dimanche, 11 mars 2012 11:21

Contrebande de carburant un réseau de faussaires démantelé

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Voilà une affaire qui fera très certainement tâche d’huile dans le milieu des opérateurs économiques nigériens et celui relevant de certains services de l’Etat. En effet, un réseau de contrebandiers d’hydrocarbure vient d’être démantelé. Cette superbe tricherie prend sa source

dans un village frontalier avec notre grand voisin du sud, dénommé Fosca, à 45 km de Gaya, où un ressortissant nigérian dirige d’une main de fer, un business fort lucratif. Le nommé Sahabi Alolo a fait de ce village son quartier général d’affaires où des opérateurs économiques nigériens se ravitaillent frauduleusement en produit pétrolier qu’ils déversent sur le marché nigérien, voire hors de nos frontières. Cette activité d’un autre genre n’est pas sans causer un manque à gagner considérable à la douane nigérienne et à la SONIDEP dans la perception des droits de douanes et autres taxes. Fort heureusement, l’efficacité et la précision de l’enquête diligentée par l’appareil judiciaire de notre pays a été d’une très grande habileté, à telle enseigne que ces délinquants sans fois ni loi ont été épinglés avec une célérité déconcertante. Parmi ces opérateurs économiques incriminés, l’on cite Abou Halid, Badi Mohamed, Mohamed Ali Mohamed, Hama Alamidine, Saïd Alhassane comme étant les réseau de fraude. Selon d’autres sources, le démantèlement de ce réseau est le fruit de plusieurs mois d’enquête des services judiciaires qui ont finalement permis à la gendarmerie d’ arrêter six des huit présumés coupables de ce honteux trafic . Tout logiquement, l’on est en droit de se demander depuis quand exerçait ce réseau ? Cette question mérite d’être posée quand on sait que les six derniers mois de l’année 2011, donc au plus fort moment de la cherté de l’essence, la vente du carburant fraudé a atteint un stade vertigineux dans les régions de Dosso et Tillabéri. Même Niamey n’a pas échappé à fléau avec l’installation des points de vente qui ont poussé dans chaque recoin de la capitale, avec bien sûr tout ce que cela comporte comme danger. Pour ce qui est des complicités, indubitablement, ce réseau qui a grugé l’Etat du Niger pendant cette longue période a dû en profiter. Et ce, très certainement de la bonne manière puisqu’une fraude de cette envergure n’est possible qu’avec de solides complices. En attendant que la suite de l’enquête clarifie tous les contours de cette affaire, nous osons espérer tous les coupables seront châtiés à la hauteur de leur crime. C’est le seul moyen qui permettra de décourager d’autres faussaires intrépide.

11 mars 2012
Pubblié le 05 mars 2012
source : Le Tempo

Dernière modification le dimanche, 11 mars 2012 22:56