vendredi, 30 octobre 2015 04:06

Gestion de la Morgue de l'Hôpital National de Niamey : Trois casiers opérationnels pour toute la population de Niamey

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Hopital NiameyAu moment où le pouvoir public ainsi que, ses laudateurs crient à rompre leurs cordes vocales que la renaissance est en marche, à l'Hôpital National de Niamey, tout n'est pas rose. La situation est plutôt lamentable et traduit l'amateurisme et l'indifférence du régime aux problèmes sociaux, bref d'un fiasco politique sur le plan social.

Pour preuve, à la date du lundi 19 octobre 2015, seuls trois (3) casiers étaient et sont encore opérationnels à la morgue de l'hôpital. Les corps sont rangés à même le sol, avec tout ce que cela suppose.

 

Personne n'en parle, même pas les responsables de la morgue, de l'hôpital concerné, du ministère de la santé, de l'exécutif, du législatif, des religieux et de la société civile. Pourtant, s'il y a une vérité absolue qui ne souffre d'aucun doute, exception, ou dérogation, c'est bien le fait que, toute vie goûtera à la mort. Chacun y passera un jour ou l'autre, à la morgue (citoyen ou dirigeant, riche ou pauvre). Mais, l'on préfère les débats politiques, les calculs politiciens, le mensonge et la démagogie, au détriment du social. La morgue ne mérite pas un tel sort, encore moins les morts dont, les familles subissent déjà toutes sortes de tracasseries quand ''le grand patron'' se déplace. Pourtant, qui mieux que le président Issoufou, devrait respecter la morgue, lui dont le régime a enregistré plus de morts que toutes les six (6) précédentes républiques, réunies : (soldats et civils morts en Côte d'ivoire, au Mali, en Libye, à Agadez, à Diffa, à Zinder, à Gaya, à Ouallam, à Niamey, sur le fleuve Niger, dans le désert nigérien, en Arabie Saoudite). Au regard de cette triste réalité, le président de la République sur qui pèse une obligation constitutionnelle, de respecter et faire respecter la dignité humaine (des vivants et des morts) se doit de se ressaisir, afin de mettre fin au calvaire de la morgue.

Na-awa Omar Mohamed

30 octobre 2015

Source : Le Courrier