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jeudi, 06 avril 2006 13:29

23-02-2005 Trafic de patrimoine archéologique: le Niger prépare une plainte

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Niamey, Niger, 23/02 - Le Niger veut porter plainte pour trafic de patrimoine archéologique après la saisie il y a quelques mois par les douaniers français, à l`aéroport parisien, Roissy- Charles-De Gaulle, de 845 objets de son patrimoine archéologique, a appris mardi la PANA de source officielle.
 Selon le directeur de l`Institut de recherches en sciences humaines de l`université Abdou Moumouni de Niamey (IRSH), le Dr Maga Abdoulaye, une "plainte est en voie d`être déposée contre les personnes à l`origine de ce trafic". Une mission du ministère nigérien des Arts, de la Culture et de la Communication se rendra le 25 février prochain à Paris pour réceptionner une partie des objets saisis par la douane française il y a environ dix mois. Avec les autorités françaises, des conditions seront créées pour faciliter la restitution des objets à l`origine de la plainte.

Au lendemain de la saisie des 845 objets, la France avait demandé aux autorités nigériennes la mise en place d`une commission rogatoire en vue de la restitution de ces objets.

"Nous avons, par le biais du recteur de l`université, envoyé une lettre de sensibilisation au Premier ministre, précisant que pour que ces objets nous soient restitués, il fallait mettre en place une commission rogatoire, ce qui devrait permettre non seulement la restitution des objets saisis mais de faire des investigations en vue de démanteler le réseau à l`origine de ce trafic honteux. Il revient aujourd`hui aux autorités nigériennes de prendre les dispositions nécessaires pour que ces objets soient restitués", a expliqué le directeur de l`IRSH.

On rappelle que les 845 objets saisis sont constitués d`ossements de dinosaures, de statuettes anthropomorphe du site de Bura, de la céramique, de la métallurgie, du lithique.

Depuis quelques années, les chercheurs du département d`Art et Archéologie de l`IRSH de l`Université Abdou Moumouni de Niamey ne cessent de tirer la sonnette d`alarme face au trafic des objets archéologiques.

Selon le Dr Maga, le pillage des sites archéologiques disséminés sur l`étendue du territoire nigérien "est devenu un phénomène permanent qui est en train de prendre des proportions inquiétantes ces dernières années".

Les principaux sites, objets de ce pillage, sont le site de Bura à 150 Km de Niamey, un site qui a révélé des statuettes et des parures funéraires datant de 200 ans avant Jésus Christ, et de Gadafawa dans le Nord du pays où on retrouve des squelettes de dinosaures qui remontent à 40 millions d`années.

Le trafic des objets archéologiques au Niger est devenu une activité très lucrative impliquant les populations, les touristes, les agences de voyage, les chômeurs, les commerçants qui transitent par l`aéroport international Diori Hamani de Niamey.

Depuis quelques années, le Niger s`est doté de textes interdisant et réprimant le trafic des objets archéologiques. Au plan international, le Niger est signataire de la Convention de l`UNESCO de 1970 sur le trafic des objets archéologiques.
Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15