes de jeunes, suite à une bagarre à l’autogare, a pourchassé certains d’entre eux jusqu’au quartier Katanga, où se trouve aussi le palais de son Altesse, le Sultan d’Agadez. Plusieurs jets de gaz lacrymogène ont eu lieu dans le quartier et deux personnes sont actuellement admises à l’hôpital après avoir inhalé du gaz. Les habitants du quartier sont très remontés suite à la conduite des agents de la police. « Non, c’est un manque de respect à son Altesse. On va porter plainte… », s’indigne un père de famille victime de ces jets de gaz. Aux dernières nouvelles, une délégation de la police se serait rendue auprès de son Altesse pour s’excuser. Ce dernier a alors demandé aux habitants du quartier de pardonner aux agents auteurs de cette maladresse.

Issouf Hadan

 10 août 2017
Source : La Nation

 

 

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Assemblée nationale : Le Code électoral ré-adoptéLes députés nigériens, en session extraordinaire, ont examiné et adopté, le vendredi 28 juillet 2017, à l'unanimité des 134 députés présents, la loi organique portant Code électoral. Les élus nationaux ont ainsi procédé à la correction de tous les articles du nouveau Code électoral jugés non conforme à la Constitution. Il s'agit, en se référant à l'Arrêt de la Cour Constitutionnelle en date du 30 juin 2017 des articles 8 alinéa 1er, 3ème tiret ; 90 alinéa 1er, 2ème tiret ; 105 ; 107 alinéa 1er ; 113 ; 123 alinéa 2 ; 129 alinéas 8 et 11 ; 139 alinéa 2 ; 140 alinéas 3, 4 et 5 ; 157 alinéas 4, 5, 2ème tiret ; 165 et 170 alinéa. Ces dispositions ont toutes été modifiées par les parlementaires qui les ont adaptés à la Constitution du 25 novembre 2010.

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La sanction tombe pour les députés adeptes de la chaise-vide !L’institution que dirige l’honorable Tinni Ousseini, président de l’assemblée nationale n’entend plus subir les revers causés à elle par certains députés nationaux de l’actuelle législature qui jouent régulièrement aux abonnés absents dans l’hémicycle. Dans leur petit jeu, ils ont même trouvé de belles parades pour toujours « manqué » la quasi-totalité des séances en plénière de l’assemblée. De cette situation, l’on a toujours ’impression qu’une bonne moitié de nos 171 députés ne participent pas régulièrement aux délibérations de ladite institution. Mais depuis tout le temps que la fronde dure, les réflexions étaient en cours pour arrêter… « le petit truc ». Depuis le mardi 1er Août, Tinni et son bureau ont trouvé la parade : Prendre en compte la présence lors de l’attribution des primes ! Autrement dit, les absents (absence non-justifiée) ne seront plus éligibles à la prime de session, base sur laquelle est pourtant calculée les émoluments de nos députés nationaux, étant donné qu’ils n’ont pas accès à un salaire. Dès lors, les règles du jeu étant ainsi clairement définies, les contrevenants devront désormais savoir à quoi s’en tenir….

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