vendredi, 02 septembre 2016 03:29

La BOAD et son entreprise fétiche sur les routes du Niger : Une affaire qui sent le rouss

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Boad LomeEntre 2008 et 2009, une société burkinabè intervenant dans les BTP (Bâtiments-Travaux publics) a obtenu le marché de construction de la route Say-Tapoa pour un délai d’exécution de 15 mois. Au finish, il aura fallu 53 mois pour qu’elle achève la construction de cette route, avec tout ce que cela a coûté comme temps perdu et désagréments pour les usagers de la route et les villages riverains. Tous ceux qui avaient suivi les péripéties subies par les populations à cause de l’incurie de cette entreprise burkinabè manifestement incompétente pour des travaux du genre pensaient que plus, jamais, elle ne remettrait les pieds au Niger.

Exactement comme ZVS, cette obscure entreprise russe à qui on avait con- fie les travaux du barrage de Kandadji. Surprise ! Revoilà la même entreprise, pistonnée, paraît-il, par la BOAD (Banque Ouest-africaine pour le développement), qui revient avec un marché encore plus important, à savoir la construction de la route Illéla-Bagaroua, une distance d’à peine 110 km, pour un coût de 73 milliards. Un véritable jackpot pour cette entre- prise, eu égard à ses antécédents au Niger mais aussi à la distance qui sépare ces deux localités. Mais, pourquoi, diable, la BOAD soutient-elle cette entreprise au point d’intercéder en sa faveur pour que des banques de la place lui ouvrent des lignes de crédit qui lui permettent d’exécuter son projet ? Pourquoi la BOAD a-t-elle du mal à lui consentir les mêmes faveurs au Burkina ? Pourquoi doit-on accorder un marché pareil à une entreprise qui a d’ailleurs failli ? Beaucoup de questions qui fondent Le Courrier à ne pas abandonner un tel sujet d’enquête en si bon chemin. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

02 septembre 2016
Source : Le Courrier