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jeudi, 06 avril 2006 13:42

12-03-2005 Alphadi, le précurseur

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Un défilé de mode, à Nairobi, par la Société des créateurs du Kenya, est la première initiative collective de stylistes. "Les créateurs kényans veulent se faire connaître à l'étranger, en France, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, où la notion de mode africaine est synonyme jusqu'ici d'Afrique de l'Ouest", explique Molly Mungai, présidente de la section Mode de la Desk et organisatrice du défilé. Ils ont été une quinzaine à participer à ce premier "défilé unitaire", qui inaugure au Kenya un nouveau partenariat, noué avec le ministère de la Culture et des organisations patronales du secteur privé.

Le marché afro-américain fait rêver. Alphadi, le célèbre couturier originaire du Niger, qui, lui, s'est déjà exporté à travers le monde, l'estime à 400 millions de dollars par an. "Rien qu'un pour cent de ce marché serait significatif chez nous", rêve Molly Mungai. Il ne s'agit jusqu'ici que de très petites entreprises, employant au maximum une quinzaine de salariés, et qui n'exportent qu'exceptionnellement, vendant plutôt à la clientèle expatriée, nombreuse à Nairobi, souligne Ann Mc Creath, une créatrice britannique établie au Kenya.

Alphadi, président de la Fédération des créateurs africains, a déclenché un "changement radical" au Kenya en 2004 , affirme Evelyn Mungai, la belle-mère de Molly, qui a ouvert à Nairobi voici 27 ans la première école de stylisme d'Afrique de l'Est, souligne-t-elle.

Invité vedette de la troisième édition de la Semaine kényane de la mode, Alphadi a appelé à "utiliser la mode comme outil de développement, et à créer des emplois sur le continent". Ses vingt magasins dans le monde entier génèrent jusqu'à 10 millions de dollars de chiffre d'affaires par an, a-t-il expliqué. "Je les investis dans l'industrie africaine, où je trouve la plupart de mes matières et idées", a-t-il ajouté.

La mode peut être un facteur de développement économique pour l'Afrique, et c'est un "élément de culture", a-t-il plaidé. Il a touché un point sensible: contrairement aux Africains de l'Ouest, les Kényans ne portent pratiquement plus de costumes traditionnels.

Alphadi (de son vrai nom, Seidnaly Sidahmed Alphadi) estime que la mode peut être un facteur de développement pour le Niger et l'Afrique . "La part de moins en moins importante de l'Afrique dans l'économie mondiale" est, selon lui, un "constat amer". Face à la mondialisation, "un travail à la base nous impose une amélioration continue de la qualité des produits de la mode et de ses dérivés pour assurer leur compétitivité", a ajouté Alphadi qui a annoncé la pose de la première pierre d'une "école africaine de la mode et des arts au Niger", en marge du FIMA.

"Les Kényans doivent retrouver leurs racines, perdues pendant la colonisation pour ce qui est du costume", souligne Evelyn. Si la mode originaire d'Afrique de l'Ouest est plus connue, elle n'y constitue pas encore pour autant un facteur important du PIB.

Source: FRANCE2

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15