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jeudi, 06 avril 2006 13:33

03-03-2005 1er anniversaire de la mort de Jean Rouch

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Il y a un an, le 18 février 2004, disparaissait dans un accident de la circulation sur la route de Tahoua (Niger), à l’âge de 83 ans, Jean Rouch, le cinéaste et ethnologue français. Depuis, son corps repose au cimetière chrétien de Niamey, sur cette terre qui l’a accueilli en 1942. Le Niger, sa seconde patrie, lui a réservé des funérailles nationales.

A l’occasion du premier anniversaire de sa mort, le Centre culturel franco nigérien de Niamey lui rend hommage avec la projection le dimanche 20 février et le mardi 22 février de «Petit à petit » un film qu’il a réalisé en 1972 avec Damoré Zika, Lam Ibrahima Dia, Tallou et Safi Faye du Sénégal. La projection du dimanche a eu lieu en présence de Joséphine la veuve Rouch, (il l’a épousée alors qu’il avait 82 ans !) du ministre nigérien de la culture, des arts et de la communication, de l’ambassadeur de France, de celui des USA, des amis de Rouch et de plusieurs invités. Les amis et proches collaborateurs de Rouch ont à la fin du film, échangé avec le public. Le Directeur du CCFN a lui, annoncé que le conseil d’administration du centre a proposé que le CCFN de Niamey soit baptiser centre culturel Jean Rouch . Seul couac au cours de 1er anniversaire de la mort de Jean Rouch On n'oublie pas un ami ! c e t t e soirée :une des filles de Lam Ibrahima Dia, (un de la bande à R o u c h , d é c é d é en 1997)a vivement protesté contre le fait dit elle, que l’on ait oublié de rendre hommage à la mémoire de son défunt père.

 « Petit à petit » Tourné en 16 mm, ce film de 90 mn dont l’histoire a été imaginée par la bande à Rouch, un soir au « Damsi » (un ancien restaurant de Niamey) autour d’un repas, confronte deux mondes, deux civilisations à travers le voyage à Paris d’un des responsables de «Petit à petit », une société d’Import-Export implantée à Ayorou, un village du Niger. En effet, la société «Petit à petit » a décidé de construire un immeuble. Pour cela, elle envoie Damoré Zika à Paris pour voir « comment on peut vivre dans des maisons à étages ».

Dans la capitale française, le jeune entrepreneur africain se prend dans un rôle bouffon à travers lequel il découvre une société pleine de « paradoxes ». En fait, ce ne sont que des préjugés ! Ce qui n’a pas empêché à Damoré de prendre un malin plaisir à prolonger son séjour parisien jusqu’au point où ses compagnons restés au village ont commencé à s’inquiéter. Ils envoient Lam, le chercher.

Les deux hommes retourneront au bercail avec le plan de construction de l’immeuble mais aussi en compagnie d’une africaine travaillant dans la mode à Paris, (Safi Faye), une jeune française recrutée comme secrétaire et un québécois éthylique. Mais hélas, le rêve de «Petit à petit » se brise. Le groupe décide d’abandonner le chantier pour construire une case, et créer la « société des vieux cons » !

Albert Chaibou

Source: Le Démocrate

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15