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vendredi, 08 août 2008 08:05

Aux sources de la connaissance directe : la parenté entre l’égyptien ancien et le songhay Spécial

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De l’indépendance politique et de l’indépendance économique de l’Afrique Noire, on a beaucoup disserté, mais peu de choses ont été dites sur l’indépendance intellectuelle. On appelle à la lutte pour l’indépendance économique, mais on abdique face aux luttes à mener pour l’indépendance intellectuelle. La

connaissance directe est la voie la plus sûre et la plus efficace de reprendre l’initiative de penser, et d’assurer cette indépendance intellectuelle. Pour la présente étude, Farmo Moumouni s’est rendu aux sources de la connaissance directe. Cette démarche lui a permis de rapprocher le sohey-zarma de l’égyptien ancien. Ce rapprochement a été fait sur la base de plusieurs observations. Elle se veut une contribution à la mise en évidence et à la vulgarisation de l’unité linguistique et de l’unité culturelle de l’Afrique Noire. « l’essentiel pour un peuple, écrivait Cheikh Anta Diop, c’est moins de se glorifier d’un passé plus ou moins grandiose que de découvrir et de prendre conscience de la continuité de ce passé quel qu’il fût ». Cette connaissance directe qui, derrière la multiplicité, la pluralité, la diversité et les apparences, dévoile ce que les langues, les cultures et les peuples d’Afrique et sa diaspora ont en commun. L’unité, voilà la chose dont l’Afrique a le plus besoin pour se relever et sortir de l’ombre dans laquelle les aléas de l’histoire l’ont fait choir. Sa réalisation passe par l’acquisition de la connaissance directe, l’enseignement et la vulgarisation de cette connaissance sur l’ensemble du continent et dans sa diaspora. Sans doute, tous les peuples ont apporté quelque chose à l’Humanité. Mais le drame de l’Afrique est qu’elle ignore ce qu’elle lui a apporté, elle a laissé à l’Autre la tâche de l’inventer. Et l’Autre l’a inventée en fonction de ses besoins. Il en a fait le sauvage pour les besoins de la mission civilisatrice ; l’esclave pour les besoins de main-d’oeuvre, le colonisé pour les besoins en matières premières ; l’assisté pour les besoins de son influence, le client pour les besoins du libéralisme économique. Pour être forte, l’Afrique a besoin de s’unir. Il est temps que par-delà les pesanteurs du passé et du présent, l’Africain se perçoive comme porteur d’humanité, comme porteur des semences de l’expérience humaine, c’est aussi ce à quoi nous invite Farmo Moumouni.
Salomon Mezepo

Farmo Moumouni est né le 3 janvier 1957, à Niamey, au Niger. Après des études primaires dans sa ville natale, des études secondaires à Niamey et à Ougadougou (Burkina Faso), il entre à l’université de Dakar (Université Cheikh Anta Diop). De 1981 à 1989, il enseigne la philosophie au Niger, au lycée et à l’université. À partir de 1989, il obtient une bourse d’excellence de l’université d’Ottawa et de l’Agence Canadienne de Développement international pour poursuivre des études doctorales. En 1995, il soutient une thèse de doctorat en Philosophie sociale et politique sur la démocratie en Afrique. Parallèlement à ses études en philosophie, il suit des cours en administration publique et internationale à l’École Nationale d’Administration Publique de Hull (Canada). Mais l’École de l’Afrique est sans doute celle qu’il a fréquentée le plus assidument. Celle-ci tient en effet une place centrale dans ses activités intellectuelles de philosophe, de romancier, d’essayiste et de chercheur. S’il en est ainsi, c’est que dès son plus jeune âge, l’auteur bénéficia de l’enseignement africain de son grand-père, Boubou Hama, écrivain, historien, philosophe, dramaturge et homme politique nigérien.

 

 

Acheter et faire connaitre ce roman: c'est contribuer à faire connaître la littérature Nigérienne dans le monde. Boubacar Guede

 

08 Aout 2008
Publié le 08 Août 2008
Source: http://www.menaibuc.com/

 

Lu 1811 fois Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15